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« La montée des violences faites aux femmes et aux filles pose pour nous énormément de défis, parce que nous sommes aussi des acteurs pour répondre à cette montée »

Marie Pierre Raky Chaupin, Représentante ONUFemmes Cameroun, répondant aux questions des journalistes, à l’issue de l’atelier de de revue annuelle du Programme Pays d’ONU Femmes, ouvert ce lundi 27 avril 2026 à Douala. A lire ci-dessous l’intégralité de son interview.

L’ONU Femmes, nous le savons tous, est l’entité du système des Nations Unies en charge de l’égalité hommes-femmes, mais aussi de l’autonomisation des femmes et des filles. Au Cameroun, nous sommes présents depuis 2011. Nous travaillons dans quatre domaines prioritaires thématiques, notamment l’accompagnement de l’accès des femmes aux instances décisionnelles, la prévention et l’accès des femmes victimes de violence aux services, sur les survivantes, notamment l’autonomisation économique des femmes et des filles, y compris en milieu rural, mais aussi l’accès des femmes à la réponse humanitaire et leur protection en temps de conflit.

Dans ces quatre domaines, nous avons pu travailler en partenariat avec les institutions du Gouvernement, que je remercie ici au passage pour leur présence. Nous remercions le MINEPAT ici, qui est là avec nous pour faire ce bilan, mais également le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, qui est un de nos partenaires stratégiques au Cameroun, avec qui nous partageons le DEDC, mais également l’ensemble des ministères. Dans tous ces domaines thématiques dont j’ai parlé, nous avons travaillé avec les institutions du gouvernement. Quand je prends la promotion de l’accès des femmes aux instances décisionnelles, nous avons travaillé avec ELECAM, nous avons travaillé avec le MINDDEVEL, notamment le développement local, nous avons travaillé avec l’association des femmes maires, nous avons également travaillé avec le MINPROFF.  Dans le domaine de l’autonomisation économique des femmes, nous avons beaucoup travaillé avec le MINADER sur le terrain, le MINEPAT le MINTP dans le cas des projets routiers.

Dans le domaine de la prévention et de l’accès des femmes, de la prévention des violences faites aux femmes, nous travaillons beaucoup avec le MINPROFF également, nous travaillons avec les réseaux de femmes, notamment la CAFEH qui est ici présent, l’association de lutte contre les violences faites aux femmes. Donc, beaucoup de partenariats sur le terrain qui incluent la société civile, les institutions de recherche comme les universités de Yaoundé 1, Yaoundé 2, nous travaillons beaucoup aussi avec toutes les institutions gouvernementales, puisque les questions de genre sont des questions transversales.

Donner l’espace au Dialogue

Il est donc question aujourd’hui, avant les priorités, de nous asseoir, de faire le bilan, mais d’écouter aussi nos partenaires, parce que rien n’est parfait. Il faut donner de l’espace au dialogue, mais aussi nous assurer que nous avons bien écouté le feedback venant de nos partenaires, pour voir qu’est-ce que nous avons fait de bon, qu’est-ce que nous avons fait de moins bon et comment nous tirons les leçons de tout ce que nous avons appris sur le terrain pour bien faire en 2026 et mieux planifier notre prochain plan stratégique.

Et pour 2026, nous restons dans la même lancée, puisque nous jugeons que le contexte global est le même que 2025, les priorités n’ont pas beaucoup changé, malgré les nouvelles données au niveau international. Nous faisons face à quelques contraintes liées à la rareté des ressources, évidemment, la rareté, notamment les ressources financières. Parmi les contraintes et les défis, nous avons aussi, la montée des violences faites aux femmes et aux filles qui pose pour nous énormément de défis parce que nous sommes aussi des acteurs pour répondre à cette montée. L’objectif de nos travaux, c’est de tirer toutes ces leçons et de voir comment faire plus avec moins. Comment pouvons-nous adresser tous ces défis en tenant compte du potentiel de tous nos partenaires, du Gouvernement, des ONG, des Réseaux de femmes, des institutions de recherche. Nous devons voir comment tirer profit de leur présence, de leur expertise pour faire plus de résultats avec moins de ressources.

« La montée des violences faites aux femmes et aux filles pose pour nous énormément de défis, parce que nous sommes aussi des acteurs pour répondre à cette montée »

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