VIH/SIDA : l’hommage du RECAP+ aux personnes décédées

le Cameroun se souvient, s’engage et agit pour l’élimination du VIH. Le 25 mars 2025, le pays a célébré la Journée internationale de commémoration des personnes décédées du Sida. Instituée depuis 1983 sous le nom de Candlelight mémory day, cette journée se célèbre chaque année le 3ème dimanche du mois de mai. Il s’agit d’un moment fort dédié à la mémoire des personnes disparues du sida, mais aussi à la solidarité envers les personnes vivant avec le VIH, à la mobilisation et à l’engagement des communautés pour l’élimination du VIH. À travers des gestes symboliques et des échanges stratégiques, cet évènement   a été organisé par le Réseau Camerounais des Associations des Personnes vivant avec le VIH/SIDA (RECAP+) en collaboration avec le Comité National de Lutte Contre e Sida (CNLS) avec le soutien du bureau pays de l’Onusida. Il a réuni acteurs institutionnels, communautaires et partenaires au Développement autour d’une vision commune : “se souvenir, vivre, s’engager” Candlelight : une mémoire vivante, un moteur d’action Chaque année, Candlelight rassemble les communautés touchées par le VIH pour honorer les vies perdues, célébrer celles qui continuent malgré la maladie, et raviver l’engagement envers l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien. Le 25 mai 2025, la cérémonie organisée à Yaoundé, capitale du Cameroun, s’est inscrite dans cette triple mission. La journée a débuté par une marche sportive inclusive, suivie d’une conférence de presse, d’un recueillement silencieux, de l’allumage de bougies et d’un lâcher de ballons en hommage aux victimes. Un livre d’or a permis aux participants de consigner leurs souvenirs et leur engagement personnels et collectifs. Lucie Zambou, présidente du conseil d’administration du RéCAP+, a rappelé avec émotion la symbolique de cette journée : « Cette commémoration nous rappelle nos leaders, nos communautaires que nous avons perdus. Elle nous rappelle aussi la douleur liée à l’ignorance, qui a parfois conduit à des situations désastreuses. Cette journée nous motive à continuer de lutter, pour que ceux qui sont encore dans l’isolement aient accès à la bonne information, et sachent qu’on peut vivre avec le VIH sans honte ni peur ». Un état des lieux stratégique : entre progrès et défis La conférence de presse organisée dans le cadre de cette commémoration a permis de faire le point sur la situation du VIH au Cameroun. Taoufik Bakkali, Directeur pays de l’ONUSIDA, a salué les avancées notables du pays. « Le Cameroun n’est pas loin des objectifs 95-95-95. On est à environ 93 %. Mais ce sont les derniers pourcentages qui sont les plus difficiles, car il s’agit souvent de personnes qui ignorent leur statut », a-t-il déclaré. « Heureusement, la disponibilité des traitements n’est pas affectée par la crise financière liée au financement américain. Nous devons continuer à améliorer nos stratégies, notamment pour les groupes les plus marginalisés. » a-t-il souligné à l’occasion, le rôle clé des organisations communautaires pour aller vers les populations vulnérables, briser les barrières de la stigmatisation et de l’accès aux soins, et permettre un diagnostic et un traitement rapides. Une vision structurée pour l’avenir Dr Joseph Fokam, Secrétaire permanent du CNLS, a présenté les dix priorités nationales dans la riposte au VIH, parmi lesquelles l’élimination de la transmission mère-enfant, la Recherche active des enfants séropositifs dans les communautés, la triple élimination VIH/syphilis/hépatite B et un meilleur dépistage par trois tests de confirmation. D’autres priorités sont la prévention des maladies avancées, l’accès à la PrEP pour les populations clés, le renforcement de la pharmacovigilance, l’optimisation des stocks de médicaments, l’anticipation du retrait des bailleurs et la coordination renforcée avec les partenaires. Dr Fokam a surtout salué les avancées jusqu’ici obtenues grâce à la participation des parties prenantes.  Cet engagement permet au pays d’avancer vers l’atteinte des trois 95, les objectifs mondiaux qui visent l’élimination du Sida en 2030.  On note à ce propos que 92% de personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 96% des personnes qui en ont besoin sont sous traitement ARV, 93% de personnes qui observent le traitement ont une charge virale indétectable.  Des avancées à consolider à travers des efforts qui méritent encore d’être effectuer pour atteindre l’objectif escompté de Zéro décès lié au VIH/SIDA et Zéro nouvelle infection.  Le Gouvernement souhaite à cet effet que au moins 30% des bénéficiaires des prestations soient pris en charge au niveau de la communauté où la recherche active des enfants vivant avec le VIH doit s’accentuer. Une récente action de cette nature menée en 3 et 5 mois a permis de détecter 1000 enfants qui sont pris désormais en charge, soit un gain de 16 points pour le pays. Candlelight : au cœur de la riposte communautaire Au-delà des chiffres, Candlelight rappelle que chaque vie compte, et que les communautés restent le pilier de la réponse. Le Cameroun a renouvelé son engagement non seulement à atteindre les cibles 95-95-95, mais aussi à mettre fin à la transmission du VIH d’ici 2030, en ne laissant personne de côté.                                                                             Prince Mpondo

