Pénurie des produits brassicoles: Boissons du Cameroun installe de nouvelles lignes

Les consommateurs et les tenanciers des débits de boissons sont désormais informés des causes de graves dysfonctionnements que l’on observe ces derniers temps, dans la distribution des produits brassicoles. Au cours d’une séance de travail tenue le 25 mars 2025 sur les installations de l’Usine de Ndokoti à Douala, dans la Région du Littoral, les responsables de Boissons du Cameroun ont apporté des éclairages nécessaires à la compréhension de la situation du terrain. Sous la conduite de Jean Marc Meka, Directeur Commercial et marketing, les invités ont été informés du fait que c’est la forte demande du marché, très largement au dessus de l’offre qui crée le problème. A titre d’illustration on note que pour la ville de douala en 2023, la demande en produits brassicoles était de l’ordre de 7 millions 700.000 hl pour une offre de 7 millions. Pour faire face à la forte demande, Boissons du Cameroun a engagé un important investissement de l’ordre de 250 milliards de Franc CFA sur quatre ans. Les fonds mobilisés vont permettre l’installation de nouvelles lignes de production sur le site de Ndokodi et Koumassi à douala, Yaoundé, Bafoussam et Garoua. Ces nouvelles lignes d’une capacité de production de 3500 bouteilles par heure, vont permettre d’accroitre la production dans les régions du centre, de l’Ouest et du Nord qui connaitront chacune une augmentation de plus de 600.000 hectolitres. Avec ses deux usines de Koumassi et de Ndokoti, la région du Littoral quant à elle va connaitre une augmentation de plus de 800.000 hectolitres. Selon Kpoumie Ngouhouo, Directeur de l’Exploitation l’on aura au total, une capacité de production de 9 millions 500.000 hl pour une demande de l’ordre de 7 millions 700.000 hl, soit une réserve de 1.800.000 hl. Au delà de traduire l’engagement de Boissons du Cameroun pour le développement du pays, ces investissements vont soulager les consommateurs qui auront désormais les produits de qualité et à juste prix. Une visite de l’usine de Ndokoti a permis aux leaders d’associations des consommateurs et aux représentants des syndicats des débits de boissons, de toucher du doigt la réalité des investissements en cours pour soulager le marché. La rencontre du 25 mars dernier était aussi l’occasion pour Boissons du Cameroun de présenter ses nombreuses œuvres sociales en faveur des communautés. Le principal responsable de ce volet, Alexandre Albert Hidjob, a évoqué entre autres les offres en tables bancs pour favoriser les bonnes conditions d’apprentissage, remise des prix et bourses aux meilleurs élèves pour encourager l’esprit du travail bien fait chez les jeunes, la reconstruction des boutiques sinistrés, de nombreux forages d’eau et la caravane des soins de santé gratuits pour plus de 3200 personnes jusqu’ici. La responsabilité sociétale des entreprises de Boissons du Cameroun est aussi orientée en direction des 3200 employés de l’entreprise qui bénéficient des actions diverses dans le cadre de la promotion du Capital humain. Prince Mpondo

JMDC 2025: Nestlé Cameroun à l’écoute des consommateurs

En prélude à la journée mondiale des droits des consommateurs prévue le 15 mars, une rencontre d’échange à mobilisé le 6 mars 2025, les responsables de cette multinationale,  quelques responsables des associations de protection des droits des consommateurs, les représentants des médias et  les consommateurs mobiliser pour la circonstance. Deux temps forts  ont  marqué cette rencontre qui avait pour cadre l’usine Nestlé de Bonaberi. Les échanges sur l’état de la protection des consommateurs en contexte de vie chère, les mesures prises par Nestlé pour échanger avec ses consommateurs, et la vise d’usine avec à la clé la séance de dégustation. Cette séance de dégustation  a permis aux consommateurs de signaler leur préférence de consommation sur les différentes formulations des produits nouveaux qui seront  mis en vente dès les prochains jours.  C’était  là l’une des matérialisations  de l’attention que Nestlé Cameroun accorde aux besoins et préoccupations des consommateurs. Bien avant les consommateurs et les responsables de Nestlé Cameroun ont suivi un exposé de Prince Mpondo, Président de la Coalition des Consommateurs camerounais (CCC), sur l’état des lieux de la protection des consommateurs en contexte de vie chère.  L’exposé va préalablement passer en revue diverses notions sur le consommateur, l’historique de la journée mondiale des droits des consommateurs, le cadre juridique national et international, les acteurs et les mécanismes de la protection du consommateur.  L’expert en protection des droits des consommateurs dira par la suite que : « Le mal être du consommateur a été accentué ces dernières années du fait de la crise sanitaire du Coronavirus et de la guerre Russo-ukrainienne qui ont entrainé la dérégulation de l’économie mondiale dont l’un des corolaires est l’inflation généralisée sur les prix des biens et services.  Ces causes exogènes associées aux faiblesses endogènes ont  plongé le consommateur dans le désarroi.  Ce désarroi est causé par la pénurie de certains produits,  le renchérissement des prix  et la détérioration de la qualité » avant de poursuivre: « Le consommateur  trouve faible et très insuffisante  les mesures gouvernementales de lutte contre la vie chère.  Il  accuse les producteurs d’être  responsables  de la vie chère.  Pour le Consommateur le producteur n’a pour seul souci que de se faire le bénéfice au détriment des intérêts  et droits des consommateurs. Il pense que certains producteurs et leurs partenaires commerciaux se livrent à des manœuvres spéculatives pour spolier le consommateur ».  L’étude menée par la CCC en 2024 et  2025  sur un échantillon de 300 et 500  consommateurs interrogés  sur  les aspects spécifiques  liés à la protection des consommateurs a révélé un grand  déficit d’information du consommateur. Il se dégage que les problèmes des consommateurs en contexte de vie chère se situe en premier lieu au niveau des prix qui connaissent une hausse, ensuite, la disponibilité des produits qui est affecté et en fin la qualité qui n’est toujours pas garantie. Face à ces problèmes chaque partie prenante doit convenablement jouer sa partition.  L’administration qui doit multiplier les contrôles et booster la production locale question de limiter les importations. Le secteur privé doit être à l’écoute des consommateurs et mettre en place les mécanismes d’échanges. A ce sujet, Nestlé à présenté aux consommateurs son numéro vert,  le numéro 8545 et whatsapp 650  75 86  25 ainsi que l’adresse mail par laquelle les consommateurs peuvent soumettre leurs besoins.  Des plateformes numériques  ou digitales telles que X, facebook, sont également mise à contribution. Les consommateurs doivent eux aussi être des acteurs actifs de la protection de leurs droits  en dénonçant, en se formant, en d’informant et en s’éduquant.

Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation

Cet appel est de l’ONUSIDA et de l’ONUFEMMES à l’occasion de la 40ème Journée Internationale des Droit de la femme commémorée le 8 mars 2025.   Dans un communiqué de presse conjoint,  Berthilde Gahongayiré, Directrice régionale ONUSIDA pour l’Afrique de ‘Ouest et du Centre, et  Arlette Mvondo, Représentante ONUFEMMES à Dakar au Sénégal, ont  souligné l’urgence d’agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre.   Pour rendre un hommage aux contributions des femmes dans la société,  les deux  dames fonctionnaires des Nations Unies  ont impérativement  rappelé à l’occasion, une réalité alarmante : en Afrique de l’Ouest et du Centre, le VIH/SIDA continue de toucher de manière disproportionnée les femmes et les filles. « Les chiffres sont préoccupants. Dans cette région, les jeunes femmes et les adolescentes représentent près de 60 % des nouvelles infections au VIH. Les inégalités de genre, la pauvreté, la violence basée sur le genre (accentué par les conflits dans notre région et les changements climatiques) et l’accès limité aux services de santé accentuent leur vulnérabilité. Trop souvent, elles n’ont pas le pouvoir de négocier des relations sexuelles sécurisées, d’accéder aux services de prévention ou de poursuivre un traitement sans crainte de stigmatisation et de discrimination« ,  souligne le communiqué.  Selon Berthilde Gahngayiré et Arlette Mvondo, la Journée internationale des droits des femmes est une occasion de revendiquer des actions concrètes adaptées aux réalités de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.  Il est par exemple question  d’accélérer l’accès à la prévention et aux soins.  Les moyens de prévention comme la prophylaxie pré-exposition (PrEP) doivent être accessibles à toutes les femmes et les filles qui en ont besoin. L’intégration du dépistage et du traitement du VIH dans les services de santé sexuelle et reproductive est essentielle pour renforcer la riposte. L’ONUSIDA et l’ONUFEMES  demandent aussi de lutter contre les violences faites aux femmes.  La violence basée sur le genre, y compris les mariages précoces et forcés, est une des causes majeures de l’exposition des jeunes filles au VIH. Il est urgent de renforcer les lois et les mécanismes de protection pour garantir la sécurité et les droits des femmes et des filles. Autre action recommandée  c’est Investir dans l’éducation et l’autonomisation.  En Afrique de l’Ouest et du Centre, des millions de filles sont déscolarisées, limitant ainsi leurs opportunités d’autonomie et augmentant leur vulnérabilité face au VIH. Un accès équitable à une éducation complète sur la sexualité et les droits des femmes est essentiel pour leur permettre de prendre en main leur santé et leur avenir. Il s’agit aussi en urgence, de soutenir le leadership féminin. Les femmes vivant avec le VIH doivent être au centre des décisions qui les concernent. Leur voix, leur expérience et leur résilience sont indispensables pour une réponse efficace et inclusive. Le bien être de la femme et la promotion de ses droits  passe aussi par la mobilisation de ressources dans le but de maintenir les acquis en matière de prévention et de traitement du VIH.  La situation actuelle du financement de la santé appelle à plus de progrès dans le financement domestique pour la lutte contre le VHI en général et la féminisation du VIH en particulier.  « Ce 8 mars, engageons-nous à renforcer la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation. L’égalité ne sera réelle que lorsque la santé et les droits de toutes seront une priorité absolue« ,  c’est à travers cet appel à l’engagement  que la  Directrice régionale ONUSIDA pour l’Afrique de ‘Ouest et du Centre, et  la  Représentante ONUFEMMES à Dakar au Sénégal ont conclu leur communiqué qui on l’espère, va amener à une prise de conscience de la situation et à des actions  pertinentes pour faire face à l’urgence. .  

