Lutte contre les MNT: nécessité de politiques alimentaires saines

La rencontre de sensibilisation des acteurs médiatiques organisée le 14 avril 2025 à Yaoundé par l’association pour la Réconciliation et le Développement (RADA), a permis de comprendre l’ampleur du problème.  Les chiffres présentés soulignent l’urgence d’une action qui passe entre autres par la sensibilisation et l’adoption des mesures fiscales adéquates notamment, l’augmentation des taxes les boissons sucrées et les aliments emballés malsains basée sur des preuves pour la santé publique et le développement. Selon les experts, les maladies non transmissibles (MNT) sont la principale cause de mortalité dans le monde, représentant environ 41 millions de décès par an, ce qui représente 71% de tous les décès.  La plupart des décès liés aux MNT sont concentrés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et les projections indiquent que d’ici 2030, les MNT seront la principale cause de décès en Afrique.   Au Cameroun, les MNT sont parmi les principales causes de décès, responsables d’environ 235 000 décès, ce qui représente 35% de tous les décès chez les personnes de plus de 50 ans en 2016. Selon le rapport de suivi des progrès dans la lutte contre les MNT-OMS 2022, le Cameroun enregistre 74 100 décès annuels liés aux Maladies Non Transmissibles. Le risque de mourir d’une MNT grave pour les personnes âgées de 30 à 70 ans est estimé à environ 22% au Cameroun. En matière de malnutrition, le Cameroun est aux prises avec la sous-nutrition et le défi croissant de surpoids et de l’obésité, qui sont de plus en plus devenus une priorité de santé publique.  Une revue réalisée en 2019 indique que 26% des adultes sont en surpoids, tandis que 15,1% entrent dans la catégorie de l’obésité. Concernant les enfants de moins de cinq ans, la prévalence du surpoids a presque doublé, passant de 5% en 1991 à 11% en 2018. En milieu urbain, 12,5% des enfants de 3 à 13 ans   sont considérés comme un surpoids, les filles (13,2%) étant plus touchées que les garçons (11,8%). Selon une enquête de promotion de la santé sur les connaissances, les attitudes et les comportements (KAB) récemment menée sur le territoire national par RADA et LORDA, 60% de la population estime que les boissons sucrées et les aliments emballés malsains sont nocifs.  Suivant l’étude, 40% ne sont pas conscients des impacts négatifs de la consommation à long terme de ces produits et plus de 60% ne sont pas certains que ces produits causent des dommages mortels. Les experts soutiennent que plusieurs facteurs clés contribuent à la prévalence des MNT et augmentent considérablement le risque de développer ces maladies, en particulier un faible niveau d’activité physique et des habitudes alimentaires (un apport calorique élevé, le sel, les graisses malsaines et surtout le sucre libre). Une analyse du paysage concernant la consommation de sucre dans la population a également montré que la consommation de sucre au Cameroun varie selon les populations et les contextes.  L’étude souligne que les camerounais des zones rurales, hommes et femmes, ont tendance à avoir des apports énergétiques plus élevés que ce qui est généralement rapporté, ce qui indique une possible sous-estimation de leur consommation en sucre. Au sein de la population rurale, les personnes âgées de 20 à 39 ans présentent souvent de mauvaises habitudes alimentaires susceptibles d’inclure un apport élevé en sucre. Au regard de ces données et les conséquences des aliments malsains sur la santé, il y a lieu de réduire la consommation de ces produits.  En dehors de la sensibilisation et l’éducation des populations, l’un des moyens efficaces est l’augmentation des taxes sur ces produits responsables des MNT comme l’obésité, le diabète de type II et les maladies cardiovasculaires qui n’ont cessé d’augmenter.  Le système de taxation actuel sur le sucre est de 25% avec une taxe spécifique de 12,5%.   Les simulations faites révèlent qu’une augmentation des taxes à hauteur de 30% sur les boissons sucrées permettraient de générer environ 118,42 millions de dollars Usa. Une réduction de la consommation des produits malsains passe aussi par la reformulation de ces produits à travers la réduction des quantités excessives de nutriments préoccupants pour la santé.  C’est ce que recommande du reste l’Oms dans ses interventions stratégiques de 20230 pour les MNT. Cette agence onusienne recommande la mise en œuvre des politiques fiscales qui ont d’ailleurs fait leur preuve dans certains pays comme le Mexique. C’est ce plaidoyer que les médias formés le 15 avril dernier à Yaoundé sont appelés à porter auprès des décideurs tout en intensifiant la sensibilisation et l’éducation des populations sur les bonnes pratiques et habitudes alimentaires.                                                                                 Prince Mpondo

Protection de l’environnement : la presse donne l’exemple dans la lutte contre la pollution plastique

