Convention internationale des droits de l’enfant: le 35e anniversaire se prépare

L’événement prévu le 20 novembre 2024 abordera au Cameroun, plusieurs questions dont celle relative à l’enregistrement des naissances. Les 10 municipalités avec les meilleurs scores en termes de points d’enregistrement des naissances ouverts dans des structures de santé, recevront des prix et les progrès réalisés par les maires seront suivis et publiés sur une page web dédiée à la campagne. Le droit à l’existence légale est le premier droit de tout être humain et est concrètement incarné par l’acte de naissance, qui établit le nom et l’affiliation de l’enfant. Il joue en rôle fondamental dans la reconnaissance des personnes au sein de la société, conditionne l’accès aux droits civiques sociaux et économiques. L’état civil inscrit dans la convention relative au droit de l’enfant (article 7 et 8) et dans la Charte africaine des droits du bien-être de l’enfant (article 6), contribue non seulement à l’attribution de l’identité juridique mais aussi l’intégration sociale, économique et culturel d’un individu. Il constitue en outre un pilier de la démocratie, garantissant l’exercice des libertés individuelles et l’accès équitable aux prestations étatiques. Sans acte de naissance, l’enfant est privée de l’accès à l’éducation, à la santé, ainsi qu’à la participation citoyenne. Il est vulnérable à la violence, aux abus et à l’exploitation ou d’être contrat au mariage forcé et au travail des enfants. C’est la raison pour laquelle, la campagne sur la citoyenneté conduite par le Fond des Nations unies pour l’enfance(UNICEF) a été placée cette année  au centre du plaidoyer pour l’instauration d’une journée de l’identité. Une initiative à laquelle adhère le Bureau national de l’état civil (BUNEC).  Cette campagne baptisée » mon nom, mon identité, mon droit. », fait suite à la tenue du 26 au 27 avril 2024, du 1er forum des maires sur l’enregistrement universel des naissances. Elle  est un appel lancé aux 374 Communes et mairies de Ville  du Cameroun, en vue d’obtenir leur engagement à soutenir davantage l’enregistrement des naissances dans leurs communes respectives, et  contribuer à une augmentation significative du taux d’enregistrement des naissances au Cameroun. La pleine réalisation des objectifs et des résultats attendus de la campagne sur la citoyenneté va permettre de booster davantage l’inclusion des personnes enregistrées, lesquelles pourraient désormais participer pleinement à la vie en société, et accéder parallèlement aux droits et services de base tels que la santé, l’éducation, la justice et les prestations sociales entre autres. C’est dans ce sillage que s’est tenue le 17 septembre 2024 au siège de l’UNICEF sis à Bastos à Yaoundé, un déjeuner presse afin de saisir une autre opportunité de mener le plaidoyer pour l’instauration de la journée de l’identité, mais aussi de faire le bilan  depuis le début de la campagne jusqu’à ce jour. Il en ressort que sur les 374 communes et mairies de villes que compte le pays, 269 ont déjà adhéré au projet  soit 64%, 3 des 10 régions que compte le pays on adhéré à 100% (extrême- nord, le nord et le nord-ouest). Les régions du centre et du littoral traînent encore le pas.  Une tendance qui peut être inversée par une  bonne sensibilisation et éducation à travers les médias de masse. Un rôle majeur que les médias sont donc appelés à jouer por l’atteinte des résultats escomptés. Ils doivent aussi porter le plaidoyer  pour la célébration de la journée de l’identité chaque 16 septembre. La campagne  » mon nom mon identité mon droit« , se poursuivra jusqu’en novembre 2024 et  se conclura par une cérémonie qui aura lieu le 20 novembre, date à laquelle sera célébré le 35e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant(CIDE), pendant cette célébration également, les 10 municipalités avec les meilleurs scores en termes de points d’enregistrement des naissances ouverts dans des structures de santé, recevront des prix et les progrès réalisés par les maires seront suivis et publiés sur une page web dédiée à la campagne.

Réparation des fistules obstétricales: le MInsanté et l’Unfpa donnent espoir aux femmes de Mokolo.

