Journée Mondiale de l’eau : La Camwater sensibilise les consommateurs

Entre conférence débat et visite des sites de production de l’eau, plusieurs activités ont été organisées le 22 Mars 2022 pour marquer d’une pierre blanche la 29ème édition de la journée dédiée à l’eau. Une célébration marquée par un contexte de rareté de cette denrée vitale dans certaines grandes métropoles du pays. « Les eaux souterraines : rendre visible l’invisible ». C’est sous ce thème que les nations unies ont placé la commémoration de la 29ème Journée Mondiale de l’eau pour montrer l’importance de cette denrée très rare. Car selon l’ONU, 2,2 milliards de personnes vivent sans accès à l’eau salubre dans le monde, ce qui constitue une menace pourl’atteinte de l’objectif de développement durable n°6. Celui -ci prône de l’eau propre et assainissement pourtous d’ici 2030. Pour y faire face, il est donc question de prendre des mesures pourlutter contre la crise mondiale de l’eau. En mettant l’accent sur les eaux souterraines, la communauté internationale a voulu mettre en lumière une ressource invisible dont l’impact est visible partout dans le monde. Les eaux souterraines se trouvent dans les aquifères, des formations géologiques de roche, graviers et sable qui retiennent d’importantes quantités d’eau. Ces eaux souterraines alimentent les sources, les rivières et les lacs. Ces réserves en eau se rechargent par la pluie et les chutes de neige qui s’infiltrent dans le sol. Elles peuvent être extraites à la surface par des puits et des pompes. La vie ne serait donc pas possible sans les eaux souterraines. La plupart des zones arides dans le monde en dépendent intégralement. Les eaux souterraines fournissent la plus grande quantité de l’eau que nous utilisons (consommation et assainissement) et qui alimente les processus industriels et de production alimentaire. Ces eaux sont aussi cruciales au fonctionnement sain des écosystèmes tels que les zones humides et les rivières. Ces eaux méritent d’être protégées de la surexploitation et la pollution qui les menacent actuellement, car cela mènera à l’épuisement de ces ressources, à des surcoûts dans leur traitement, voire à une impossibilité de les utiliser. Selon le secrétaire général de l’Onu, l’exploration, la protection et l’utilisation durable des eaux souterraines seront essentielles pour survivre et s’adapter au changement climatique etrépondre aux besoins d’une population croissante. A la Camwater, structure de service public de production et de distribution de l’eau, la célébration de la journée mondiale de l’eau était une occasion d’échanger et d’édifier les consommateurs sur cette problématique. C’est la raison pour laquelle, elle a organisé le 22 mars dernier dans son Club House, une conférence débat qui a mobilisé universitaires, experts des questions de l’eau, associations de protection des Droits des consommateurs, étudiants et personnel de la Camwater. Au cours de ces échanges, les acteurs ont échangé surle cycle de l’eau, l’eau vapeur qui couvre au moins 72% de la superficie du globe terrestre. Lors de la rencontre, il a aussi été rappelé que l’eau douce souterraine représente 23% contre 3% d’eau de surface. Les eaux souterraines se présentent sous forme de nappes contenues dans les aquifères ou fissuré (roche, sable …) et fournissent 50% des eaux usuelles dans le monde. Selon les experts, les eaux souterraines au Cameroun sont très peu dans la partie septentrionale du pays , mais se trouvent beaucoup plus dans la partie sud où l’on a 85% du socle cristallin. Les experts renseignent aussi qu’il est difficile d’avoir les puits à Yaoundé par rapport à Douala qui est un bassin sédimentaire. L’entretien des équipements et des installations a aussi meublé ces échanges qui ont permis aux parties prenantes de prendre conscience de la nécessité de mieux exploiter les eaux souterraines, bien qu’elles soient cachées. En marge de la conférence débat, une visite du site de production d’eau deYato a été effectuée par les participants qui ont eu l’occasion de toucher du doigt, les mesures prises par la Camwater pour assurer la qualité de l’eau servie aux consommateurs ; La Camwater dans la foulée de la célébration de la journée mondiale de l’eau du 22 mars dernier a annoncé une campagne de recouvrementforcé de 50 milliards de FCFA hérités sur toute l’étendue du territoire nationale. Elle invite ainsi les clients insolvables à se rapprocher de leur centre de distribution. De leur côté, certains leaders associatifs de protection des droits des consommateurs ont observé un sit-in devantla directionRégionale de la Camwater pour le centre. En dehors de la qualité de l’eau qui est remise en cause, ces leaders déplorent aussi la pénurie de cette denrée. La société Camwater face au contexte a plutôt mis en place un système de ravitaillement des quartiers avec des camions citernes. Torcel