Entretien avec Gretude Moumouane ,PCA de la Coopérative COOP/CA Émergence de Mbang, à propos de la collecte et de la transformation des PFNL

Gertrude Elise Moumouane  est une jeune femme leader dans l’entrepreneuriat .Elle est Présidente du Conseil d’Administration(PCA) de la Coopérative COOP/CA Émergence de Mbang, arrondissement de le Kadey à  l’Est Cameroun.  La rédaction centrale de Carrefour est allée à  sa rencontre le 8 mars dernier alors qu’elle participait à  la foire exposition organisée par la COMIFAC à Yaoundé. Gertrude,  livre les secrets de l’entrepreneuriat féminin à partir de l’exploitation des produits forestiers non ligneux (PFNL) dans la région de l’Est Cameroun. Carrefour : Gertrude Elise Moumouane, vous êtes PCA   de la coopérative COOP/CA de Mbang. Pouvez- vous nous parler de cette organisation ? Nous sommes une coopérative de trente cinq  membres. Parmi les trente cinq membres,  il ya cinq associations  qui adhèrent et trente simples membres. Au départ nous n’étions  que de simples associations. Nous collections les produits forestiers non ligneux,  juste pour la consommation. Avec le temps et  avec l’accompagnement que nous avons eu de  la GIZ,  nous sommes passés des associations au réseau des associations et de réseau à la coopérative. C’est à ce moment que nous avons pensé à  la transformation. Avant  cela,   on collectait les produits bruts après la consommation et on les vendait.  Nous avons compris que nous pouvons transformer ces produits en huile ou en beurre. C’est comme cela que nous nous sommes jetés à l’eau. C’est le lieu de souligner que nous avons bénéficié des ateliers de formation de la GIZ.  Nous faisons également dans le reboisement Vous avez une gamme assez variée de produits sur votre stand. Pouvez- vous nous les présenter ? Il y a  le moabi , notre produit phare. A base de ce moabi,   nous avons de l’huile, du beurre, du savon de toilette,  des laits de toilette et des gels de douches. En dehors de ce produit phare,  nous avons la mangue sauvage.  Avec la mangue nous avons également du beurre et nous la  transformons aussi pour les sauces. Les produits agricoles ne sont pas en reste. Avec du manioc, nous obtenons de la farine, du tapioca et des chips .A tout ceci, il  faudrait ajouter cette tisane très  prisée au Cameroun et particulièrement à  l’Est pour ses vertus médicinales,  c’est le « mendim medzon » ou la poudre d’aubergines en français. Est ce qu’on peut dire que votre activité nourrit son homme ? On peut très  bien le dire. Nous nous en sortons correctement. C’est vrai qu’au début ça n’a pas été facile  tout simplement parce que la notion de coopérative était très mal connue. Nous étions simplement habituées aux associations. Avec les sensibilisations, les femmes adhèrent peu à peu. La coopérative est entrain de prendre véritablement son envol malgré le retard de quelques unes.  Il ya des femmes qui se sont engagées mais qui trainent encore le pas. Cette affaire n’est plus seulement l’affaire des femmes.  Aujourd’hui dans nos villages même les hommes et les jeunes s’y mêlent. Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ? Au niveau de la collecte, ce n’est plus facile pour nous. Maintenant, nous collectons dans les forêts et on trouve plus de produits dans les UEFA et l’entrée dans ces UEFA n’est pas toujours facile. Nous avons quand même fait des démarches auprès des sociétés forestières, celles qui ont la charge de ces UEFA. Ces sociétés nous ont permis d’entrer en forêt. Mais c’est un peu difficile parce qu’il faudrait de temps en temps signer des conventions de collaboration  pour pouvoir accéder aux produits. Depuis quatre ans, la coopérative est légale,  nous payons nos taxes de régénération quand nous demandons les autorisations de collecte.  Cependant, l’année dernière nous n’avons pas eu les lettres de voiture. Ce qui nous a un peu bloqués,  les femmes ont été frustrées et ne se sont pas trop engagées pour la collecte. Il Faudrait ajouter à  ceci,  l’épineux problème de financement comme difficulté majeure. Vous conviendrez avec moi qu’au début d’un tel projet,  il faut nécessairement  un appui financier et même matériel. Si  l’État pouvait nous apporter un appui ce serait une très bonne  chose. Regardez tout ce que nous avons  pu réaliser avec les petites contributions des membres, ce n’est pas mal. Cependant pour atteindre nos objectifs, il faudrait que l’État nous apporte un appui.  Je voudrais  saisir cette opportunité  pour  remercier le ministère des forêts et la GIZ qui répondent présents à chacune de nos sollicitations en terme de formation ou de renforcement  des capacités .Sans ces deux structures nous n’aurions jamais pu réaliser tout ceci.  

