Service public, comptoirs commerciaux !!

Le service public renvoie généralement aux activités d’intérêt général. Il peut être rendu par une administration publique, une entreprise privée ou une association. Dans l’administration publique, le service public concerne des activités dites régaliennes de l’État. Des activité prises en charge par une personne publique, notamment le gouvernement qui pour répondre aux attentes des usagers, supporte à ses frais, les infrastructures, bureaux, équipements, véhicules, machines, personnels payés aux frais de l’état. C’est dire qu’en principe, en dehors du payement des frais de timbre et autres frais d’enregistrement qu’impose par exemple la réglementation pour des cas spécifiques, tout usager qui accède dans une administration publique pour un service devrait être servi dans le strict respect des principes directeurs du service public. Louis Rolland qui a problématisé sur la question, a cherché à systématiser les principes qui doivent s’appliquer à l’exploitation d’un service public, principes que la doctrine postérieure a ensuite appelé Lois de Rolland. Il s’agit de la continuité qui implique que le service doit être assuré régulièrement, sans retard dans le temps, sans discontinuité gênante ou pénalisante pour l’usager. La mutabilité qui désigne l’adaptation des services publics à l’évolution des besoins collectifs et aux exigences de l’intérêt général. L’égalité qui interdit la discrimination entre les usagers, du service tant vis-à – vis des prestations que des charges (des situations identiques doivent être traitées de la même manière). A ces trois principes, peuvent s’ajouter la neutralité et la laïcité, que doivent observer toutes les personnes qui collaborent à un service public, la réserve dont les collaborateurs de service public ne doivent passe départir dans l’expression de leur opinion, la primauté qui exige que les intérêts privés ou personnels doivent s’incliner devant l’intérêt général et la gratuité. Ce dernier principe envisagé par Louis Rolland est fréquemment respecté dans les services publics administratifs. Le gouvernement Camerounais s’est approprié ces principes. C’est la raison pour laquelle l’on peut voir afficher dans plusieurs administrations publiques le message: le service public est gratuit. Mais ce message qui est de nature à rassurer les usagers s’apparente parfois à un leurre, un simple slogan. Oui c’est de ça qu’il s’agit! Le dernier mouvement desenseignants(OTS) a permis dele confirmer et de mettre au goût du jour les maux qui plombent le service public camerounais. Le mouvement des enseignants Ots qui a tenu la République en haleine pendant plus d’un mois a mis à nu les manœuvres de corruption qui émaillent certains services supposés être gratuits. Dans la foulée, l’on a évoqué Recrutement, affectation, intégration, prise en charge, avancement, reclassement, rappels, retraite. Ces actes font l’objet des péages dans nos administrations. Les personnels recrutés par l’État, payés mensuellement, occupant les bureaux et utilisant le matériel gracieusement mis à leur disposition par l’État transforment leurs bureaux et lieux de travail en boutiques, en comptoirs commerciaux et postes de péage où il faut nécessairement s’acquitter des frais pour passer. Ils sont à la fois législateurs et décideurs, fixent et adoptent leurs règles de jeux, leurs lois et leurs taux non négociables. Au Minesec l’on a entendu parler du montant de 300.000fcfa pour obtenir une affection. Dans l’administration en charge des finances de l’État, l’on parle des pourcentages de 30% que les usagers doivent reverser aux personnels en charge des différents dossiers de rappels, de prise en solde… Oui c’est de ça qu’il s’agit. Ces personnels qui se livrent à cette salle besogne ne sont pas à leur place. Ils ont mis de coté la notion de service public et ses principaux cardinaux. Ils confirment la pensée du philosophe Thomas Hobbes. Dan son célèbre livre de philosophie politique “Léviathan” Il le disait si bien: « L’homme est un loup pour l’homme ». Au regard de certaines dérives constatées dans notre administration publique, on n’est pas loin de cette pensée philosophique. Les fonctionnaires deviennent desloups pourles autresfonctionnaires usagers. Ils ignorent que travailleurs qu’ils sont aujourd’hui, retraités seront-ils demain et viendront à leur tour solliciter le même service public qu’ils ont fait payer aux autres. La roue tourne. Ça il ne faut jamais l’oublier. Oui c’est de ça qu’il s’agit. Il est temps de retourner à l’orthodoxie. Tout ceci se passe sous la barbe des services administratifs en charge de veiller au respect de l’éthique et de la déontologie. Les cellules ministérielles de lutte contre la corruption existent avec des budgets defonctionnement. Que font-elles précisément? Ne faut- il pas repenser ces structures à défaut de les supprimer et de mettre en place un système qui permettrait de lutter efficacement contre ces pratiques peu orthodoxes qui dénaturent la notion de service public. Il serait souhaitable d’éviter la longévité de certains personnels dans le même service ou dans la même administration. Une mobilité du personnel de l’État entre les différentes administrations ne peut-elle pas être systématisée afin d’éviterlestitresfonciers que détiennent certains fonctionnaires et agents de l’État dans certaines administrations?