La campagne organisée à cet effet depuis le 30 octobre dernier à l’hôpital Régional annexe de Mokolo dans la Région de l’Extrême nord du pays cible 50 femmes souffrant de fistules obstétricales. Suivant le communiqué  publié par l’Unfpa,  cette initiative vise à offrir gratuitement des soins chirurgicaux réparateurs à, une affection débilitante qui entraine une incontinence urinaire et/ou fécale.   Face à la presse à Yaoundé, le  Dr Justin Koffi, Représentant Résident  de l’Unfpa au Cameroun, a  justifié cet engagement de son institution par le fait que:  » la fistule obstétricale est une tragédie évitable. Chaque femme a le droit d’accoucher en toute sécurité et de vivre  une vie digne et épanouissante. » La campagne de Mokolo qui s’achève le  19 novembre 2024, offre l’opportunité à l’Unfpa et ses partenaires de poursuivre visant à renforcer l’accès à l’offre de service de santé sexuelle et reproductive pour les femmes, contribuant notamment à leur bien être et à la réduction de la mortalité maternelle.  L’occasion est également donnée  de contribuer à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) numéro 3 qui vise à permettre  à tous de vivre en bonne santé et promouvoir la bien-être de tous et à la mise en œuvre  de la Stratégie nationale de Développement (SND30) du Cameroun.  Cette campagne permet également de renforcer l’information, la sensibilisation et la mobilisation des ressources pour l’élimination de la fistule obstétricale d’ici 2028. A sujet des fistules obstétricales La fistule obstétricale est une lésion grave qui survient généralement  après un accouchement difficile et prolongé, causant des fuites  incontrôlables d’urine et/ou de matières fécales. Elle résulte d’un manque d’accès aux soins obstétricaux de qualité. Les femmes qui en souffrent sont souvent confrontées à la dépression, à l’isolement social et à une pauvreté accrue. Les fistules obstétricales au  Cameroun La dernière enquête démographique et de Santé de 2018 estime que 17,221 femmes vivent avec une fistule obstétricales non traitée.  Face à ce défi, le Gouvernement du Cameroun, avec l’appui de l’Unfpa a mis en place une stratégie  nationale de lutte contre la fistule obstétricale. Les projections concernant l’éradication de la fistule obstétricale  estiment que son élimination est possible d’ici 2028, si les actions stratégiques et opérationnelles sont bien conduites. Depuis 2003, l’Unfpa mène la « Campagne Éliminer la fistule au Cameroun ».  Plus de 1294 opérations chirurgicales réparatrices gratuites ont été réalisées à ce jour. Ces opérations permettent  aux  femmes affectées la restauration de leur santé mentale et psychosociale, le renforcement  de leur santé reproductive et de leur autonomie reproductive. L’Unfpa s’investit également dans la prévention de la fistule obstétricale en appuyant le développement des réseaux des soins obstétricaux et néonatals d’urgence (Sonu), l’amélioration de l’accès aux services de planification familiale et aux soins prénatals, ainsi que la formation des sages-femmes.  Dans une démarche préventive, l’Unfpa favorise l’accès à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive. Cet accès  permet aux femmes et aux filles de faire des choix éclairés et autonomes concernant leur corps, réduisant ainsi les facteurs de risque de fistules obstétricales. Notamment, l’information et l’accès à la contraception  permettent l’espacement des naissances et le recul de l’âge du premier mariage et de la première grossesse, deux facteurs fortement  associés à l’incidence des fistules obstétricales.  