JIF 2025: la COMIFAC célèbre la femme rurale

Dans le cadre des activités marquant la célébration  de la 40ème  édition de la Journée internationale de la femme (JIF) le 8 mars 2025,  la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) a initié  à Yaoundé,  une rencontre d’échange  dans le but de vanter le mérite et l’importance de la femme rurale. L’on a vécu une célébration pas comme on en voit  tous les jours au secrétariat exécution  de la  COMIFAC à Yaoundé.  Dès les premières heures de la matinée du 08 mars,  les femmes exhibaient déjà leur savoir-faire à l’esplanade de l’immeuble siège de  cette organisation.  Plusieurs moments importants ont  en effet ponctué la célébration de la quarantième édition de la journée internationale  des droits de la femme dans les locaux de la COMIFAC . Hormis la foire exposition,  l’on a eu droit à la présentation du livre des recettes Traditionnelles du Nord Cameroun,   une projection documentaire sur l’impact du projet BSB Yamoussa ( complexe transfrontalier binational Sena Oura Bouba Njida),  des témoignages des femmes transhumantes sur les bienfaits de l’autonomisation et sur les bienfaits de l’acte de naissance qui leur a permis  d’avoir une identité,  un témoignage poignant d’une femme  exerçant le métier de chauffeur et détentrice d’une licence de conduite de tracteurs, un bel exemple d’endurance. L’autre activité majeure a été  une table ronde sur la gestion responsable des ressources naturelles et  un exposé sur les difficultés rencontrées par les femmes dans la conservation et l’accès à la formation. L’objectif  de cette journée de rencontre et d’échange était de renforcer la visibilité de la COMIFAC et de ses produits à  l’échelle du Cameroun mais aussi, de célébrer et de sensibiliser les femmes à une gestion durable des forêts. Elles sont venues du Cameroun profond pour exhiber leur savoir-faire à l’esplanade du siège du secrétariat Exécutif  de la COMIFAC à Yaoundé. Elles,  ce sont les femmes rurales,  celles là qui commercialisent les produits forestiers non ligneux( PFNL), thématique sur laquelle travaille la COMIFAC à  l’échelle régionale.   Les exposantes n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de leur formateur.  « Depuis que la GiZ, nous a formé, nous sommes autonomes, on a fuit  la pauvreté.  Grâce au thé de moringa que je commercialise, je peux désormais participer aux besoins de ma famille « , a confié Ramatou Hamadou , exposante et participante  venue de  Rey- bouba . Une thématique bien adaptées Pour  marquer  l’événement,   la COMIFAC  a choisi  comme thème de la rencontre ,  » Pour toutes les femmes et les filles,  droits et autonomisation dans la gestion et la valorisation des forêts d’Afrique Centrale« .Ce thème  inscrit sur  la banderole affichée à l’entrée de l’immeuble siège de l’organisation, traduisait la volonté des organisateurs de s’arrimer  au thème  retenu par la communauté internationale pour célébrer cette journée entière qui vise à rendre un hommage  mérité  aux femmes  du fait du rôle fondamental qu’elles jouent dans la conservation de le biodiversité et surtout,  du rôle qu’elles jouent dans la chaîne des valeurs des produits forestiers non ligneux.  C’est pourquoi au cours de cette journée l’on a droit à   une exposition des  produits que les femmes développement.  Selon Valérie Tchuanté, expert en suivi- évaluation à la COMIFAC  l’objectif était de  montrer l’entreprenariat féminin, vulgariser  leur savoir faire. Sur  les stands, l’on pouvait effectivement apercevoir des produits alimentaires,  les produits de beauté, des objets artisanaux et autres, fruit de ce savoir faire au féminin.  Loin d’être un long fleuve tranquille,  ce chemin de l’entreprenariats et parsemer de beaucoup de difficultés parmi lesquelles, celles liées à la conservation des produits  et l’accès à  la formation. Les aspects sur lesquels les facilitatrices  Hortense Ella Menye et Valérie Tchuanté vont mettre l’accent dans leur communication. Au cours de son exposé, Valérie  Tchouanté a soutenu  que  » les femmes interviennent majoritairement dans la première chaîne, dans le premier maillon des produits forestiers ligneux qui est la collecte. Mais elles interviennent très peu dans les autres maillons qui leur échappent: la formation,  l’accès aux marchés internationaux et même nationaux,  la transformation » L’experte Hortense Ella va quant à elle,   s’appesantir  entre autres sur les goulots  d’étranglement de l’accès à la formation par les femmes : les accouchements, les époux, la charge de travail domestique et agricole, les barrières culturelles et traditionnelles, la pauvreté, l’accès à l’information. Dans la phase des questions- réponses, les participantes vont largement échanger entre elles et avec les experts.  Ce fut un véritable  moment de partage d’expériences et de difficultés. Il était question à ce niveau  du programme d’amener les femmes rurales à  comprendre qu’elles ont du potentiel,  les amener à comprendre la nécessité de se  faire  former  pour la gestion responsable des ressources naturelles. Les femmes autochtones et transhumantes jouent un rôle gagnant- gagnant  entre elles et la biodiversité. A titre de rappel, la Commission des Forêts d’Afrique Centrale est une organisation intergouvernementale née de la volonté des chefs d’État d’Afrique Centrale. C’est l’unique instance d’orientation, de décision,  de suivi, de coordination et d’harmonisation des politiques et initiatives sous régionales en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique Centrale. La COMIFAC compte à ce jour onze pays  membre qui  regorgent tous d’une biodiversité exceptionnelle, un potentiel inestimable pour le développement socio- économique de l’Afrique Centrale.

Violences faites aux femmes et aux filles: 175 associations interpellent les chefs d’État africains