AEA : le Rév Dr Jean Libom Li Likeng désormais aux commandes

Il a été élu le 22 mai 2025 à Nairobi au Kenya, au cours de la 13ème Assemblée générale de cette organisation, un important mouvement évangélique en Afrique avec 300 millions de membres et un siège au niveau de l’Union Africaine.  Présente dans 51 pays Africains, l’Association des Evangéliques d’Afrique (AEA) siège à l’Onu et à la Commission des Droits de l’Homme. Elle a deux institutions théologiques, FATEB à Bangui et à Yaoundé qu’il convient d’ériger en    institutions universitaires au même rang que la grande université à Nairobi au Kenya. L’élection du Camerounais à la tête de l’AEA vient repositionner l’Afrique francophone au sein de l’organisation.  Elle symbolise aussi la reconnaissance du leadership et de l’engagement de l’heureux élu pour la cause évangélique en Afrique.  Le pasteur d’une très grande notoriété bien établie tant au plan national qu’international est un théologien, un stratège, un leader et un rassembleur qui a toujours œuvré pour l’unité des chrétiens.  Son ouverture vers l’œcuménisme constitue un grand espoir pour la mission évangélique dans un continent qui fait face à des crises diverses. Rév Dr Libom Li Likeng accède à cette nouvelle fonction, deux semaines seulement après le symposium théologique sur la christologie tenu le 10 mai 2025 à Douala sous son égide. De par ses réflexions et ses actions le nouveau président de l’AEA est crédité d’une maturité spirituelle. Pour l’accomplissement de sa mission à la tête de l’AEA, il aura à ses côtés un vice-président, Bishop Never Miparutsa du Zimbabwé, un secrétaire général, Rév Dr Master O. Matlhaopee du Botswana et une trésorière générale, CPA Phyllis Mutua du Kenya. C’est avec cette équipe que ce grand leader religieux camerounais devra relever de nombreux défis qui les interpellent à savoir : affermir l’unité de l’église, équiper les pasteurs, structurer les reseaux, affronter les crises morales, politiques et spirituelles qui minent le continent. Pour y parvenir, le Rév Dr Libom Mi Likeng devra également mettre à contribution sa riche formation, sa forte expérience et ses qualités humaines.  Formé au London Institute for Contemporary Christianity, le Rév DR Jean Libom Li Likeng est Pasteur de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise.  Il est expert en résolution de conflits, en santé mentale et en gestion des traumatismes. Il accompagne de nombreuses œuvres chrétiennes et conseille des Eglises à travers le monde.                                                                             Prince Mpondo

Maladies Tropicales Négligées : la problématique au cœur du Prochain forum des médias à Abidjan

Dans le cadre de l’organisation du forum annuel des médias, le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. Selon Bamba Youssouf, Président du Conseil d’administration du REMAPSEN, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ». Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique », le Forum des médias va mobiliser les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones qui se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. Pour Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN, ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN. L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du Forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain Forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès. Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème Forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de cette grande messe annuelle du REMAPSEN. Il ‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers deux organisations fortement impliquées dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie. En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament. Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun, Vice -Présidente du REMAPSEN en charge de l’Environnement et Directrice des Awards et a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaines de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de BRANDS ON A MISSION, dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN. Dans son adresse, Daniel Yao, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix de Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En clôturant cette conférence de presse de lancement, Alphonse Renaud Agnéro, responsable des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers, à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées. Un grand rendez-vous qui devrait permettre d’avoir un plan d’action des médias africains contre les MTN, les maladies bien présentes avec leurs lots de conséquences mais qui malheureusement, ne font pas l’objet d’une grande attention au même titre que les autres maladies.                                                                                Prince Mpondo 