Le Cameroun et l’Unfpa renforcent leur coopération

Dr Sennen Hounton , Directeur Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ,  a entamé une visite de travail au Camerounais depuis le 9 novembre 2024. Le sujet était au centre de la conférence de presse récemment donnée à Yaoundé par le Dr Justin Koffi, Représentant Résident  de l’Unfpa au Cameroun. De cette communication, il ressort que la visite de travail permettra à Dr Sennen Hounton d’ engager un plaidoyer  de haut niveau avec les autorités et les autres parties prenantes en vue d’accélérer l’atteinte des objectif de développement Durable, en intégrant les priorités définies dans le pacte pour l’avenir. Figure également au menu de ce voyage en terre camerounaise, l’Inauguration à Yaoundé, du nouveau siège de cette agence Onusienne en charge des questions de la santé sexuelle et reproductive.  Le communiqué de l’Unfpa relatif à cette visite  informe que la cérémonie d’inauguration  se fera en présence des autorités nationales, les partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile.  Dr Sennen effectuera par ailleurs une visite dans la région de l’extrême nord pour toucher du doigt la travail que mène son organisation qui dispose d’un sous-bureau à Maroua.  Ce dernier coordonne les interventions dans les domaines tels que la Santé de reproduction et la lutte contre la fistule obstétricale, l’autonomisation des  femmes et des jeunes, la lutte contre les violences basées sur le genre, et la réponse humanitaire. A propos du Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre L’institution que dirige actuellement Dr Sennen Hounton, couvre 23 pays. Cette région  a dépassé 460 millions d’habitants en 2020 et détient le record mondial de fécondité, avec environ 5,2 enfants par femme et un taux de croissance démographique de 2,7%. Une femme sur quatre a  des besoins non satisfaits en matière de planification familiale et près de 64%  de la population est âgée de moins de 25 ans. La Région traverse par ailleurs des transitions géopolitiques, sanitaires, économiques, démographiques, digitales, climatiques et sécuritaires. Dr Sennen Hounton précise que:  » ces défis peuvent être surmontés et devenir des opportunités si les pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre réaffirment la centralité de la population pour atteindre des ODD, en faisant les investissements stratégiques pour développer leur capital humain et promouvoir le bien-être des populations. L’Unfpa appelle donc à mettre fin aux besoins non-satisfaits en planification familiale, aux décès maternels évitables et aux violences basées sur le genre. Toutes choses qui contribuent à l’autonomisation des femmes et des filles et à la capture du dividende démographique.