Alors que la planète étouffe sous des tonnes de déchets plastiques, la journée mondiale de l’environnement 2025 a été célébrée le 05 juin sous le thème : « mettre fin à la pollution plastique ». Ladite journée a inspiré une action citoyenne originale à Abong-Mbang, dans la Région de l’Est du Cameroun. Des journalistes membres du Syndicat des Professionnels de l’Information e et de la Communication (SPIC) sont descendus dans les rues de cette ville pour collecter des déchets plastiques.  Un geste concret, à rebours de leur rôle habituel d’observateurs, qui vise à montrer que la sensibilisation peut aussi passer par l’exemple. Selon Thierry Eba, Président National du SPIC, il s’agissait de montrer que les professionnels des médias sont aussi des citoyens responsables. A l’occasion il a déclaré que : « on connait la presse pour son rôle d’information. Mais il est temps aussi de faire savoir que nous sommes capables d’agir directement pour des causes qui concernent tout le monde, comme la protection de l’environnement ». Une commune engagée pour l’environnement La municipalité d’Abong-Mbang n’a pas hésité à soutenir cette initiative. Son maire, Charmant Oyal, y voit une opportunité de mettre en lumière les efforts déployés par sa commune pour rester propre, dans un contexte où de nombreuses villes camerounaises sont submergées par les ordures : « l’hygiène et la salubrité sont au cœur de notre politique municipale. Le programme (jeudi propre) est un rendez-vous hebdomadaire que nous considérons comme sacré. Nous voulons offrir un environnement sain à nos populations ».  La municipalité met un accent particulier sur la gestion des déchets plastiques, qu’elle considère comme un véritable fléau. Des points de dépôt ont été installés dans la ville, mais le manque de civisme de certains habitants demeure un obstacle majeur, selon le maire Charmant Oyal. Une action symbolique mais durable Cette activité s’inscrit dans un volet « engagement humain » des Universités de la Presse, un programme porté par le SPIC.  Faute de partenaire, ce volet n’a pu se tenir comme prévu lors de la dernière journée de la liberté de la presse. La commune d’Abong-Mbang a donc permis de redonner vie à cette initiative, en l’associant à une cause environnementale urgente.  Car au-delà du geste, c’est tout un message qui est porté : le plastique à usage unique, jeté ou brulé menace la santé humaine, pollue les écosystèmes et tue la biodiversité. Selon les experts, si rien n’est fait, la pollution plastique pourrait doubler d’ici 2040. A Abong-Mbang, journalistes et élus locaux ont montré qu’un autre avenir est possible, à condition que chacun fasse sa part. L’évènement d’Abong-Mbong a connu la participation significative des journalistes membres de la coordination -Cameroun du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), signe d’une bonne collaboration entre le REMAPSEN et le SPIC.                                                                           Prince Mpondo

Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique.

Du 25 au 27 novembre 2025 aura lieu le 4ème Forum des médias sur le thème : « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées (Mtn) en Afrique ». Pour la réussite de cet événement, le REMAPSEN peut compter sur ses partenaires stratégiques dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer Speak Up Africa (SUA). Selon Papa Djibril Faye, chargé du plaidoyer en santé à SUA « Les médias ont un rôle prépondérant à jouer dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des ressources », soutient-il avant d’ajouter et de conclure que :« A travers ce forum, nous espérons que les journalistes du REMAPSEN seront outillés pour renforcer la couverture médiatique autour des MTN en Afrique, devenant ainsi des alliés du plaidoyer avec des récits accessibles et factuels ». Dans une vidéo transmise au comité d’organisation et diffusée au cours de la conférence de presse de lancement le 30 mai dernier, la Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission (BOAM), principal partenaire des Awards du REMAPSEN a expliqué aux médias, les missions de son organisation. Selon elle, BOAM est une Agence qui opère dans la santé et le développement durable. « La mission de Brands On a mission est donc parfaitement alignée sur les objectifs du REMAPSEN » a-t-elle précisé. Concernant l’implication de BOAM dans l’organisation du Forum des médias et des Awards 2025, elle tire sa source de l’évidence que les journalistes peuvent publier des récits pour changer des comportements. La Professeure Myriam Sidibé déclare à cet effet que : « Nous croyons que le récit est l’un des outils les plus puissants pour changer les comportements et à terme, les systèmes. A travers les Awards du REMAPSEN nous sommes fiers de célébrer et d’investir chaque année dans les voix des journalistes   africains, en particulier les jeunes qui façonnent les récits, porteurs de progrès ». La Présidente Fondatrice de BOAM a aussi indiqué que le partenariat entre Brands On a mission et le REMAPSEN s’inscrit dans le cadre de African Voices qui visent à amplifier des solutions africaines et à valoriser les champions locaux qui redéfinissent ce qui est possible dans les domaines de la santé, du climat et du développement durable. Elle conclut en indiquant que « BOAM attend des journalistes une approche orientée vers des solutions mettant en lumière les défis et des innovations qui émergent localement. » Le soutien de Sightsavers Dans son message, M. Simon Bush Directeur de la lutte contre les maladies Tropicales Négligées au siège de Sightsavers à Londres a écrit ceci. « Sightsavers est heureuse de rejoindre le forum des journalistes du REMAPSEN concernant la lutte contre les maladies tropicales négligées (Mtn) qui se déroulera à Abidjan. Bien que les Mtn soient évitables, elles continuent néanmoins d’affecter plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Sightsavers aide donc les ministères de la Santé à travers l’Afrique afin de contrôler et d’éliminer cinq de ces maladies invalidantes : le trachome, l’onchocercose (la cécité des rivières), la filariose lymphatique, la schistosomiase et les vers intestinaux. À l’heure où de nombreux progrès récents concernant la santé mondiale sont menacés, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière d’élimination des Mtn. Les journalistes peuvent également partager les histoires des personnes atteintes d’une maladie tropicale négligée afin de briser la stigmatisation liée à ces maladies et d’encourager les malades à se présenter pour suivre un traitement ». Avec l’engagement de ses partenaires, le REMAPSEN peut être rassuré quant au succès du prochain forum des médias sur les maladies tropicales négligées et des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé. Prince Mpondo