Mention honorable pour le Cameroun et son Cocan

En attendant la fin de la compétition ouverte le 09 janvier 2022 dans le mythique stage Paul Biya d’Olembé, les premiers jours de cette grande messe du football créditent le pays d’une bonne organisation sur divers plans. J’invite les Camerounais et les Camerounaises à se mobiliser massivement pour faire de la CAN 2021, la plus belle fête du football jamais organisée sur notre continent ». Cet appel de Paul Biya le 31 décembre2021 en disait déjà long sur les ambitions et le niveau de préparation du pays. Sous la houlette du Chef de l’État, le Comité d’organisation (Cocan) Présidé par Narcisse Mouelle Kombi, a mis les petits plats dans les grands pour faire de la Can total- Énergie2021 une grande réussite. Au plan infrastructurel, notamment en ce qui concerne les aires de jeu, la qualité et la quantité sont impressionnantes ce qui permet au pays de Paul Biya de tutoyer les grandes nations du nord en la matière. Les infrastructures hôtelières, hospitalières et aéroportuaires donnent elles aussi une très grande satisfaction. C’est le résultat d’un travail acharné qui aura nécessité, tact, méthode, endurance et détermination autour d’une organisation bien huilée pour relever le défi en évitant au passage les obstacles de tout genre jonchés tout au long du parcours. Grâce à son courage et à son abnégation, le Cocan a pu surmonter les épreuves pour remplir son cahier décharges. Bien plus, le pays de Paul Biya a même réalisé jusqu’ici l’exploit de remplir les exigences de la Caf non prévues au départ. Point n’est besoin de revenir sur l’augmentation du nombre d’équipes qualifiées qui aura nécessité de la part du Cameroun, la mise en place des infrastructures conséquentes. Le passe sanitaire anticovid-19 imposé pratiquement à deux semaines de l’ouverture de la compétition a également trouvé une réponse adéquate au Cameroun à travers le déploiement du dispositif nécessaire. Le Cameroun est aujourd’hui un cas école. Le pays de Paul Biya administre la leçon de l’organisation d’une manifestation sportive dans un contexte sanitaire difficile. L’histoire retiendra que c’est le pays qui a relevé le défi d’organiser le plus grand rendez vous sportif dans le continent et dans le monde dans le contexte post covid-19. La question de remplissage du stade qui fait débat ces derniers temps est aussi entrain detrouver des réponses adéquates. Les critiques formulées à l’endroit du Cameroun sur le coût élevé des billets d’accès au stade ne relève que d’un procès en sorcellerie. Le Cameroun n’est pas organisateur de la Can, il offre justement ses infrastructures pour la tenue de cette compétition qui est la propriét éde la Caf qui en fixe d’ailleurs les règles de jeu, y compris les prix des tickets d’accès au stade. Ce message de Paul Biya est entrain d’être mis en oeuvre à travers certaines mesures prises par le gouvernement et les élites pour faciliter l’accès des populations au stade et de vivre pleinement la Can. Suite aux instructions du Président Biya, les activités scolaires, académiques et professionnelles s’arrêteront au plus tard à 14h. Les initiatives se multiplient par les autorités et élites pour gagner le pari de la mobilisation populaire. Dans un communiqué signé le 9janvier 2022, le Ministre de la Communication invitait les populations camerounaises à aller massivement au stade. Le gouvernement du Littoral a annoncé la mise à disposition des Bus de la socatur pour faciliter le déplacement pour le stade à partir des points de ramassage mis en place dans chaque arrondissement de la ville.