Urgence de santé publique: le Cameroun se dote d’un nouveau plan

La cérémonie d’adoption s’est déroulée le 04 octobre 2024 à Yaoundé sous la Présidence de Manaouda Malachie, Ministre de la Santé Publique.  Occasion idoine de rappeler la situation des urgences de santé publique  et d’interpeller les différentes parties prenantes doivent jouer leurs rôles respectifs. De manière générale, on note que l’Afrique continue de faire face à de nombreuses urgences de Santé publique telles que les épidémies en cours (Mpox, rougeole, fièvre jaune, choléra…), qui mettent à l’épreuve la résilience des populations et des systèmes de santé des pays. Le Cameroun n’est pas en reste et enregistre également d’autres événements comme les décès maternels, les accidents de la voie publique ou encore les catastrophes naturelles qui ont fait de nombreuses victimes au fil des années et dans presque toutes les régions du pays. Si la situation épidémiologique 2019 indique une amélioration des données de la, surveillance  depuis 2017, nombreux sont les urgences de santé publique qui interpellent  le pays.  Pour le Mpox , l’on note 96 cas suspectés, 6 cas confirmés et 2 décès,  deux   districts de santé ont signalé les cas de rougeole, les cas sporadiques du Covid-19, 905 cas de décès maternels. L’évaluation SIMR en 2023 dans les  dix régions du pays a permis de noter de nombreuses forces notamment l’existence des structures de coordination et de surveillance. Sur 100 épidémies, 91 peuvent être gérées au Cameroun.  Seulement, de nombreuses faiblesses demeurent notamment les ressources financières extrêmement limitées, l’insuffisance de la surveillance à base communautaire et l’absence d’un système adéquat de transports des échantillons. Tout récemment, la région de l’Extrême nord  a fait face aux inondations affectant les populations, tant sur le plan sanitaire que socio-économique. Par ailleurs  des évaluations nationales de risque ont été conduites, permettant d’identifier les principaux risques sanitaires du pays. La stratégie régionale de la surveillance intégrée de la maladie et de la riposte (SIMR) de l’Oms pour l’Afrique, qui inclut une approche communautaire et multisectorielle a été adoptée pour améliorer la détection précoce et la réponse rapide et appropriée aux urgences et événements de santé publique.  C’est dans ce cadre que le Cameroun pour s’aligner aux standards internationaux a entrepris d’élaborer son plan stratégique de la surveillance Intégrée de la maladie et la Riposte (2024-2030). Aussi, pour adresser les risques identifiés, le Plan National de Préparation Multirisque et de Réponse aux Urgences de Santé Publique (PMRS 2024-2026) a été élaboré.  Les deux importants documents validés récemment à Yaoundé en présence des parties prenantes (Ministère de la Santé publique, les PTA Oms, Us Cdc, Africa CDC, Usaid, Unicef, Fao, Heada, EGpaf, JhPiego, acteurs de la santé animale, la santé environnementale, les forces de maintien de l’ordre, la société civile, les collectivités territoriales Décentralisées), sont les fruits d’un travail acharné mené selon une approche pluridisciplinaire et multisectorielle, afin de garantir une surveillance harmonisée et une meilleure coordination des efforts de réponse. Pour le patron de la Santé Publique, le pays doit disposer d’un système robuste pour la détection et la riposte rapide. Il lance à cet effet un appel  à une appropriation et  à une dissémination de ces documents à tous les acteurs de la gestion des urgences. Mais au delà de l’appel, le pays a un grand de mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre de toutes celles bonnes mesures préconisées. Pour le  Plan Stratégique SIMR, l’évaluation faite par les experts situe les besoins financiers à 8 milliards 79 millions de Fcfa destinés à la prévention, la détection, la gouvernance et l’amélioration du cadre juridique de la surveillance épidémiologique au Cameroun. Le Plan National de Préparation Multirisque et de Réponse aux Urgences de Santé Publique (PMRS 2024-2026) nécessite quant à lui la somme 5 milliards Fcfa pour mener les actions de coordination multisectorielle  au niveau régional, l’implication des communautés dans l’atténuation des risques et l’organisation des soins de 1er secours.  L’approche Une Seule Santé en marche Le Représentant Résident de l’Oms au Cameroun soutient :  » sur 100 urgences en santé publique, l’Afrique enregistre 70% des épidémies déclarées dans le monde. Les urgences commencent et finissent en communauté. Il faut donc des communautés résilientes et des autorités de santé publique solides. Une surveillance efficace est la pierre angulaire de renseignement et les données pertinentes par les décideurs. Il faut une collaboration, une communication et une coordination. Le monde a connu 30 nouveaux agents pathogènes ces 30 dernières années dont 75% sont d’origine animale.  Le Cameroun avance dans le One Heath. La résilience passera par la capacité du pays à répondre simultanément à plusieurs crises liées à la sécurité sanitaire.  Il faut mettre en œuvre tous les aspects de Santé pour atteindre le plus haut niveau de Santé possible pour le Cameroun. » .  Impact attendu du Plan Stratégique SIMR Selon les autorités et les experts, l’adoption de ce plan devrait permettre au Cameroun d’améliorer la coordination nationale des activités de  surveillance des maladies, de  renforcer la capacité de détection précoce des épidémies et autres menaces biologiques, d’optimiser la riposte rapide en cas d’épidémie, réduisant ainsi les risques pour la santé publique. Le document devrait également permettre de  développer un cadre de suivi-évaluation performant pour un contrôle continu des activités de surveillance, et de promouvoir une plus grande interopérabilité entre les différents secteurs impliqués dans la gestion des risques  sanitaires. Attentes vis-à vis de quelques acteurs clés  Aux populations, le ministre demande de rester vigilant, attentif et proactive devant toute situation pouvant constituer une urgence de santé Publique. Chacun doit  être informé et prêt à collaborer avec les autorités sanitaires en signalant tout symptôme ou évènement suspect pouvant menacer la santé des populations en indiquant une menace épidémiologique. Ensemble, nous pouvons limiter la propagation des maladies pour un Cameroun plus sûr. Leaders Communautaires Le Ministre de la Santé Publique  fait appel au  sens du devoir et de leadership  des leaders communautaires pour sensibiliser les communautés en montrant le bon exemple et en divulguant la bonne information. Ils assurent la liaison entre les autorités sanitaires et la population. Leur implication est indispensable pour assurer une