Prix Galien Afrique: La 5ème édition est déjà lancée.

L’annonce est contenue dans un communiqué de l’Association Galien Africa publié le 31 mars 2025 à Dakar au Sénégal.  A lire ci-dessous, l’intégralité du communiqué Dakar (Sénégal), 31 mars 2025 – En partenariat avec la Fondation Galien, l’Association Galien Africa lance, ce 31 mars 2025, l’Appel à candidature pour la cinquième édition du Prix Galien Afrique qui consacre l’excellence et l’innovation. Les dossiers de candidature devront être soumissionnés en ligne sur www.prixgalienafrique.com. Depuis cinq ans, le Prix Galien Afrique a pour but de primer les chercheurs, les institutions et industries pharmaceutiques du secteur public ou du secteur privé ayant mis au point des initiatives, des services, des produits pharmaceutiques, biotechnologiques, de phytothérapie, de diagnostic, des dispositifs médicaux et des solutions digitales récemment introduits sur le marché africain. Quatre prix peuvent être décernés : – Le meilleur produit pharmaceutique, – Le meilleur produit de tradithérapie, -Le meilleur produit biotechnologique, -la meilleure technologie médicale ou solution digitale (dispositif médical, de diagnostic, esanté, télémédecine, dossier patient, etc.). Chaque Prix est doté d’une bourse de 20 000 000 FCFA (Vingt Millions de Francs Cfa), soit environ 30 000 USD (Trente Mille US Dollars). Comm de presse Prix Galien Ils seront attribués pour les produits, initiatives et services très probants ou prometteurs, dans le domaine des découvertes et thérapies innovantes aux services de l’humanité et de la santé animale et environnementale. Le Prix Galien Afrique récompense les sciences pharmaceutiques qui améliorent la condition humaine, animale et environnementale, principalement sur la base de deux critères : Innovation et/ou découverte Impact sur le continent africain. La Fondation Galien créée par feu M. Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, décerne depuis plus de 50 ans le Prix Galien international qui se positionne comme le Prix Nobel en matière d’innovation pharmaceutique. Depuis 2009 il lui est associé un Forum scientifique. Depuis 2018, le Forum Galien Afrique est organisé à Dakar et abritera cette année la cinquième édition du Prix Galien Afrique. Le Forum Galien Afrique, offre une plateforme d’échanges scientifiques de haut niveau sur des questions d’intérêt commun, les priorités de notre continent pour les africains et par les africains. Il réunit des Prix Nobel, des Leaders politiques, des experts, des chercheurs, des étudiants, des médecins, des socio-anthropologues, des biologistes, des innovateurs, des investisseurs, des organisations internationales, la société civile, le secteur privé, etc. Comm de presse Prix Galien

Célébration de la journée mondiale de la santé : L’UNICEF et le REMAPSEN unissent leurs efforts pour lutter contre la mortalité maternelle, infantile et néonatale.