L’UAC plaide pour la levée des sanctions économiques

Après les sanctions économiques prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre le Mali, le 9 janvier 2022, l’Union africaine des consommateurs (UAC) s’inquiète des risques d’un envol des prix des produits de première nécessité dans les pays de la sous-région. Dans une déclaration signée, le samedi 15 janvier 2022, Daouda El Hadj Adam, Président de l’organisation continentale basée à N’Djaména au Tchad, demande à la Cedeao et à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de rouvrir les frontières et de lever le gel des avoirs du Mali. A lire ci-dessous, l’intégralité de la déclaration. L’Union Africaine des Consommateurs(UAC) exprime toute sa préoccupation par rapport aux sanctions économiques prises par la Communauté Economique des États de l’Afrique De l ‘Ouest (Cedeao) et l’Union Économique et Monétaire ouest-Africaine (Uemoa) contre le Mali à l’issue des sommets extraordinaires tenus le 9 janvier dernier à Accra au Ghana. Les conséquences de la décision de fermeture des frontières et du gel des avoirs doublée des effets conjugués de la pandémie duCovid-19 pèseront plus négativement sur le pouvoir d’achat et la qualité de vie des consommateurs maliens et de ceux de la sous-région que sur les autorités maliennes visées comme première cible. L’UAC qui est attachée à l’intégration sous-régionale et régionale, estime que ces mesures sont en contradiction avec l’esprit de vivre en commun et de libre circulation des personnes et des biens qui fondent ces deux institutions sous régionales. Avec l’interdépendance des économies et des populations de la sous-région, nos organisations membres nous rapportent que les consommateurs de la sous-région et voire au-delàs ’inquiètent déjà sur les risques de l’envol des prix des produits de première nécessité au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Benin, au Togo, au Niger…Déjà, plusieurs milliers de citoyens de la sous-région se retrouvent bloqués au Mali ou dans le reste des pays de la région à cause de cette situation évitable si seulement une attention particulière avait été accordée au préalable aux citoyens de la sous- région africaine. En conséquence, l’UAC, demande à la Cedeao et à l’Uemoa de rouvrir les frontières de ses États membres et à lever le gel de savoirs du Mali. A défaut, cette situation si elle perdure risquerait de compliquer le processus d’intégration économique de la sousrégion Ouest africaine. Aussi, l’UAClance-t-elle un appel à la Cedeao, à l’Uemoa et aux autorités maliennes de poursuivre et de privilégier le dialogue dans un climat apaisé, pour parvenir à la normalisation de la situation politique et sécuritaire du Mali.