La 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement  de l’Union Africaine prévue du 15 au 16 février 2025 à Addis-Abeba, offre l’occasion de débattre les priorités du continent.  Pour le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, l’une des priorités actuelles du continent est la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. C’est la raison pour laquelle  175 associations  membres de ce réseau  appellent les leaders des États africains réunis à Addis-Ababa, à adopter  la Convention sur l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes et des Filles.  Dans un communiqué de presse,  le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires souligne que cette convention constitue un cadre ambitieux et transformateur. Elle se distingue également par son évolution favorable, soulignant la nécessité d’une approche intersectionnelle qui reconnaît les inégalités systémiques affectant les femmes et les filles. Elle réaffirme un principe fondamental, qui rappelle que  les femmes et les filles africaines ont le droit de vivre à l’abri de toute forme de violence. Pour soutenir leur plaidoyer, ces associations issues de plusieurs pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Niger,  Burkina Faso,  Sénégal, Mali…) s’appuient sur les données du terrain  qui révèlent une crise persistante qui exige une action courageuse.  Elles rappellent en effet qu’en Afrique, une femme sur trois subit des violences basées sur le genre (VBG) au cours de sa vie, qu’il s’agisse de violences physiques, sexuelles, émotionnelles ou économiques. Ces violences, enracinées dans des inégalités structurelles et perpétuées par des normes patriarcales, affectent démesurément les femmes et les filles en situation de  vulnérabilité (déplacées, réfugiées, femmes en situation de handicap ou issues de groupes marginalisés). Le communiqué de presse renseigne  également  qu’au Bénin, par exemple, 69 % des femmes ont déclaré avoir subi des violences au moins une fois dans leur vie, tandis que 86 % ont été victimes de violences verbales ou psychologiques. Au Burkina Faso, 44 % des femmes mariées l’ont été avant l’âge de 18 ans, et plus de 9 800 cas de violences basées sur le genre ont été signalés en 2021.Au Niger, le mariage d’enfants demeure une pratique courante avec  près de 25 % des femmes mariées avant l’âge de 15 ans. Enfin, en Côte d’Ivoire, le Programme National de Lutte contre les VBG faisait état de 8 782 cas de VBG rapportés et pris en charge en 2023. De manière précise, l’on a enregistré 1 067 cas de viols, 6 717 cas de violences domestiques, 154 cas de VBG sur les personnes en situation de handicap. Ces données illustrent l’ampleur de la crise et l’urgence d’une réponse coordonnée. Importance d’un cadre juridique approprié L’adoption de cette convention au Sommet de l’Union Africaine serait un signal fort. Elle marquerait l’engagement collectif des nations africaines à faire de la lutte contre les Violences Sexistes et Sexuelles une priorité absolue, en alignant leurs politiques nationales sur les principes énoncés. En garantissant des services accessibles et centrés sur les survivantes, cette convention répond aux besoins et droits fondamentaux, impératifs des femmes africaines, trop souvent ignorés ou minimisés. Elle reconnait également la notion de féminicide (meurtre d’une femme ou d’une fille en raison de son genre) : un enjeu de vocabulaire majeur qui permet de lutter contre l’invisibilisation des violences sexistes, et ainsi d’apporter une reconnaissance juridique et des solutions plus adaptées. L’un des points phares de cette convention est la proposition de mise en place du Comité africain pour la fin de la violence à l’égard des femmes et des filles. Ce comité jouerait un rôle central dans la coordination, le suivi et l’évaluation des engagements des États membres. En étant un organe dédié à la surveillance de l’application des dispositions de la Convention, il assurerait une responsabilisation accrue des gouvernements, tout en favorisant la participation active des organisations de la société civile et des mouvements féministes. Ce mécanisme garantirait une réponse durable et effective aux  Violences Sexistes et Sexuelles à travers le continent.  Appel à l’action collective Le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, dans le cadre de son plaidoyer régional, appellent les leaders africains à adopter et à ratifier sans tarder cette convention. Ils sont ainsi exhortés  à traduire ces engagements en actions concrètes : un engagement à lutter contre l’impunité des auteurs, des lois renforcées, des budgets alloués, des mécanismes de suivi efficaces, et une volonté politique constante ! Les associations membres de ce réseau africain  appellent  également les mouvements de femmes, les organisations de la société civile et les activistes à maintenir la pression. » Ce combat est le nôtre, et il ne prendra fin que lorsque chaque femme et chaque fille, dans chaque coin du continent, pourra vivre en sécurité et dans la dignité« , peut-on lire dans leur communiqué qui souligne par ailleurs la nécessité  de construire une Afrique sans violences. Pour le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, l’avenir de l’Afrique repose sur la capacité de ses nations à protéger leurs citoyennes et citoyens les plus vulnérables. En adoptant cette convention, les dirigeants africains peuvent poser un jalon historique vers une égalité véritable et une société libérée des violences sexistes et sexuelles.                                                                                                                                                                 Prince Mpondo