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la santé, le bureau régional de l’UNICEF et le Réseau de Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement(REMAPSEN) ont organisé le jeudi 17 avril dernier, un webinaire des médias sur le thème : « La santé maternelle, néonatale et infantile en Afrique de l’Ouest et du Centre. » Plus de 75 journalistes africains issus de 34 pays ont participé à ce webinaire riche en enseignements sur la santé maternelle, néonatale et infantile. Selon le Dr TomomiKitamura, Spécialiste en santé publique et responsable de la section santé maternelle et infantile au bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et du centre, l’organisation de ce webinaire en direction des journalistes africains est une opportunité pour faire un plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires et relever les nombreux défis liés à la santé maternelle, néonatale et infantile dans la région. Toujours selon le Dr Tomomi, en 2023, Plus de 4, 8 millions d’enfants de moins de 5 ans n’ont pas survécu dans le monde et presque 40% de ces décès d’enfants ont eu lieu en Afrique de l’ouest et du centre. Plusieurs causes sont à la base de ces décès, dont les principales sont : le paludisme, les infections respiratoires, la diarrhée et la prématurité.   Abordant le sous- thème des soins essentiels aux nouveaux- nés, la Professeure Mariam Sylla du Mali, Présidente de l’Association des pédiatres d’Afrique noire francophone a insisté sur l’importance de l’allaitement maternel exclusif avant d’ajouter que la santé du nouveau-né dépend de la santé et de l’alimentation de la mère. La Professeure Mariam Sylla a aussi indiqué que la mortalité néonatale plombe les indicateurs de la santé infantile. « Un grand nombre des  décès des nouveau-nés en Afrique sont évitables » a-t-elle conclu. Quant au Professeur Faye Moctar du Sénégal, vice- Président de l’Association néonatale africaine, il a insisté sur l’importance d’impliquer les parents et les communautés dans la prise en charge des nouveau-nés, renforcer le financement, les ressources humaines et les infrastructures et assurer la disponibilité des équipements et des consommables. Il a présenté la stratégie gagnante des soins kangourou en confirmant que 90 % des décès chez l’enfant sont évitables. Au cours de  ce webinaire, les médias ont eu droit au témoignage édifiant de Mme Ebène Diop, sur la tangibilité de la prise en charge des nouveau-nés. Les échanges qui ont suivi les exposés des experts ont permis d’éclairer la lanterne des journalistes sur les défis majeurs de la prise en charge des nouveau-nés en Afrique de l’ouest et du centre. Le Président du REMAPSEN M. Bamba Youssouf a remercié l’UNICEF et ses experts pour leur disponibilité et s’est engagé à accentuer la promotion de la santé maternelle, néonatale et infantile à travers les productions médiatiques de qualité.