Fin de l’homélie du pasteur Charles-Emmanuel Njike

Le président honoraire de l’Église Évangélique du Cameroun a été appelé au repos éternel le 10 janvier 2022 des suites de maladie. Agé de 96 ans, ce natif de Bangoua dans le Département du Ndé, laisse l’église qu’il a servie sur la voie de la paix et de la réconciliation. Son inhumation très sobre, a eu lieu le 11 Janvier 2022 dans son village natal. Évocation des derniers actes du grand berger. Paix et réconciliation. Ce sont les maîtres mots que le patriarche Charles Emmanuel Njike laisse à la communauté chrétienne de l’Église Évangélique du Cameroun (Eec). Ses derniers actes en sont un parfait témoignage. En sa qualité de Président honoraire de l’Eec, il a su prendre son bâton de pèlerin pour remettre sa communauté chrétienne sur la voie de la paix et de la réconciliation. Pour résoudre définitivement la crise qui secoue l’Eec depuis le 22 avril 2017, il a convoqué un Synode général Extraordinaire le l5 décembre 2021àYaoundéa pour cadre la paroisse de la Briqueterie I de la Région Synodale du Centre et sud 2, s’est soldée par d’importantes résolutions. Les participants à ce grand conclave ont reçu et accepté la démission des membres du bureau national de I ‘église élus au 59è, » Synode Général tenu à Ngaoundéré le 22 avril 2017.Cette décision Courageuse a été saluée carles membres du bureau démissionnaire ont placé en fin de compte l’intérêt supérieure l’église au-dessus de leurs propres interets. Du fait de cette décision, le mandat des délégués et des membres du Conseil synodal général élus à Ngaoundéré prend également fin. Les autres organes de gestion de I ‘Église (Synodes Régionaux, Conseils Synodaux Régionaux, Consistoires, Conseils Consistoriaux, Conseils d’anciens), restent quant à eux en place jusqu’aux prochaines élections qui devraient se tenir au plus tard en Décembre2022. A l’issue des assises du 15 Décembre à Yaoundé, un bureau de transition de neuf (9) membres a été mis sur pied. Les neuf élus sont notamment Pasteur Salomon Mouotsé Nzé, Pasteur Vanawa Sawada, Pasteur Emmanuel Fondouebe, Pasteur Ebénézer Matiké , Pasteur Thomas Ngoulou Abessolo, Mme Henriette Mbatchou, Monsieur Tchiomi Nkabkob, Monsieur Zacharie Ngoumbe, Monsieur Henri Njocke. Ce bureau transitoire a entre autres missions d’initier toutes les actions nécessaires à la réconciliation des cœurs et à l’unité des fils et des filles de I’Eec, faire l’évaluation de I’Eec y compris des processus électoraux et élaborer une vision conséquente del’Église, améliorer le système de gouvernance de l’Église et conduire le processus de révision des textes fondamentaux de l’église (constitution et règlement Intérieur).Le collège des 9 a aussi pour mission d’organiser un Synode Général Extraordinaire devant adopter les nouveaux textes de l’église, d’organiser la consécration des Pasteurs Proposants, d’organiser les élections partir des paroisses jusqu’aux Régions Synodales sur la base des textes nouvellement adoptés et organiser un Synode Général Extraordinaire électif pour lamies en place d’un nouveau Bureau Nationale de l’Église. Des résolutions et bien d’autres destinées à ramener la paix au sein de l’Eec. Une priorité pour l’illustre disparu qui on se souvient, a organisé du 11 au 15 Octobre 2021à Foumban, une rencontre baptisée la Pastorale de la réconciliation et de l’unité. L’objectif global de la rencontre était de créer les conditions d’apaisement et de réconciliation durable au sein du corps pastorale de l’Eec et, par extension, dans l’église tout entière. De manière spécifique, il était question d’encourager chaque Pasteur à revisiter sa vocation et à renouveler son engagement pour le ministère de réconciliation qu’il est invité à exercer, d’amener les pasteurs à revoir les questions d’éthique pastorale, de corps pastoral et de responsabilité collective, d’amener tous les Pasteurs à prendre conscience de sa responsabilité dans la survenance et la persistance de la crise et à demander pardon àDieu et à ses collègues. D’autres objectifsé taient d’amener les pasteurs à prendre conscience de leur responsabilité de leader de l’Église même en système presbytéro-synodal, de permettre aux pasteurs de se parler en toute honnêteté et de se réconcilier entre eux pour pouvoir réconcilier les autres et de formuler des recommandations sur le déroulement du Synode General Extraordinaire en préparation. Le dit Synode tenu le 15 Décembre 2021 restera donc comme l’une des dernières oeuvres grandioses du patriarche. A dieu cher apôtre dela paix. Que le seigneur t’accueille dans sa félicité céleste.

Paul Alain Eboua interpelle les dirigeants du pays

Dans son message de fin d’année délivré le 31 décembre 2021, le Président National du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (Mdp) a livré sa perception de la marche du pays en 2021 avant de proposer aux dirigeants du pays quelques pistes d’actions prioritaires pour la paix sociale et l’amélioration des conditions de vie des populations. Lire ci-dessous, l’intégralité du message. Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes. Nous voici arrivés au terme de l’année 2021.Une année qui aura été très difficile pour de nombreux citoyens en raison du contexte sanitaire, économique et socio politique national et international peu reluisant et de nombreux scandales qui ont marqué la vie de notre nation en cette année qui s’achève. Le Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP), tient une fois de plus à saluer la résilience du peuple camerounais que nous sommes. Car nous avons su faire face, aux difficultés sociales et économiques et au choc psychologique imposés par la pandémie du coronavirus et la crise sociopolitique dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest. La Pandémie du Coronavirus a continué sa propagation laissant au passage ses effets dévastateurs au plan socioéconomique. En dehors des pertes en vies humaines, plusieurs familles aussi durement frappées ont dû affronter courageusement les conséquences économiques qui en ont découlé. C’est le cas de le dire, la pandémie deCOVID-19 qui touche actuellement l’humanité représente un bouleversement sans précédente l’économie mondiale et du commerce international, ce qui affecte la production et la consommation dans le production et constat de la flambée des prix des matières premières sur les marchés internationaux Esterel et perceptible. Du fait du déficit de production des matières premières et des produits de consommation de masse et de première nécessité, notre pays prioritairement tourné vers l’importation a subi de plein fouet ces tendances inflationnistes observées au niveau international. Les Prix des produits et services dans plusieurs domaines ont connu une hausse considérable, rendant ainsi difficile le quotidien de plusieurs Camerounais vivant dans les conditions précaires. Le concept gouvernemental de lutte contre la vie chère n’est resté dès lors qu’un simple slogan, car malgré de nombreuses mesures prises qui sont du reste des solutions conjoncturelles face aux problèmes structurels, les prix sont restés élevés dans les marchés. Aussi préoccupante que la crise sanitaire et économique, la crise sociopolitique qui secoue les régions du Nord-ouest et du sud-ouest depuis 2016 a continué à retenir l’attention avec la poursuite des tueries à ciel ouvert et autres actes de barbaries des hors la loi sur les femmes et les enfants ainsi que les éléments de nos forces de Défense et de sécurité. Point n’est besoin de revenir sur des cas qui ont suscité émoi, consternation, vive douleur au sein de l’opinion. Toutes ces situations ont compliqué le quotidien de plusieurs citoyens qui vivent déjà dans une précarité notoire et dans un contexte marqué par la vie chère et la rareté des services sociaux de base auxquels nous avons tous droit. Le MDP en ce moment singulier de fin d’année, s’incline à cet effet devant la mémoire de tous les citoyens morts du fait de ces conditions de vie difficiles et les crises sanitaire et sociopolitique qui ont secoué et continuent d’ailleurs à secouer le pays. Sur le plan politique, le pays n’a pas connu une avancée remarquable. Les Droits Civils et Politiques ont été mis en mal par certaines autorités avec des arrestations arbitraires et des interdictions des manifestations et réunions de certains acteurs politiques. Ces actions qui s’apparentent à des abus ont contribué à ternir l’image du pays en matière de respect des Droits de l’Homme. Le processus de Décentralisation n’a toujours pas atteint la vitesse de croisière souhaitée. Le transfert des compétences et des ressources aux Collectivités Territoriales Décentralisées ne connait toujours pas un niveau d’exécution satisfaisant. Les Conseils Régionaux mis en place à l’issue des élections de Décembre 2020 n’ont pas encore pris leurs marques.