Lutte contre les MNT: nécessité de politiques alimentaires saines

La rencontre de sensibilisation des acteurs médiatiques organisée le 14 avril 2025 à Yaoundé par l’association pour la Réconciliation et le Développement (RADA), a permis de comprendre l’ampleur du problème.  Les chiffres présentés soulignent l’urgence d’une action qui passe entre autres par la sensibilisation et l’adoption des mesures fiscales adéquates notamment, l’augmentation des taxes les boissons sucrées et les aliments emballés malsains basée sur des preuves pour la santé publique et le développement. Selon les experts, les maladies non transmissibles (MNT) sont la principale cause de mortalité dans le monde, représentant environ 41 millions de décès par an, ce qui représente 71% de tous les décès.  La plupart des décès liés aux MNT sont concentrés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, et les projections indiquent que d’ici 2030, les MNT seront la principale cause de décès en Afrique.   Au Cameroun, les MNT sont parmi les principales causes de décès, responsables d’environ 235 000 décès, ce qui représente 35% de tous les décès chez les personnes de plus de 50 ans en 2016. Selon le rapport de suivi des progrès dans la lutte contre les MNT-OMS 2022, le Cameroun enregistre 74 100 décès annuels liés aux Maladies Non Transmissibles. Le risque de mourir d’une MNT grave pour les personnes âgées de 30 à 70 ans est estimé à environ 22% au Cameroun. En matière de malnutrition, le Cameroun est aux prises avec la sous-nutrition et le défi croissant de surpoids et de l’obésité, qui sont de plus en plus devenus une priorité de santé publique.  Une revue réalisée en 2019 indique que 26% des adultes sont en surpoids, tandis que 15,1% entrent dans la catégorie de l’obésité. Concernant les enfants de moins de cinq ans, la prévalence du surpoids a presque doublé, passant de 5% en 1991 à 11% en 2018. En milieu urbain, 12,5% des enfants de 3 à 13 ans   sont considérés comme un surpoids, les filles (13,2%) étant plus touchées que les garçons (11,8%). Selon une enquête de promotion de la santé sur les connaissances, les attitudes et les comportements (KAB) récemment menée sur le territoire national par RADA et LORDA, 60% de la population estime que les boissons sucrées et les aliments emballés malsains sont nocifs.  Suivant l’étude, 40% ne sont pas conscients des impacts négatifs de la consommation à long terme de ces produits et plus de 60% ne sont pas certains que ces produits causent des dommages mortels. Les experts soutiennent que plusieurs facteurs clés contribuent à la prévalence des MNT et augmentent considérablement le risque de développer ces maladies, en particulier un faible niveau d’activité physique et des habitudes alimentaires (un apport calorique élevé, le sel, les graisses malsaines et surtout le sucre libre). Une analyse du paysage concernant la consommation de sucre dans la population a également montré que la consommation de sucre au Cameroun varie selon les populations et les contextes.  L’étude souligne que les camerounais des zones rurales, hommes et femmes, ont tendance à avoir des apports énergétiques plus élevés que ce qui est généralement rapporté, ce qui indique une possible sous-estimation de leur consommation en sucre. Au sein de la population rurale, les personnes âgées de 20 à 39 ans présentent souvent de mauvaises habitudes alimentaires susceptibles d’inclure un apport élevé en sucre. Au regard de ces données et les conséquences des aliments malsains sur la santé, il y a lieu de réduire la consommation de ces produits.  En dehors de la sensibilisation et l’éducation des populations, l’un des moyens efficaces est l’augmentation des taxes sur ces produits responsables des MNT comme l’obésité, le diabète de type II et les maladies cardiovasculaires qui n’ont cessé d’augmenter.  Le système de taxation actuel sur le sucre est de 25% avec une taxe spécifique de 12,5%.   Les simulations faites révèlent qu’une augmentation des taxes à hauteur de 30% sur les boissons sucrées permettraient de générer environ 118,42 millions de dollars Usa. Une réduction de la consommation des produits malsains passe aussi par la reformulation de ces produits à travers la réduction des quantités excessives de nutriments préoccupants pour la santé.  C’est ce que recommande du reste l’Oms dans ses interventions stratégiques de 20230 pour les MNT. Cette agence onusienne recommande la mise en œuvre des politiques fiscales qui ont d’ailleurs fait leur preuve dans certains pays comme le Mexique. C’est ce plaidoyer que les médias formés le 15 avril dernier à Yaoundé sont appelés à porter auprès des décideurs tout en intensifiant la sensibilisation et l’éducation des populations sur les bonnes pratiques et habitudes alimentaires.                                                                                 Prince Mpondo