Abondante moisson des Lions du PowerLifting en Afrique du Sud: 26 médailles et une 2ème place au classement général de la compétition

L’expédition de Potchefstroom en Afrique du Sud a été un grand succès pour la délégation camerounaise qui a remporté plusieurs médailles. Le décompte au 4ème et  dernier jour du championnat, ce samedi 2 novembre 2024 fait état de 17 métaux en Or, 08 en Argent, 01 en Bronze et  plus de 4 trophées de meilleurs athlètes remportés. Pour la seule journée de ce 2 novembre, le Cameroun a engrangé 10 médailles dont 8 en Or, 02 en argent et 04 trophées de meilleurs athlètes. Dans la catégorie Open Powerlifting messieurs, Ano Naoussi Nembot (moins de 120kg) et Anong A Ngon (plus de 120 kg) ont  décroché chacun une médaille en argent. Dans l’Open Bench Press  Equipped Dames, Christelle Aimérance de la catégorie de plus de 84 kg  s’est hissée au plus haut du podium avec à la clé une médaille en or et un trophée de meilleure athlète de la catégorie. Daren Aram Tingounzeu  (moins de 59 kg) s’en tire avec l’Or et le trophée de meilleur athlète de la catégorie  subjunior bench messieurs. Son compatriote   Hugues Laurent Ondoua Ntonga (moins de 66 kg) a remporté un métal en Or dans la même catégorie. Dans la catégorie open Bench Press Equipped messieurs, 03 médailles en or ont été décrochées par Techap Fongang  aligné dans le groupe des moins de 83 kg (meilleur athlète Open Messieurs), Ano Noussi Nembot (moins de 120 kg) et Anong A Ngon (plus de 120 kg) Dans le Master 2 bench Press Equipped, Omer Gaston Tingounzeu de  la catégorie de moins de 105 kg a occupé la plus haute marche du podium avec sa médaille en or. Un  bilan satisfaisant qui traduit le niveau de préparation et la performance des athlètes camerounais. Ils ont fait preuve de beaucoup de combativité pour hisser leur pays à la 2ème marche du podium, juste derrière le pays hôte l’Afrique du Sud. A titre  de rappel la compétition qui a duré quatre jours a mobilisé plusieurs athlètes venus de 11 pays du continent notamment: l’Afrique du Sud, l’Algérie,  le Cap vert l’Égypte, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée Équatoriale,  le Maroc, la Namibie, la Tunisie et le Zimbabwé.  

Powerlifting, Techap Fongang décroche l’or

C’était au cours de la 3ème journée du Championnat d’Afrique du Powerlifting qui se déroule en ce moment à Potchefstroom en Afrique du Sud.  Ce jeune camerounais était aligné  dans la catégorie des moins de 83Kg Open messieurs. Il a permis au Cameroun de remporter son unique médaille en or du jour dans cette catégorie.  Dans la catégorie open dames, la team Cameroun a décroché deux métaux en argent et en bronze. La médaille d’argent porte l’estampille d’Audrey Aboueme Ndeme dans la catégorie de moins de 84 kg. Christelle Aimerance Fokem Fofe qui a affronté ses adversaires de la catégorie de plus de 84 kg s’en est tirée avec une médaille en bronze. Au terme des trois premiers jours de compétition, le Cameroun enregistre un total de 16 médailles soit 09 en or, 06 argent et 01 en bronze. Des performances qui devraient  faire la fierté du Cameroun en général et particulièrement celle  de Calvin Yao, Président de la Fédération Camerounaise du Powerlifting. L’on n’oublie pas les encadreurs notamment, le Directeur Technique Omer Gaston Tingounzeu et l’entraineur Bille, qui ont assuré une bonne préparation de l’équipe avec l’accompagnement de la Fédération et de sa tutelle. La suite de la compétition c’est le samedi 02 novembre 2024 avec de grandes épreuves en perspective dans le Bench Press et  le powerlifting classic senior open messieurs, catégorie de moins de 93 kg jusqu’à plus de 120 kg.  