Prévention du Cancer: Rada sensibilise sur les aliments malsains

A l’initiative de l’association Rada (Reconciliation and Development association),  une rencontre pluripartite s’est tenue le 7 février 2025 à Yaoundé.  L’objectif était d’échanger  sur le rôle des étiquettes des denrées  alimentaires dans la prévention du cancer. Ont donc ainsi été mobilisés, les experts en santé, les représentants du Ministère de la Santé Publique; du Ministère du Commerce, de l’Agence des Normes et de la Qualité, des médias, des organisations de la société civile et les organisations de protection des Droits des Consommateurs. Présence remarquable aussi du Pr Blaise Nkegum, Secrétaire permanent du Comité National de Lutte contre le Cancer qui a salué cette initiative qui s’inscrit dans le cadre des activités de lutte contre le Cancer au Cameroun. Il s’est aussi engagé à transmettre au Ministre de la Santé, les résolutions de cette rencontre articulée au tour des interventions protocolaires, les communications des experts, le  panel de discussion entre les parties prenantes. Pour justifier l’initiative de cette rencontre,  Ferdinant M. Sonyuy, Ceo de Rada a évoqué la forte  prévalence des maladies non transmissibles (MNT)  qui constituent un réel problème de santé publique dans le monde et au Cameroun. L’OMS dénombre 05 principales Maladies Non Transmissibles qui sont : Le cancer, les maladies cardiovasculaires, le Diabète, Les maladies respiratoires chroniques et les maladies mentales. Ces maladies ont pour principaux facteurs de risque le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, la pollution de l’air, la mauvaise alimentation et la sédentarité ou l’inactivité physique. Au Cameroun,  suivant les données du rapport de suivi des progrès dans la lutte contre les MNTs (OMS-2022), 74100 décès liés au MNT, soit 35% de décès enregistrés chaque année. En lien avec l’ODD 3 relatif à la santé, le Gouvernement à travers la SND30 entend en effet réduire d’au moins 30%, l’incidence/prévalence des principales maladies transmissibles (VIH/Sida, Paludisme et Tuberculose) et non transmissibles (Diabètes et HTA). Pour atteindre cet objectif, il faut s’attaquer aux facteurs de risque parmi lesquels la mauvaise alimentation. Cet axe a particulièrement retenu l’attention de RADA qui mène actuellement un plaidoyer pour le marquage graphique des emballages des aliments. Il question d’attirer l’attention des consommateurs sur la forte teneur en  sel, sucre et en matières grasses dont la consommation excessive ou inappropriée entraine des graves conséquences sur la santé  avec notamment la survenue des maladies telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer. Parlant du cancer,  il occupe aussi une place de choix dans le registre des MNTs. Dr  Berthe Mapoko a entretenu les participants sur  le lien entre Cancer et maladie non transmissibles.  Elle a souligné que le cancer constitue la deuxième cause de décès des MNT. Avec 3,3 % de mortalité (12798 décès)  et 6,8% du taux de morbidité. Elle   évalue à 43618, le nombre de personnes vivant avec le cancer au Cameroun avec en tête, le cancer du sein (4200 nouveaux cas chaque année) suivi des cancers de l’Utérus et du Colon qui affichent respectivement 2500 et 2000 nouveau cas chaque année. Pour y faire face, plusieurs politiques sont formulées, entre autres,  la création des espaces non fumeurs,  le marquage sanitaire graphique des conditionnements des produits du tabac,  l’interdiction de la publicité sur le tabac et les produits du tabac dans les médias de masse, l’augmentation des taxes sur les produits du tabac, la restriction de la publicité en faveur de l’alcool, la promotion des activités physiques, la mise en place en février 2021  d’une task force chargé de mener l’analyse situationnelle des MNT au Cameroun. Cependant, soutient-elle, de nombreuses lacunes existent encore. Au rand de celles-ci, elle souligne l’absence des positions nationales de lutte contre les MNT, la sous hiérarchisation des MNT, la sous location des ressources, la dissonance politique  avec notamment le non respect des instruments juridiques internationaux ratifiés par le pays, cas de la Convention -cadre de l’Oms  pour la  lutte contre le tabac.  En guise de réponse, la spécialiste de santé recommande des actions orientées vers les facteurs de risque Tabac (25 à 30%), Alcool (11%), régime alimentaire (30 à50%) et les infections qui représentent 18% de risque suivant les données du Centre international de recherche sur le cancer. Dr Camille Mba quant à elle soutient que pour mieux adresser le problème, il faut plus s’intéresser à l’aliment lui- même plutôt qu’aux nutriments et micronutriments qui retiennent plus d’attention.  Parlant de l’aliment il faut questionner la quantité, la qualité et la manière de le manipuler. De ces échanges, il ressort également que les normes alimentaires ont une place de choix dans la réflexion.  Paul Claude Aimé Kegueni de l’Agence des Normes et de la Qualité  a  déroulé le champ d’action de cette structure  avec notamment l’élaboration des normes et le contrôle de la qualité des aliments vendus. Il a aussi évoqué le Programme d’évaluation de la Conformité des marchandises avant embarquement au Cameroun (PECAE)  un dispositif qui contribue  au contrôle de la qualité des aliments importés. Des mesures et bien d’autres qui souligne la nécessité d’une conjugaison d’action pour inverser la courbe vertigineuse des maladies non transmissibles au Cameroun. Prince Mpondo  

Protection du Bassin du Congo: l’urgence d’une mobilisation pour stopper l’injustice mondiale