HCA milite pour une prise en charge sanitaire adéquate

Le projet Santé pour tous à tout âge vient d’être mis sur pied par l’association Home Coming Cameroun, branche locale de Home Coming Africans (HCA) basée en Allemagne. une association de lutte contre l’immigration irrégulière et de la promotion du retour et de l’insertion socioprofessionnelle de la diaspora et des jeunes camerounais. C’est dans ce cadre qu’a été initié le projet santé qui vise au suivi et l’accompagnement des personnes âgées au Cameroun. Son promoteur, Dr Jacques Owono, jeune Camerounais résidant à l’étranger en donne ici les contours. Carrefour: Pourquoi avoir initié le proje tSanté en faveur des personnes âgées? Selon les prévisions de l’OMS, la population des personnes âgées en Afrique subsaharienne, qui était de 43 millions en2010, devrait atteindre 67 millions d’ici à2025 et 163 millions à l’horizon 2050.Acette échéance, cette proportion devrait avoir plus que doublé dans la quasi-totalité des pays africains. A l’instar d’autres pays d’Afrique Subsaharienne, le Cameroun ne fait pas encore face au vieillissement de sa population. Et si la proportion des personnes âgées y est encore faible, il faudrait s’attendre, au rythme d’accroissement annuel moyen de 2,3%, à voir les effectifs de personnes âgées dépasser le million dans les prochaines décennies (RGPH, 2005), en raison de l’amorce de la transition démographique. Force est de constater que les pays n’ont pas fait de la question du vieillissement en bonne santé une priorité de leurs programmes nationaux de santé et de développement. En effet, Les systèmes de santé de la plupart des pays ne prennent pas des dispositions appropriées en faveur des personnes âgées, et ils ne sont pas encore disposés répondre aux besoins des personnes âgées dont le nombre s’accroît rapidement. Les politiques sociales mises en place dans les pays africains sont prioritairement destinées aux enfants et aux jeunes, en raison de l’importance de leur poids démographique. De même, les politiques de santé sont principalement axées vers les soins de santé maternelle et infantile. La plupart des États africains ont à l’heure actuelle de graves difficultés à faire face aux problèmes sociaux posés par des vagues de plus en plus nombreuses d’enfants, adolescents et jeunes adultes. Scolarisation, prise en charge des orphelins, insertion des jeunes sur le marché du travail mobilisent une partie prépondérante de l’attention des organisations internationales et des États. Pourtant, les personnes âgées en Afrique subsaharienne rencontrent des difficultés liées aux problèmes de santé chroniques tels que les maladies cardiovasculaires, les cancers, le VIH, les maladies respiratoires chroniques et le diabète, la déficience visuelle et auditive, le déclin des capacités mentales. Par conséquent, elles nécessitent des services de soins de santé à long terme, qui sont souvent médiocres ou inaccessibles. Faire face aux conséquences sociales du vieillissement nécessite une meilleure connaissance des conditions de vie des personnes âgées, des solidarités mobilisées en situation de dépendance, des relations intergénérationnelles complexes qui accompagnent la vieillesse. De même les personnels de Santé ne sont toujours pas formés à la prise en charge des besoins spécifiques des personnes âgées et autres victimes des violences sociales. La situation peut être remédiée par des actions de formation du personnel, la mobilisation des acteurs sociaux et des actions à haut impact pour la santé et le bien -être des personnes âgées. C’est la raison pour laquelle l’association Home Coming-Cameroun (HC-Cameroun),a initié le présent projet qui mettra à contribution les Camerounais, professionnels de la Santé de la Diaspora et ceux exerçant au Cameroun.