Gros porteurs, plus de circulation sans camera de surveillance à bord

Les acteurs du transport  routier interurbain de marchandises ont jusqu’au 31 décembre 2024, pour doter leurs véhicules d’un système de gestion et de suivi centralisés du transport interurbain.  La mesure gouvernementale est contenue dans un communiqué signé le 25  octobre dernier  par le Ministre des Transports Ernest Ngalle Bibehe. Dans le  communiqué, le patron des transports porte à la connaissance des acteurs du transport  routier interurbain de marchandises, que conformément  aux très hautes instructions du Chef de l’État, lui demandant d’intensifier les campagnes de surveillance et de répression des infractions  à la circulation routière, un  accent particulier sera mis sur leur secteur d’activités, au regard de la  recrudescence des accidents mortels impliquant leurs véhicules. A cet égard, il leur est prescrit les mesures particulières parmi lesquelles, l’installation d’un système de gestion et de suivi centralisés du transport interurbain dans tous les véhicules effectuant le transport des produits divers ou dangereux, notamment, les produits de carrières, les  grumes, les hydrocarbures et tout autre produit, avant le 31 Décembre 2024.  Le Ministre des transports précise que passé ce délai, seuls ceux équipés dudit système seront  autorisés à circuler. Il souligne par ailleurs que  les propriétaires des véhicules déjà équipés d’un système similaire devront se rapprocher de la Direction des Transports routiers pour  vérification de la comptabilité et interconnexion avec le système agrée par le ministère des transports. « La mise en place d’un mécanisme périodique efficace à l’endroit des conducteurs qui leur garantit un temps de repos, un recyclage en conduite défensive ainsi qu’un bilan médical d’aptitude à la conduite  sous l’encadrement des services techniques compétents du Département ministériel dont il a la charge« , ajoute  le patron des transports. Il invite à cet effet les organisations  socioprofessionnelles et les bailleurs de fret à faire une large  diffusion  de ce communiqué auprès de leurs membres pour l’atteinte de l’objectif prescrit par  le Chef de l’État.

Alerte aux intoxications alimentaires: la CCC appelle au renforcement du contrôle et à l’adoption des textes d’application de la loi de 2018

Dans un récent communiqué de presse, la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC), une association de protection des  droits des Consommateurs travaillant sur la sécurité sanitaire des aliments exhorte les autorités à renforcer les mesures de contrôle et d’inspection alimentaires afin de débarrasser de l’espace marchand, des produits et denrées alimentaires de la contrebande, de la contrefaçon et ceux  impropres à la consommation humaine.  Lire ci-dessus, l’intégralité du document. La Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC) constate tout comme le reste de la communauté nationale, la recrudescence des cas des décès des êtres humains du fait de la consommation des aliments  contaminés.  Le dernier cas qui défraie encore la chronique est  celui du 29 septembre 2024 dans la Région du Sud-ouest avec le décès de 3 enfants ayant consommé les pâtes alimentaires dont la qualité sera déterminée par les enquêtes en cours. Bien avant ce triste épisode, c’est la Région de l’Est qui avait aussi retenu l’attention de l’opinion avec 06 jeunes personnes qui avaient trouvé la mort après la consommation d’un repas préparé à base de maïs, un maïs traité avec des produits chimiques pour la conservation.  Le 23 mars 2024, ce sont deux enfants âgés de 2 et 4 ans qui sont décédés dans le département de l’Océan au Sud du Pays, après une intoxication alimentaire  aux raticides.   Ces différents cas qui ne sont que la partie visible de l’iceberg, interpellent la conscience collective en vue des actions appropriées à entreprendre par les différents maillons de la chaine alimentaire. La Coalition des Consommateurs Camerounais qui a fait de la sécurité sanitaire des aliments son cheval de bataille, est fortement préoccupée par la fréquence des intoxications alimentaires entrainant les pertes en vies humaines. C’est la raison pour laquelle elle invite les consommateurs à observer les règles élémentaires d’hygiène et de sécurité sanitaire lors de l’achat ou de la préparation des aliments. La lecture systématique des étiquettes des produits alimentaires préemballés fournit aux consommateurs des informations pertinentes dont la date de péremption, les ingrédients et les conditions de manipulation de l’aliment. De même que les ustensiles de cuisine qui doivent être maintenus en bon état de propreté, les espaces de préparation des aliments doivent eux aussi  être bien nettoyés et débarrassés des produits chimiques ou de toutes autres substances  ou matières susceptibles de contaminer les aliments. Les producteurs et vendeurs d’aliments qui sont légalement responsables des aliments mis sur le marché, doivent prendre à leur niveau,  toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de la qualité des aliments mis à la disposition des consommateurs. Quant aux autorités compétentes,  elles sont exhortées à renforcer les mesures de contrôle et d’inspection alimentaires afin de débarrasser de l’espace marchand, des produits et denrées alimentaires de la contrebande, de la contrefaçon et ceux  impropres à la consommation humaine. La finalisation des textes d’application prévus par la loi-cadre du 11 décembre 2018 portant  sur la sécurité sanitaire des aliments est aussi vivement souhaitée pour améliorer le système national de sécurité sanitaire des aliments. La Coalition rappelle que la sécurité sanitaire des aliments est une affaire tous et nécessite à cet effet, une vigilance de chaque instant afin d’éviter les potentiels risques de contamination des  aliments aux dangers  chimiques, physiques ou microbiologiques qui sont omniprésents.