Malgré un taux de déforestation faible, compris entre 0,01 % et 0,33 %, comparé à d’autres régions forestières tropicales comme l’Amazonie et les bassins du Bornéo-Mékong, le Bassin du Congo ne reçoit que 4 % des financements internationaux soit 40 millions de dollar. Plus grave encore, 64%  des fonds sont reçus sous forme d’emprunts  pour protéger  les forets  qui génèrent encore la plus value à ces grandes puissances mondiales qui exploitent abusivement ces ressources naturelles. Cette disparité appelle à une collaboration internationale urgente et à des mécanismes de financement innovants. C’est la principale information qui de dégage du Café-science du 31 janvier dernier à Yaoundé.  Experts du Ministère de l’Environnement et du Fonds mondial pour la Nature et les journalistes membres de deux organisations professionnelles des médias  étaient réunis pour échanger  sur la Cop 29 et  les résultats globaux et avancement de l’Initiative de Financement Forestier à Haute Intégrité COMIFAC-WWF (CB-HIFFI). La rencontre très riche en enseignements,  s’inscrivait dans le cadre du premier Café-Science de l’année 2025 de l’Association des Journalistes et Communicateurs Scientifiques du Cameroun et de la Coordination-Cameroun du Réseau des médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). S’exprimant à l’occasion, Timothée Kagonbe, point focal des changements climatiques au Ministère de l’Environnement, de la protection de la Nature et du Développement Durable ( MINEPDED) a précisé que la Cop 29 tenu à Bakou n’ a pas tenu les promesses des fleurs avec des résultats décevants.  Les grandes puissances  qui dégradent l’environnement  ont encore fait un dos rond sur  l’accord de paris  qui est très contraignant. Cette  conférence des parties avait adopté la résolution de mobiliser 100 milliards de dollar par an  pour soutenir les efforts et les mesures de protection de la biodiversité  surtout dans les pays en développement qui sont de grandes victimes  du fait de l’exploitation abusive et incontrôlée de leurs ressources par de grandes puissances.  Huit an s après les accords de paris force est donnée de constater et déplorer en même temps que  la faiblesse des ressources mobilisées, environ 80 millions de dollar par an.   Sur les 3 milliards de dollar attendus pour soutenir les pays en développement, seulement 300 millions de dollar qui sont dégagés, un chiffre très loin des objectifs que l’on souhaite atteindre. Selon le  représentant du Minepded, le seul point de satisfaction qui ressort de la cop 29 est  l’événement parallèle tenu et qui a permis de travailler sur un nouvel objectif de mobilisation financière. Jonas Kemayou de WWF  a lui aussi  dénoncé avec véhémence la gouvernance forestière mondiale  qui est défavorable aux pays du bassin du Congo.  Il explique cependant qu’en réponse à cette situation, l’Initiative de Financement Forestier à Haute Intégrité du Bassin du Congo (CB-HIFFI) a été lancée lors de la COP27 en 2022 par le Ministre camerounais des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, afin de mobiliser un financement équitable et durable pour la région. Soutenue par la COMIFAC et le WWF, cette initiative vise à accroître les flux financiers, favoriser la transition vers une économie verte et préserver les forêts de la région. Des avancées ont été réalisées à travers des études, ateliers et actions de plaidoyer international, aboutissant à une table ronde de haut niveau à la COP29 à Bakou. » Pour promouvoir cette initiative, une table ronde parallèle a été organisée lors de la COP29 à Bakou afin de porter un message commun des pays du Bassin du Congo auprès de la communauté internationale. L’objectif était d’encourager l’adoption et le soutien du CB-HIFFI afin de garantir des flux financiers équitables pour la conservation des forêts, la protection de la biodiversité et la stabilité climatique, tout en répondant aux besoins de développement socio-économique de la région« , a-t-il expliqué aux journalistes avant d’ajouter que:  » Plus précisément, cet événement visait à  Positionner le CB-HIFFI comme une priorité mondiale, en mettant en avant le rôle essentiel des forêts du Bassin du Congo et en plaidant pour son intégration dans les mécanismes internationaux de financement« .  Il était aussi question de mobiliser l’engagement des partenaires du Nord, en impliquant les parties prenantes internationales, les donateurs, les partenaires au développement et le secteur privé. L’autre objectif poursuivi était de renforcer la collaboration régionale, en mettant en lumière les efforts collectifs des pays membres de la COMIFAC et en sensibilisant sur les disparités de financement auxquelles fait face le Bassin du Congo. En fin, il s’agissait de  définir des actions concrètes, notamment en poursuivant les études de valorisation économique des forêts et en sécurisant l’inscription du CB-HIFFI à l’agenda officiel de la COP30 au Brésil. Au regard des avancées notées à date, les prochaines étapes de cette initiative  prévoient  avant le rendez-vous du Brésil, l’étude de faisabilité  des mécanismes de financements et des reformes financières  et l’organisation d’un sommet international  spécifique  au financement des forets du bassin du Congo, du climat et de la biodiversité. Les médias qui sont des acteurs de changement devraient jouer  leur rôle en suscitant une prise de conscience, en interpellant et en portant le plaidoyer auprès  des pouvoirs publics  en vue d’adoption des mesures appropriées pour la préservation des intérêts des populations et des États du bassin du Congo. Un appel à l’action de toutes les parties prenantes qui doivent se mobiliser pour préserver les 200 millions d’hectare de forets qui constituent de  l’Or vert des  pays  comme le Cameroun.                                                                                                                                                                   Prince Mpondo  

Violences faites aux femmes et aux filles: 175 associations interpellent les chefs d’État africains

La 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement  de l’Union Africaine prévue du 15 au 16 février 2025 à Addis-Abeba, offre l’occasion de débattre les priorités du continent.  Pour le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, l’une des priorités actuelles du continent est la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. C’est la raison pour laquelle  175 associations  membres de ce réseau  appellent les leaders des États africains réunis à Addis-Ababa, à adopter  la Convention sur l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes et des Filles.  Dans un communiqué de presse,  le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires souligne que cette convention constitue un cadre ambitieux et transformateur. Elle se distingue également par son évolution favorable, soulignant la nécessité d’une approche intersectionnelle qui reconnaît les inégalités systémiques affectant les femmes et les filles. Elle réaffirme un principe fondamental, qui rappelle que  les femmes et les filles africaines ont le droit de vivre à l’abri de toute forme de violence. Pour soutenir leur plaidoyer, ces associations issues de plusieurs pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Niger,  Burkina Faso,  Sénégal, Mali…) s’appuient sur les données du terrain  qui révèlent une crise persistante qui exige une action courageuse.  Elles rappellent en effet qu’en Afrique, une femme sur trois subit des violences basées sur le genre (VBG) au cours de sa vie, qu’il s’agisse de violences physiques, sexuelles, émotionnelles ou économiques. Ces violences, enracinées dans des inégalités structurelles et perpétuées par des normes patriarcales, affectent démesurément les femmes et les filles en situation de  vulnérabilité (déplacées, réfugiées, femmes en situation de handicap ou issues de groupes marginalisés). Le communiqué de presse renseigne  également  qu’au Bénin, par exemple, 69 % des femmes ont déclaré avoir subi des violences au moins une fois dans leur vie, tandis que 86 % ont été victimes de violences verbales ou psychologiques. Au Burkina Faso, 44 % des femmes mariées l’ont été avant l’âge de 18 ans, et plus de 9 800 cas de violences basées sur le genre ont été signalés en 2021.Au Niger, le mariage d’enfants demeure une pratique courante avec  près de 25 % des femmes mariées avant l’âge de 15 ans. Enfin, en Côte d’Ivoire, le Programme National de Lutte contre les VBG faisait état de 8 782 cas de VBG rapportés et pris en charge en 2023. De manière précise, l’on a enregistré 1 067 cas de viols, 6 717 cas de violences domestiques, 154 cas de VBG sur les personnes en situation de handicap. Ces données illustrent l’ampleur de la crise et l’urgence d’une réponse coordonnée. Importance d’un cadre juridique approprié L’adoption de cette convention au Sommet de l’Union Africaine serait un signal fort. Elle marquerait l’engagement collectif des nations africaines à faire de la lutte contre les Violences Sexistes et Sexuelles une priorité absolue, en alignant leurs politiques nationales sur les principes énoncés. En garantissant des services accessibles et centrés sur les survivantes, cette convention répond aux besoins et droits fondamentaux, impératifs des femmes africaines, trop souvent ignorés ou minimisés. Elle reconnait également la notion de féminicide (meurtre d’une femme ou d’une fille en raison de son genre) : un enjeu de vocabulaire majeur qui permet de lutter contre l’invisibilisation des violences sexistes, et ainsi d’apporter une reconnaissance juridique et des solutions plus adaptées. L’un des points phares de cette convention est la proposition de mise en place du Comité africain pour la fin de la violence à l’égard des femmes et des filles. Ce comité jouerait un rôle central dans la coordination, le suivi et l’évaluation des engagements des États membres. En étant un organe dédié à la surveillance de l’application des dispositions de la Convention, il assurerait une responsabilisation accrue des gouvernements, tout en favorisant la participation active des organisations de la société civile et des mouvements féministes. Ce mécanisme garantirait une réponse durable et effective aux  Violences Sexistes et Sexuelles à travers le continent.  Appel à l’action collective Le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, dans le cadre de son plaidoyer régional, appellent les leaders africains à adopter et à ratifier sans tarder cette convention. Ils sont ainsi exhortés  à traduire ces engagements en actions concrètes : un engagement à lutter contre l’impunité des auteurs, des lois renforcées, des budgets alloués, des mécanismes de suivi efficaces, et une volonté politique constante ! Les associations membres de ce réseau africain  appellent  également les mouvements de femmes, les organisations de la société civile et les activistes à maintenir la pression. » Ce combat est le nôtre, et il ne prendra fin que lorsque chaque femme et chaque fille, dans chaque coin du continent, pourra vivre en sécurité et dans la dignité« , peut-on lire dans leur communiqué qui souligne par ailleurs la nécessité  de construire une Afrique sans violences. Pour le Réseau Alliance Droits et Santé et ses partenaires, l’avenir de l’Afrique repose sur la capacité de ses nations à protéger leurs citoyennes et citoyens les plus vulnérables. En adoptant cette convention, les dirigeants africains peuvent poser un jalon historique vers une égalité véritable et une société libérée des violences sexistes et sexuelles                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Cameroun: Paul Biya encore déterminé à diriger le pays malgré le poids de l’âge?