Journée mondiale des troubles Bipolaires: le ROOHCAM célèbre l’événement

Sous la conduite de leur présidente Marie Hélène Ebieline, les membres de ce Réseau  des organisations de la société civile Camerounaise sur l’Approche Une Seule Santé  (Roohcam), ont massivement pris part à la table ronde organisée le 03 avril 2025 à l’hôpital Jamot de Yaoundé. Les troubles bipolaires anciennement appelés psychose maniaco-dépressive(PMD), font partie des troubles de l’humeur. Lorsqu’ils ne sont pas traités, ils se caractérisent par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation appelée manie ou hypomanie et de périodes de dépression, voire de mélancolie profonde. Ces épisodes sont entrecoupés de périodes de stabilité qui, selon les cycles, durent plus ou moins longtemps. Selon l’Organisation mondiale de la santé 1’on estime qu’environ 1 % de la population générale dans le monde présenterait des troubles de type bipolaire 2, tels que définis dans les classifications internationales des troubles mentaux. Cette proportion varierait peu d’un pays à l’autre. Les troubles bipolaires sont fortement associés aux troubles anxieux et aux comportements addictifs 3. Ces troubles apparaissent en général autour de 20 ans. Le diagnostic est souvent posé avec un délai de plusieurs années après l’apparition des premiers symptômes, ce qui peut retarder la mise en place d’un traitement adapté.  Selon les spécialistes, les troubles bipolaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale. Malgré ces difficultés il est possible de se rétablir de troubles bipolaires a tenu à rappeler Dr Jean Pierre Kamga Olen, médecin psychiatre  en service à l’hôpital Jamot de Yaoundé.  Il a par ailleurs entretenu les participants sur plusieurs aspects liés à la maladie dont la grosse des femmes souffrant des troubles bipolaires. L’e spécialiste précise que la grossesse ne devrait  pas être un problème une fois  les paramètres sont stabilisés pour permettre le fonctionnement normal de chaque organe. Concernant la maladie, il faut noter que la plupart des troubles bipolaires peuvent être classés en deux grands groupes à savoir: le  trouble bipolaire de type I et  le trouble bipolaire de type II.  Pour le  trouble bipolaire de type I,  la personne présente au moins un épisode maniaque caractérisé (épisode qui perturbe le fonctionnement de la personne ou qui comprend des délires) et généralement des épisodes dépressifs. En ce qui concerne le  trouble bipolaire de type II, la personne présente des épisodes dépressifs majeurs, au moins un épisode maniaque moins grave (hypomaniaque), mais aucun épisode maniaque caractérisé. Cependant, certaines personnes connaissent des épisodes dépressifs ou maniaques qui font penser à un trouble bipolaire, mais qui sont plus légers et ne remplissent pas les critères diagnostiques spécifiques du trouble bipolaire I ou II. De tels épisodes peuvent être classés comme trouble bipolaire non spécifié ou trouble cyclothymique. Pour qu’un diagnostic de trouble bipolaire soit posé, il faut que la personne ait vécu au moins un épisode dépressif caractérisé et un épisode maniaque ou hypomaniaque. Épisode dépressif.  L’épisode dépressif appelé aussi dépression est défini par un certain nombre de symptômes, présents toute la journée et presque tous les jours, non influencés par les circonstances et durant au moins deux semaines. Les symptômes sont  notamment  l’humeur dépressive, tristesse, perte d’intérêt, la  fatigue ou perte d’énergie,  trouble de l’appétit (avec perte ou prise de poids), les  troubles du sommeil (perte ou augmentation), le ralentissement/agitation psychomotrice, le  sentiment d’infériorité, la  perte de l’estime de soi, le sentiment de culpabilité inappropriée, les difficultés de concentration, les idées noires, pensées de mort et comportement suicidaire. L’ épisode hypomaniaque ou maniaque  est défini comme une période d’au moins quatre jours consécutifs, où la personne est expansive ou irritable, très différente de sa façon d’être habituelle et où elle présente au moins trois des symptômes suivants : augmentation de l’activité ou agitation physique , augmentation du désir de parler, difficultés de concentration,  réduction du besoin de sommeil (ex. : se sentir reposé après 3 heures de sommeil);  augmentation de l’énergie sexuelle, les achats inconsidérés, ou autres types de conduites insouciantes ou irresponsables. L’on note aussi l’augmentation de la sociabilité ou familiarité excessive. Les modifications de l’humeur peuvent perturber les activités quotidiennes, mais sans gêner le fonctionnement professionnel ou social et sans nécessiter une hospitalisation. Dans certains cas, les symptômes dépressifs et maniaques apparaissent en même temps, ou alternent très rapidement. Lorsque c’est le cas, les activités professionnelles et sociales ou les relations interpersonnelles sont alors perturbées. Une hospitalisation est parfois nécessaire pour éviter des effets graves pour la personne ou pour son entourage. Évolution de la maladie Les troubles bipolaires se développent généralement à la suite de troubles dépressifs aigus, chez des personnes jeunes (avant 25 ans) n’ayant pas de troubles avant l’adolescence Il y aurait un risque de trouble bipolaire plus important en cas d’antécédents familiaux de bipolarité ; quand un épisode dépressif caractérisé apparaît après un accouchement ; en cas d’hypomanie due à la prise d’un médicament. Plusieurs facteurs peuvent faire évoluer un trouble dépressif récurrent en trouble bipolaire : un trouble dépressif sévère avec des caractéristiques psychotiques ou mélancoliques ; des épisodes dépressifs qui se répètent ; l’hypersomnie et le ralentissement psychomoteur. Le délai pour diagnostiquer un trouble bipolaire peut avoir un impact sur  la fréquence des cycles, la durée des épisodes, les conséquences des troubles (ex : dépenses excessives, dettes, consommation d’alcool et de drogues, mise en danger, perte d’emploi, etc.), et sur le risque suicidaire. Les idées suicidaires sont fréquentes en cas de troubles bipolaires. Oser parler de ses pensées suicidaires, à un professionnel de santé par exemple, ou à son entourage proche (familial ou amical), c’est se donner la possibilité de se faire aider et de trouver des solutions. Il est important de rappeler que  les personnes ayant des pensées suicidaires ne veulent pas nécessairement mourir, mais souhaitent avant tout mettre fin à une souffrance devenue insupportable.  La majorité des personnes ayant des idées de suicide ne feront pas de tentative. En cas d’urgence, Il est possible d’appeler le 15 ou de se rendre à toute heure du jour ou de la nuit aux urgences de l’hôpital le plus proche.   Soins et accompagnement Selon les experts, la réponse thérapeutique doit être adaptée à