Le Cameroun se fixe l’objectif de 30% d’ici 2025

L’information a été rendue publique le 8 décembre 2021 à Yaoundé. C’était à l’occasion du lancement officiel du projet Gates phase IV de l’oms. Le projet qui vient d’être lancé vise à appuyer l’adoption d’une législation nationale et d’une politique de taxation du tabac appropriées. Dans son discours de circonstance, Dr Solange KOUAKAP, Inspecteur Général des Services Pharmaceutiques et des Laboratoires, représentant le Ministre de la Santé Publique a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs afin d’atteindre les objectifs escomptés. « Faisons de la lutte contre le tabagisme une affaire de tous », a -t- elle déclaré avant de revisiter les statistiques issues de l’enquête globale sur le tabagisme chez les adultes (GATS) réalisée en2013 et de l’étude de la prévalence du tabagisme en milieu jeune (Gyts) réalisée en 2014. Suivant les données du Gats, environ 9% de la population camerounaise âgée de plus de 15 ans utilisent le tabac. La même enquête révèle que près de 37% de la population sont des fumeurs passifs. Les jeunes de moins de 15 ans précisent ceux âgés entre 13 et 15 ans, sont concernés à hauteur de 15,2% avec une prévalence plus élevée en milieu scolaire. Les données signalent qu’ils sont44% parmi les élèves à avoir expérimenté le tabac, dont 5% à l’âge de 7ans. En chiffre absolu, le Cameroun enregistrerait environ 66 000 décès chaque année, du fait du tabagisme. selon la Représentante du Minsanté, ces données contrastent avec les efforts fournis par les pouvoirs publics à travers la mise en place du marquage sanitaire des paquets de cigarettes, la ratification par le Cameroun en 2006 la Convention Cadre de l’Oms pour la lutte antitabac (Cclat) et tout récemment en juillet 2020, le protocole pour l’élimination du commerce illicite des produits du tabac. Il est attendu l’aboutissement du processus de promulgation d’une loi nationale de contrôle du tabac. La mise en oeuvre du projet Gates de l’OMS au Cameroun va permettre de disposer d’une politique fiscale efficace de lutte antitabac ,intégrant à la fois l’augmentation du taux d’imposition des produits du tabac et la lutte contre le commerce illicite. Une option nécessitant le développement des stratégies d’intervention multisectorielle à même de générer des ressources durables pour la lutte contre ce phénomène. Dans son mot de circonstance, Dr EmmanuelDouba, représentant du Représentant-Résident de l’OMS au Cameroun a précisé que « pour l’OMS, le tabagisme est désormais considéré comme une « épidémie mondiale » et il devient urgent d’aider les personnes qui le désirent à renoncer et protéger les populations contre les fumées du tabac ». Cependant, la popularité de la cigarette électronique et de la shisharend difficile la lutte contre ce fléau, en dépit des affections graves inhérentes au tabagisme notamment les maladies respiratoires et les cancers divers. En procédant au lancement officielles activités du Projet Gates de l’Omasum Cameroun, Dr. Solange Kouakap a exhorté les représentants des différentes administrations, des membres de la société civile à être des agents de sensibilisation contre le tabagisme au sein de leurs communautés respectives.  