Accès à l’eau et à l’énergie électrique : Que valent les promesses de Gaston Eloundou Essomba ?

Le ministre de l’eau et de l’énergie face à la presse le 31 Mars dernier à Yaoundé a annoncé plus d’eau potable et moins de coupure de l’électricité en 2022. Les consommateurs camerounais ne mourront plus bientôt de soif dans le noir. c’est ce qui ressort de la récente communication de Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’eau et de l’énergie. Face aux médias, il a expliqué les mesures gouvernementales pour soulager la souffrance des consommateurs face au problème de coupures intempestives de l’électricité et du manque de fourniture d’eau. Ces problèmes ne sont bientôt qu’un vieux souvenir pour les consommateurs. Le gouvernement entend s’attaquer aux causes du mal à travers la mise en place etl’amélioration du dispositifinfrastructurel. Selon le patron de l’eau et de l’énergie, 60% sur un parc de 1. 300 000 poteaux sont à remplacer parles poteaux en béton sur l’ensemble du territoire national car la chute des poteaux bois utilisés par le concessionnaire Eneo est l’une des causes des délestages surl’ensemble du territoire national. Pourle moment environ 31 000 poteaux béton ont été installés entre 2019 et février 2022. Parlant des difficultés de distribution de l’énergie électrique dans chacun des trois réseaux interconnectés (Sud (RIS), Nord (RIN) et Est (RIE)) du Cameroun, Gaston Eloundou Essomba a dressé le problème lié à chaque réseau. Constitué de six régions méridionales (Centre, Littoral, Ouest, Nord-Ouest, Sudouest et Sud), le Ris a un énorme potentiel hydroélectrique qui se trouve pour l’essentiel dans le bassin versant de la Sanaga où de grands projets hydroélectriques ont été réalisés ou sont en cours de réalisation. Les délestages enregistrés sont plus le fait de la surcharge des équipements de transport et de distribution notamment les transformateurs qui sont sollicités au-delà de leur capacité. Gaston Eloundou Essomba évoque aussi l’absence d’un barrage réservoir à Memve’ele.Le très faible débit de ce fleuve ne peut permettre l’approvisionnement optimal de Yaoundé en période d’étiage comme prévu lors de la conception de cet ouvrage. Des études techniques sont en cours en vue de la construction urgente d’un tel ouvrage sur le fleuve Ntem. S’agissant du RIN, (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord), l’on retient que depuis 2022, le barrage hydroélectrique de Lagdo, principal ouvrage de production de l’énergie électrique, ne produit à peine que 9 MW sur les 72 MW de capacité de production. Situation liée à une baisse drastique de l’hydrologie dans le bassin de la Bénoué. Concernant le RIE qui ne couvre que la région de l’Est, le Minee explique ce réseau ne dispose pas encore d’ouvrage hydroélectrique et est confronté à un problème de sous capacité de la centrale thermique de Bertoua qui alimente principalement la région. Pour augmenterla quantité d’eau potable qui manque le plus dans les grandes villes du pays, plusieurs sites de production d’eau sont annoncés. Pour la ville de Douala par exemple, la réflexion est en cours pourrenforcerl’approvisionnement en eau à partir du fleuve Wouri. Des annonces et bien d’autres qui sont de nature à redonner espoir aux consommateurs. Mais lorsqu’on sait que ce n’est pas la première fois que le gouvernement fait pareilles annonces, certains se demandent s’il s’agit cette fois ci des promesses ou des engagements. Seuls les prochains jours permettront de répondre à cette question. Mehis