Lutte contre la torture: la CDHC réaffirme son engagement

Dans l’affaire de torture de Longue Longue, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) a fait entendre voix pour condamner et rappeler aux autorités compétentes, la nécessité  de réprimer les cas de violation des Droits de l’homme. dans une lettre du 24 octobre 2024 adressée au Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense,  James Mouangue Kobila, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun interpelle  au sujet des allégations d’actes de torture au préjudice de Monsieur Simon Longkana Agno, communément appelé Longue Longue. Il écrit en effet : » j’ai l’honneur de vous faire assavoir que le 23 octobre 2024, la Commission  des Droits de l’Homme du Cameroun a pris connaissance , à travers le réseau social WhatsApp,  d’une vidéo mise en circulation sur le réseau social Facebook ces derniers jours,  vidéo à travers  laquelle on aperçoit l’artiste camerounais Simon Longkana Agno, communément appelé Longue Longue…« . La CDHC ne s’est pas seulement contentée de prendre connaissance. Elle a souligné la nécessité d’agir conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux portant protection des droits de l’Homme.  Selon James Mouangue Kobila, en le faisant, le Cameroun se conformera  à une tradition solidement établie depuis quelques années et hautement appréciée par les partenaires internationaux du pays  qui  consiste à réprimer systématiquement et promptement  toutes les violations emblématiques des Droits de l’Homme. A travers cette action, la CDHC est en plein exercice de sa mission  qui est la promotion et la protection des Droits de l’homme ainsi que la prévention de la torture dans tous les lieux de privation de liberté.  En date de 05 septembre 2024,  la CDHC avait saisi le secrétaire d’État  auprès du Ministre de  la Défense  chargé de la Gendarmerie Nationale. L’objet portait sur la Déclaration de la Commission à l’occasion de la journée Internationale  pour le soutien aux victimes de torture. Déclaration assortie des recommandations pour les institutions concernées dont la Délégation Générale de la Sureté nationale qui avait été elle aussi saisie. En date du  27 août 2023, c’est le Ministre Délégué à la présidence  chargé de la défense qui avait reçu sur sa table, une lettre de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun au sujet  de certaines exactions imputables aux forces de Défense et de Sécurité  dans les Départements  du Bui et  de la Mezam, région du Nord-ouest. Le Cameroun à la lumière de sa constitution et des instruments juridiques subséquents, est un État de droit qui reconnait en tout être humain  les droits inaliénables et sacrés. L’un de ces droits, est le droit  à la vie et à l’intégrité physique et morale. A cet effet Toute personne  doit être traitée en toute circonstance avec humanité. En aucun cas, elle ne peut être soumise à la torture, à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Le Cameroun affirme ainsi son attachement aux libertés fondamentales inscrites dans la déclaration universelle des droits de l’homme, la charte des Nations-Unies, la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et toutes les conventions internationales y relatives et dûment ratifiées.  L’issue de son passage au 4ème cycle de l’Examen  Périodique Universel  le 26 mars 2024, le Cameroun a réaffirmé cette volonté en acceptant les deux cent recommandations formulées à son endroit.  