L’inébranlable détermination de Chantal Biya

A l’occasion de la 34ème Journée Mondiale contre le Sida, la présidente fondatrice de l’organisation panafricaine SynergiesAfricaines, a adressé un message à la communauté des personnes infectées et affectées par le Vih et le Sida. A lire ci-dessous, l’intégralitédu message de l’ambassadrice spéciale de l’Onusida. Ce 1er décembre 2021, nous commémorons la 34ème Journée Mondiale contre le SIDA. Je voudrais, en tant que Présidente Fondatrice de SYNERGIES AFRICAINES contre le SIDA et les Souffrances, témoigner ma sympathie et mon affection aux millions de personnes infectées et affectées par le VIH et le SIDA. Je saisis cette occasion pour vous redire la détermination de l’Association panafricaine à rester entièrement mobilisée aux côtés de la communauté internationale dans la lutte contre ce terrible fléau. Le chemin que nous avons parcouru ensemble depuis deux décennies est très appréciable. Nous avons accompli progrès extraordinaires dont nous pouvons être légitimement fiers. Nul besoin de les égrener ici. Mais la marche vers l’éradication du Sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030 est encore longue. Cet objectif est ambitieux et attend de chacun de nous un engagement tune détermination de tous les instants. Je m’y suis engagée en créant cet élan solidarité et d’action avec messieurs Premières Dames du continent. Nous sommes aujourd’hui confrontés deux pandémies qui s’imbriquent l’une à l’autre. Nous avons dû continuera agir contre la covid-19 tout en maintenant nos efforts dans la lutte contre le Sida. Cela a fortement perturbé les services de lutte contre le VIH, freinant ainsi la dynamique positive dans laquelle nous étions lancés. La prévention n’est pas assez rapide. 1,7million de nouvelles infections et 770000décès ont été enregistrés en 2020. C’est trop. Des défis importants demeurent. Nous devons être capables en Afrique d’atteindre notre autosuffisance en termes de production locale des antirétroviraux et des médicaments. Dans cette perspective, la mise en place Del ‘Agence Africaine du Médicament pilotée par notre frère et fidèle partenaire Michel SIDIBE est une formidable opportunité à saisir. En outre, nous devons intensifier nos efforts d’éducation et de sensibilisation de notre jeunesse. Apporter à nos enfants, les jeunes filles en particulier, les messages éducatifs pertinents adaptés à leurs besoins en matière d’éducation sexuelle. Nous devons leur donner les outils leur permettant en ville comme au village, de comprendre leurcorps et d’en prendre le contrôle. Pour cela, nous avons à notre disposition un formidable outil qui, utilisé à bon escient, nous permettrait d’accomplir des miracles : les réseaux sociaux. Nous devons également continuer à nous battre contre les violences sexuelles et sexistes dont les femmes sont les principales victimes aussi bien dans leurs foyers que dans leurs milieux socioprofessionnels. Nous pouvons y arriver. C’est ma conviction. Un grand merci à tous ceux qui sont engagés à mes côtés depuis deux décennies. Tenez bon. Je demeure mobilisée et déterminée. Je ne vous abandonnerai pas. C’est ensemble que nous éradiquerons le Sida.

La jeunesse et les communautés au coeur du pari pour 2030

La lutte contre le VIH/SIDA est une préoccupation importante pour les Synergies Africaines delà première dame camerounaise, Chantal Biya. Depuis sa création, cette organisation panafricaine n’a cessé d’apporter son soutien aux efforts du gouvernement Camerounais. La 6èmeédition du mois Camerounais contre le sida couplé à la célébration de la34ème journée mondiale de lutte contre le Sida le 1er décembre 2021, a été une autre occasion d’observer la forte mobilisation de Synergies Africaines. Le matériel de sensibilisation a été offert aune centaine d’établissements scolaires, associations, formations sanitaires et départements ministériels. La cérémonie qui a eu pour cadre le siège de Synergies Africaines à Yaoundé le 17novembre 2021 était présidée par Jean-Stéphane Batch, Secrétaire Exécutif Del ‘organisation panafricaine. Constitué de préservatifs masculins et féminins, du matériel de démonstration du port correct des préservatifs, des démonstrations du et de la documentation, cédons de Chantal Biya vise à renforcer les actions de sensibilisation et de prévention des acteurs engagés dans la lutte contre le Sida. Il matérialise aussi l’engagement de Chantal Biya et des autres premières Dames membres de Synergies Africaines, à poursuivre avec la détermination, leur combat contre le Sida. Outre la femme, la jeunesse occupe une place de choix dans ce combat raison pour laquelle, Synergies Africaines lancé il y a quelques années, la campagne dénommée « mon pari pour2030 ». Elle a pour but d’éradiquer le Sida dans les villes Camerounaises. L’élancement qui a eu lieu à Bafoussam, permis de former 100 leaders sociaux professionnels qui iront passer le message de sensibilisation dans leurs communautés respectives. En raison de la forte prévalence du VIH en milieu jeune, Synergies Africaines organise régulièrement les causeries éducatives en milieu scolaire. Il est question d’amener les cibles à adopter des comportements responsables afin d’éviter Levi-Sida et ses conséquences.