Protection des consommateurs: la grande insatisfaction qui appelle à l’action

Le 2ème rapport sur la perception de la protection des Consommateurs au Cameroun  que vient de rendre public par la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC) ressort le mal être des consommateurs.  Le rapport a été publié  le 19  et le 21 mars respectivement à Yaoundé et à Douala dans le cadre des activités de la 40ème journée Mondiale des Droits des Consommateurs, en collaboration avec la Plateforme Camerounaise pour le Commerce Équitable (P2CE) . L’objectif pour la CCC est de contribuer à l’amélioration de la politique nationale en matière de protection des droits des consommateurs.  Suivant les données de l’étude,  la protection des consommateurs n’est pas satisfaisante au Cameroun  avec  80% des interrogés qui la trouvent  mauvaise, 16% la trouvent   passable et  4% ont une attitude neutre. Le rapport souligne également une faible connaissance des consommateurs, des textes qui protègent leurs droits et les mécanismes de recours en cas de réclamation ou de dénonciation. Suivant les données de l’étude, il y a lieu de mettre l’accent sur les domaines de l’électricité. Les coupures incessantes de courant, place le secteur de l’électricité (32,2%) comme celui ayant le plus de problème au Cameroun d’après les  interrogés. Il est suivi par le domaine de l’approvisionnement en eau potable (18,8%)  et celui de la santé  et de la téléphonie mobile (13,4%), l’alimentation et produits pétroliers  (12%) et de  habitat (11,6).  Ces secteurs sont ceux  où le mal être du consommateur se fait beaucoup plus ressentir de manière chronologique. Quant aux critères causant ces problèmes, le critère PRIX   (42%) se taille la part du lion avec 210 individus sur les 500. Suivi par le problème de la disponibilité des produits sur le marché (33%) avec 165 répondants  et la qualité des biens et services   (25%) avec 125 d’individus qui l’ont cité. L’autre problème majeur à solutionner est le problème d’information.  Les consommateurs sont très peu informés de cadre juridique et des mesures prises pour les protéger.  Ils ont l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes.  Les associations de protection des consommateurs qui ont reçu une mission légale d’informer, former et d’éduquer les consommateurs ne bénéficient malheureusement du transfert des ressources nécessaires à l’accomplissement de cette mission. Le rapport fait  quelques recommandations en direction des pouvoirs publics, des acteurs du secteur privé et des associations de protection des droits des  consommateurs. Pour les pouvoirs publics, il est recommandé entre autres  de prendre des mesures nécessaires pour trouver des solutions aux  facteurs  qui impactent négativement   sur le prix, la disponibilité  et la qualité des biens et services, renforcer la collaboration avec les associations de protection des droits des  consommateurs pour vulgariser les textes régissant la protection du consommateur, élaborer et vulgariser une cartographie claire des structures publiques en charge de la protection des consommateurs et mettre en place des mesures adéquates  pour la professionnalisation et la viabilisation des associations de protection des droits des consommateurs.    Concernant le secteur privé et les producteurs, fabricants et commerçants de manière générale, il  leur est recommandé de mettre  en place  et de vulgariser   les mécanismes d’écoute et de réception des requêtes et de réparation des préjudices subis par  les consommateurs; d’informer  systématiquement les consommateurs sur les éventuels changements sur les prix, la distribution et la qualité ;  d mettre en place ou soutien  des programmes d’éducation des consommateurs conformément aux dispositions des principes directeurs des nations unies;  respecter  les normes obligatoires  et réglementations nationales; mettre  en place d’un plan de développement qui permet de répondre efficacement  et durablement aux besoins des consommateurs; mettre  en place d’un cadre de dialogue  et de concertation avec les associations de protection des droits des consommateurs  en vue d’un partage d’information  nécessaire à la protection des consommateurs et  éviter  les fraudes commerciales  qui constituent le terrain fertile à certaines pratiques non recommandables. Il est recommandé aux consommateurs d’accorder une place de choix à leur information et leur éducation  à travers  la création ou une adhésion massive aux associations de protection des droits des consommateurs. Les associations de protection des droits des consommateurs  devraient être plus professionnelles  et davantage à l’écoute des consommateurs et développer  des stratégies pour se faire connaitre et susciter l’intérêt et l’adhésion  des consommateurs. Elle devraient mettre en place des programmes d’information et d’éducation et de formation des consommateurs  en collaboration avec  l’administration publique et le secteur privé dans le but d’avoir des consommateurs avertis et responsables. Le rapport recommande aussi aux associations, le respect de la législation et de la réglementation  notamment le respect des missions légales des associations de protection des droits des consommateurs; l’intensification du plaidoyer auprès des décideurs en vue d’une amélioration du cadre juridique national de protection du consommateur et un meilleur suivi des politiques publiques en matière de protection des droits des consommateurs.  Mehis