Au rang de ces recommandations on note celles relatives à la ratification de certains instruments juridiques internationaux notamment la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Extrait du Préambule de la Constitution du Cameroun « Le Peuple camerounais, Proclame que l’être humain, sans distinction de race, de religion, de sexe, de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés ; Affirme son attachement aux libertés fondamentales inscrites dans la déclaration universelle des droits de l’homme, la charte des Nations-Unies, la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et toutes les conventions internationales y relatives et dûment ratifiées, notamment aux principes suivants : Tous les hommes sont égaux en droits et en devoirs. L’État assure à tous les citoyens les conditions nécessaires à leur développement ; L’État assure la protection des minorités et préserve les droits des populations autochtones conformément à la loi ; La liberté et la sécurité sont garanties à chaque individu dans le respect des droits d’autrui et de l’intérêt supérieur de l’État ; Tout homme a le droit de se fixer en tout lieu et de se déplacer librement, sous réserve des prescriptions légales relatives à l’ordre, à la sécurité et à la tranquillité publics ; Le domicile est inviolable. Nulle perquisition ne peut y avoir lieu qu’en vertu de la loi ; Le secret de toute correspondance est inviolable. Il ne peut y être porté atteinte qu’en vertu des décisions émanant de l’autorité judiciaire ; Nul ne peut être contraint de faire ce que la loi n’ordonne pas ; Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou détenu que dans les cas et selon les formes déterminées par la loi ; La loi ne peut avoir d’effet rétroactif. Nul ne peut être jugé et puni qu’en vertu d’une loi promulguée et publiée antérieurement au fait punissable ; La loi assure à tous les hommes le droit de se faire rendre justice ; Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie au cours d’un procès conduit dans le strict respect des droits de la défense ; Toute personne a droit à la vie et à l’intégrité physique et morale. Elle doit être traitée en toute circonstance avec humanité. En aucun cas, elle ne peut être soumise à la torture, à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; Nul ne peut être inquiété en raisons de ses origines, de ses opinions ou croyance en matière religieuse, philosophique ou politique sous réserve du respect de l’ordre public et des bonnes mœurs ; L’État est laïc. La neutralité et l’indépendance de l’État vis-à-vis de toutes

Championnat d’Afrique du Powerlifting , déjà 13 médailles et 02 trophées de meilleur Athlète pour le Cameroun

Au deuxième jour de la compétition les plénipotentiaires du Cameroun à Potchefstroom en Afrique du Sud continuent à porter haut le drapeau national. Le bilan de la journée du 31 octobre 2024, fait état de 4 médailles en or, 2 en argent  en powerlifting classique et un trophée de meilleur athlète subjunior.De manière précise, ces précieux métaux en or et en argent ont été remportés dans la catégorie subjunior et en master 2. Dans la catégorie  subjunior dame de moins de 57 kg, Erine Jenny Tingounzeu Momo a décroché une médaille en argent et un trophée de meilleure athlète de la catégorie. Chez les messieurs, Daren Aram Tingounzeu (moins de 59 kg) remporte une médaille en argent. Chez les moins de 66 kg, c’est Hugues Laurent Ondoua Ntonga qui a été sacré vainqueur. Dans la catégorie Master 2, Omer Gaston Tingounzeu améliore ses performances de la première journée et remporte la première place synonyme d’une médaille en or. Une grande satisfaction pour l’encadrement technique, les responsables de la fédération et surtout le Chef de la Délégation, Victor Muller Njalle Mandengue, représentant  du Ministre des sports et de l’Éducation Physique.  La troisième journée prévue ce 1er novembre laisse entrevoir d’autres possibilités de médailles pour le Cameroun.