Un extrait de son traditionnel message de fin d’année à la nation  le 31 Décembre dernier, alimente les commentaires au sein de l’opinion. « Je suis particulièrement sensible au soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter toutes ces années. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais ménagé aucun effort pour répondre à vos aspirations. Votre confiance m’honore et me sert de boussole dans l’action que je mène à la tête de notre cher et beau pays. Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte et se renforce au quotidien, face à l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés ».  Pour certains citoyens qui espèrent et qui attendent impatiemment la retraite politique du Président Biya,  cet extrait est très mal venu dans la mesure où  il dévoilement clairement la volonté du Président Biya à se porter à nouveau  candidat lors du scrutin présidentiel prévu en cette année 2025.  »  Il ne fait plus l’ombre d’un doute, Paul Biya sera candidat à la prochaine élection présidentielle. C’est une très grosse déception pour moi. Je pense que la retraite n’est pas une  sanction. Notre  président  montre déjà les signes d’une très grande fatigue physique. Même s’il a encore l’envie et la volonté  je pense qu’il doit penser à se reposer s’il aime le Cameroun et son propre corps« , soutient Emile. N, un citoyen rencontré dans la ville de Yaoundé.  Joseph O,  autre citoyen, lui se pose de la question de savoir si  ceux pour qui  le président est déterminé à servir  sont aussi déterminés à être servis par lui? Une question qui a toute sa place au moment ou les langues se délient même chez  les gardiens de la morale, les hommes de dieu comme on les appelle trivialement. La sortie de certains évêques de l’Église catholique Romaine implantée au Cameroun défraye actuellement l’actualité. Lors de leurs homélies de nouvel an 2025, certains évêques ont exprimé leurs inquiétudes face à la situation politique du pays.  Mgr Yaounda Hourgo, évêque du diocèse de Yagoua, Mgr Emmanuel Abbo , évêque de Ngaoundéré, Mgr Samuel Kléda, l’archevêque de douala sont ces illustres prélats qui ont fait entendre leurs voix sur la question.  Dans une interview accordée à un média étranger, l’archevêque de Douala a plaidé pour une transition pacifique, soulignant qu’une nouvelle candidate du Président Biya, âgé de 92 ans  serait peu réaliste.  Les sorties de ces membres du clergé  sont saluées par une certaine opinion notamment ces citoyens qui souffrent et qui nourrissent l’espoir d’une transition au Cameroun en cette année 2025. Les thuriféraires du régime en place, les militants et certains citoyens acquis à la cause du Président Biya condamnent plutôt cette sortie des hommes en soutane qui ne seraient pas dans leur rôle.  Les représentants du Rdpc parti au pouvoir  sont montrés au créneau  dans les différentes émissions radio et télé dans lesquelles ils sont conviés. Pour le moment, Paul Biya le principal concerné par le débat en cours n’a encore rien dit de manière explicite. D’ici la convocation du corps électoral au mois de juin au au plus tard au début du mois de Juillet 2025, l’on en saura un peu plus sur ce débat qui ne fait que commencé à dix mois environ du prochain scrutin président prévu en principe au mois d’octobre de l’année en cours. Mehis Message du Chef de l’Etat à la Nation à l’occasion de la fin d’année 2024 et du Nouvel An 2025