Enfants à besoins spécifiques: un faisceau de difficultés et de défis quotidiens

La vie d’un enfant à besoins spécifiques  n’est pas un long fleuve tranquille. L’accès à l’éducation et aux soins de santé est l’un des problèmes saillants qui nécessitent des mesures adéquates. Le séminaire des familles d’enfants à besoins spécifiques  initié par le  Cjarc a donné l’occasion de faire une incursion dans une réalité peu connue du grand public.   Mme Josiane  Essama est mère d’un enfant autiste.  Elle évoque  les difficultés qu’il y a à rencontrer un neuropédiatre au Cameroun.  » Il faut parfois attendre pendant six mois pour espérer rencontre un spécialiste. Ce n’est pas du tout facile. Il faut quitter la maison parfois au petit matin pour une consultation qui va débuter entre 10h et 11h et parfois au bout de tous ces efforts, vous n’êtes pas reçus car les spécialistes reçoivent un nombre très limité de patients. Vous pouvez venir à plusieurs rendez-vous sans voir le spécialiste et on vous renvoie à des mois après« , précise t-elle. Un problème très sérieux que vivent plusieurs parents d’enfants à besoins spécifiques. le plaidoyer a été lancé pour que le ministère des affaires sociales facilite la rencontre de ces spécialités qui sont  déjà en nombre très insuffisant. Toutes choses qui leur donnent une charge de travail insupportable. Le Cjarc entend apporter sa contribution à ce problème à travers l’organisation régulière  des journées médicales  dans ses locaux à Ekié. Françoise Pahoua est parent d’enfant autiste elle aussi. Elle  éprouve de nombreuses difficultés au quotidien.  »  Les difficultés commencent à la maison. il faut faciliter les rapports  entre cet enfant et ses frères et sœurs.  je suis toujours entrain d’abriter les conflits. C’est un enfant qu’on ne peut pas laisser seul.  Même lorsque je sors avec lui, je dois être très vigilante car il a toujours tendance à taper sur les gens même les inconnus dans la rue ou dans les différents milieux où je l’amène.  Ce n’est vraiment pas facile.  Un parent ayant un enfant autiste n’a pas le temps pour lui- même car il doit toujours être à cotés de son enfant pour lui apporter l’encadrement nécessaire« , raconte- t- elle. A ces difficultés, s’ajoute le problème d’accès à l’éducation et surtout à l’éducation de qualité. Le pays ne disposant pas toujours des écoles inclusives.  Le projet gouvernemental de faire de toutes les écoles primaires publiques des écoles inclusives n’étant pas encore une réalité sur l’ensemble du territoire national. Au niveau du secondaire, seuls quelques établissements scolaires expérimentent pour l’instant la notion de l’éducation inclusive. Nombreux  sont donc  des défis qui restent à  relever si l’on veut atteindre l’objectif d’une société inclusive.   Les rencontres comme celle que vient d’organiser le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun trouvent tout leur intérêt. Selon Juliette Ngono, directrice de l’école maternelle et primaire Louis Braille  » il s’agit des moments importants qui permettent aux familles de se connaitre, de partager leurs expériences, de rencontrer les enseignants et les spécialistes afin de trouver des solutions aux nombreux problèmes qu’elles rencontrent. » Benoit Essama, enseignant de psychomotricité soutient quant à lui que ces rencontres permettent d’outiller les parents à la prise en charge globale de l’enfant. Pour lui, outiller les parents s’avère très nécessaire dans la mesure où cela permet de ne pas rompre la chaine d’encadrement des enfants.  Prince Mpondo

Éducation Inclusive: le Cjarc mobilise les parties prenantes

C’est à la faveur de la 4ème édition du séminaire des familles d’enfants à besoins spécifiques  prévue du 03 au 05 avril 2025 au siège du Club des jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC) à Yaoundé. Les représentants des administrations, les parents d’enfants à besoins spécifiques, les enseignants et experts des questions de santé et sociales échangent  sur le thème retenu à savoir: « Pratiques collaboratives et approches intégrées pour une éducation inclusive des enfants à besoins spécifiques« . Un thème digne d’intérêt  selon  Mme Rachel  Sylvie Edimo, déléguée Régionale des affaires Sociales pour le Centre. En ouvrant les travaux, elle a félicité le Cjarc pour cette initiative qui vient en appui à l’action gouvernementale pour trouver des solutions aux  nombreuses difficultés que rencontrent les 4 millions de personnes  vivant avec un handicap au Cameroun. Selon  la patronne des affaires sociales dans le Centre, parmi les personnes vivant avec le handicap, certaines en âge scolaire ont des besoins spécifiques qui malheureusement,  se heurtent aux difficultés structurelles et humaines. Entre autres, l’éloignement des structures d’apprentissage et qui ne sont toujours pas adaptées, la stigmatisation, la marginalisation des enfants, l’insuffisance des enseignants spécialisés, les barrières culturelles  et les familles qui parfois cachent ces enfants à besoins spécifiques.Un diagnostic également évoqué par Mme Alice Etoa Nkoa, Sous directeur des affaires générales et représentante du Délégué régional de l’Éducation de base pour le Centre. Face à ces problèmes, le  gouvernement n’est pas resté bras croisé.  Il a validé en octobre 2024, la politique nationale de l’éducation inclusive pour la période 2024-2028. L’objectif  est de former 8075 enseignants sur l’approche de l’éducation inclusive et de permettre à 25%  des enfants à besoins spécifiques  d’avoir accès à une éducation  et surtout une éducation de qualité. Cette mesure  qui entre en droite ligne de la loi de 2010 sur la promotion des droits et la protection  des personnes handicapées, vient renforcer  d’autres mesures en cours notamment  la transformation  des établissements scolaires en écoles inclusives. Pour Coco Bertin, Directeur Général du Cjarc, l’organisation de cette rencontre de trois jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre plan d’action de son organisation qui depuis sa création en 1988, œuvre pour la promotion et la protection des droits des couches vulnérables. Ceci se traduit d(ailleurs à travers l’ouverture en 2003, de l’école maternelle et primaire  Louis Braille, destinée à l’éducation des enfants vivant avec un handicap. C’est dans la même logique que le Cjarc ouvre dès la prochaine rentrée scolaire, le tout premier collège  inclusif de l’Afrique centrale. Une annonce très appréciée par les parents et les participants à ce séminaire qui vont échanger leurs expériences, trouver des solutions communes  et formuler les recommandations aux autorités. Les problématiques retenues pour les échanges portent sur les pratiques collaboratives pour l’accompagnement des enfants autistes : méthodes conjointes école-maison,   les approches pour l’accompagnement de la sexualité des personnes en situation de handicap, les techniques pratiques pour stimuler le langage et gérer les troubles langagiers chez l’enfant, Comprendre et accompagner la dyslexie, la dyscalculie et la dyspraxie chez l’enfant : descriptions, causes, manifestations et interventions. Le soutien éducatif pour les enfants avec déficience sensorielle, l’apport de la neurologie dans la compréhension et l’accompagnement scolaire des enfants avec troubles neurodéveloppementaux: examens diagnostiques et interventions pour la gestion des comportements, sont autres sujets au menu de ces travaux qui mobiliseront  les spécialistes en santé pour des consultations gratuites  en Orthophonie,  Psychomotricité Neurologie,  ORL  et en Ophtalmologie.   Prince Mpondo  