Augustin Fréderic Pandong mobilise son peuple

Les assises organisées les 26 et 27 Novembre 2021 à Melong sous son égide, ont abouti à la mise en placeet à l’élection de l’équipe dirigeante de la structure de développement de la localité. Initiative saluée par les autoritésadministratives et municipales de la ville. Tel un seul homme, les fils et filles du Canton Mbo dans le Département du Moungo ont massivement répondu présents à l’appel de leur guide, Sa majesté, Augustin Frédéric Pandong, chef de 1er degré du Canton Mbo, dans l’arrondissement de Melong. Pendant deuxjours, ils ont réfléchi sur le développement de cette contrée qui a de nombreux atouts non capitalisés du fait de la discorde entre les fils et filles de ce peuple. La cérémonie d’ouverture des travaux qui a eu pour cadre la place des fêtes dela ville de Melong, a été l’occasion de passer enrevue le niveau de développement pas très reluisant de la localité. Dans son mot de circonstance, Emmanuel Guia, Président du Comité d’organisation a présenté Melong comme une terre hospitalière et paisible mais qui connait malheureusement une énorme disparité dans la politique de développement des 34 villages de l’arrondissement. Selon lui, 85% des villages de Melong sont enclavés avec des populations très vulnérables. L’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux soins de santé se pose avec acuité au même titre que le problème de Route. Les populations qui vivent principalement de l’agriculture ont du mal à écouler les produits de leurs vastes exploitations agricoles à cause du piteux état de ce qui tient lieu de route ou des pistes rurales. Les établissements scolaires sont aussi délabrés ce qui compromet le droit à l’éducation dans les villages concernés. Entre temps, les fils et filles du Canton censés se mobiliser pour solutionner les différents problèmes ne parlent pas d’une même voix. L’initiative de créer le 14 Aout 1993un organe de rassemblement et de concertation a été étouffée dans l’oeuf du fait de la haine et desintrigues. Tous ces problèmes et bien d’autres n’ont pas laissé indifférent sa majesté Fréderic Pandong qui a pris le bâton de commandement traditionnel pour tourner cette page triste. Il a sans doute compris que seules les communautés mieux organisées et structurées peuvent relever les défis du développement. C’est la raison pour laquelle il a convoqué les travaux de l’assemblée Générale constitutive de la structure de développement de son Canton. La dite structure dénommée Comité de Développement du Canton Mbo (Codecam) a ainsi vu le jour lors des assises de Melong. Après examen et adoption de ses statuts et règlement intérieur, l’équipe dirigeante detreizs membres a été mise en place. Elle est conduite par Emmanuel Ehowe Moussima, président élu de la nouvelle structure. Le Codecam a reçu pour mission de mettre en oeuvre la feuille de route élaborée lors des travaux. Au-delà du rassemblement des fils et filles Mbo, Emmanuel Ehowé Moussima et son équipe devront aussi s’atteler en regarder en urgence la situation des écoles délabrées où les élèves fréquentent dans les conditions inacceptables. D’autres problèmes évoqués parmi lesquels la relance de la coopérative des planteurs les interpellent également. Pour la réussite de ses missions le Codecam pourra compter sur les autorités traditionnelles, municipales et administratives.J ean Baptiste Mbonki, sous -préfet de Melonga salué cette initiative qui s’inscrit en droite ligne de la politique de Décentralisation voulue par le Président de la République Paul Biya. Il a surtout invité les fils et filles du Canton Mbo à opérer un changement de mentalité pour éviter les mêmes causes et les mêmes effets de l’initiative du 14 août 1994 qui n’a malheureusement pas prospérée.  » Toutes les filles et tous les fils doivent donner le meilleur d’eux mêmes pour faire briller le canton », a conclu l’autorité administrative de mélong, en guise de conseils. Pour sa part, jean Kuété, maire de Melong s’estré jouit de la mise en place du Codecam. Sa venue traduit l’engagement et l’implication des populations au vaste chantier du développement local notamment au plan socio-économique et culturel. Le comité de développement aura le soutien de la mairie pour la mise en oeuvre de ses activités. Le Maire Jean Kuété voit en ce comité un partenaire de choix pour la matérialisation des projets de développement de la municipalité de Melong. Vivement que les fruits portent la promesse des fleurs pour un développement local inclusif et durable de Melong, l’une des mamelles nourricières du pays.