Régimes alimentaires malsains: Rada sensible les médias

Un atelier a mobilisé les représentants d’une vingtaine de médias le 13 mars dernier à yaoundé. C’était à l’initiative de l’association  de Réconciliation et de Développement (RADA) qui, depuis 2021 a engagé un plaidoyer auprès des autorités compétentes en vue du marquage sanitaire des aliments. Selon, Ferdinant Sonyuy, président de Rada, » le Cameroun, comme de nombreux autres pays, est confronté à un fardeau croissant de maladies liées à l’alimentation, telles l’obésité les cancers et le diabète, etc. Outre l’exercice physique limité, le tabagisme et l’abus d’alcool, la consommation de produits alimentaires emballés malsains a explosé ces dernières années, entraînant des habitudes alimentaires souvent riches en sel, en sucre, en graisses malsaines et en additifs artificiels. Ces facteurs contribuent à divers problèmes de santé, notamment les maladies cardiovasculaires, l’obésité et l’hypertension, qui sévissent aujourd’hui dans nos hôpitaux« . Il a ajoute aussi  que:  » Entre 2010 et 2018, le nombre annuel de décès dus aux MNT dans le monde est passé de 31 % à 38 % ». Une société civile responsable ne peut rester insensible à ce problème d’où l’action que mène  RADA.  S’adressant aux journalistes le 13 mars 2025 à Yaoundé, Ferdinant Sonyuy, par ailleurs secrétaire général de l’alliance des organisations de la société civile camerounaise contre les maladies non transmissibles, a expliqué le thème de la rencontre qui est : « Soutien pour sauver des vies ».  A travers, ce thème, il était question de sensibiliser les hommes et femmes de médias sur l’impact et les conséquences néfastes  des régimes alimentaires malsains, et de solliciter  leur soutien et leur engagement à cette cause noble de promotion de la Santé. Cet engagement des médias devra se traduire à travers les productions médiatiques qui à la fois sensibilisent et éduquent le public et portent un plaidoyer en direction des décideurs en vue de l’adoption d;’une réglementation sur le marquage sanitaire des emballages des denrées alimentaires. Ces avertissements sanitaires sur la face principale des emballages vont  alerter le consommateur sur  la forte teneur en sucre, sel, ou matière grasse dans les aliments. Selon le président de RADA,  l’adoption de la réglementation souhaitée permettra à donner aux consommateurs des informations vitales concernant les implications pour la santé et le contenu nutritionnel des aliments qu’ils achètent et consomment quotidiennement dans les magasins, les supermarchés, les commerces de proximité, les boutiques, les « boulangeries » et autres lieux, en raison des implications de plus en plus graves pour la santé individuelle, familiale et publique du fardeau croissant de la maladie et des décès dus à des maladies non transmissibles, telles que l’obésité, le diabète, cancers et problèmes cardiaques, etc. Pour y parvenir, RADA travaille avec le ministère de la santé publique et accompagne techniquement toutes les autres administrations concernées. Le processus déjà en cours devrait connaitre un aboutissement si chaque partie joue convenablement son rôle.                                          Prince Mpondo