Protection de l’environnement : la presse donne l’exemple dans la lutte contre la pollution plastique

Alors que la planète étouffe sous des tonnes de déchets plastiques, la journée mondiale de l’environnement 2025 a été célébrée le 05 juin sous le thème : « mettre fin à la pollution plastique ». Ladite journée a inspiré une action citoyenne originale à Abong-Mbang, dans la Région de l’Est du Cameroun. Des journalistes membres du Syndicat des Professionnels de l’Information e et de la Communication (SPIC) sont descendus dans les rues de cette ville pour collecter des déchets plastiques.  Un geste concret, à rebours de leur rôle habituel d’observateurs, qui vise à montrer que la sensibilisation peut aussi passer par l’exemple. Selon Thierry Eba, Président National du SPIC, il s’agissait de montrer que les professionnels des médias sont aussi des citoyens responsables. A l’occasion il a déclaré que : « on connait la presse pour son rôle d’information. Mais il est temps aussi de faire savoir que nous sommes capables d’agir directement pour des causes qui concernent tout le monde, comme la protection de l’environnement ». Une commune engagée pour l’environnement La municipalité d’Abong-Mbang n’a pas hésité à soutenir cette initiative. Son maire, Charmant Oyal, y voit une opportunité de mettre en lumière les efforts déployés par sa commune pour rester propre, dans un contexte où de nombreuses villes camerounaises sont submergées par les ordures : « l’hygiène et la salubrité sont au cœur de notre politique municipale. Le programme (jeudi propre) est un rendez-vous hebdomadaire que nous considérons comme sacré. Nous voulons offrir un environnement sain à nos populations ».  La municipalité met un accent particulier sur la gestion des déchets plastiques, qu’elle considère comme un véritable fléau. Des points de dépôt ont été installés dans la ville, mais le manque de civisme de certains habitants demeure un obstacle majeur, selon le maire Charmant Oyal. Une action symbolique mais durable Cette activité s’inscrit dans un volet « engagement humain » des Universités de la Presse, un programme porté par le SPIC.  Faute de partenaire, ce volet n’a pu se tenir comme prévu lors de la dernière journée de la liberté de la presse. La commune d’Abong-Mbang a donc permis de redonner vie à cette initiative, en l’associant à une cause environnementale urgente.  Car au-delà du geste, c’est tout un message qui est porté : le plastique à usage unique, jeté ou brulé menace la santé humaine, pollue les écosystèmes et tue la biodiversité. Selon les experts, si rien n’est fait, la pollution plastique pourrait doubler d’ici 2040. A Abong-Mbang, journalistes et élus locaux ont montré qu’un autre avenir est possible, à condition que chacun fasse sa part. L’évènement d’Abong-Mbong a connu la participation significative des journalistes membres de la coordination -Cameroun du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), signe d’une bonne collaboration entre le REMAPSEN et le SPIC.                                                                           Prince Mpondo

Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique.

Du 25 au 27 novembre 2025 aura lieu le 4ème Forum des médias sur le thème : « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées (Mtn) en Afrique ». Pour la réussite de cet événement, le REMAPSEN peut compter sur ses partenaires stratégiques dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer Speak Up Africa (SUA). Selon Papa Djibril Faye, chargé du plaidoyer en santé à SUA « Les médias ont un rôle prépondérant à jouer dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des ressources », soutient-il avant d’ajouter et de conclure que :« A travers ce forum, nous espérons que les journalistes du REMAPSEN seront outillés pour renforcer la couverture médiatique autour des MTN en Afrique, devenant ainsi des alliés du plaidoyer avec des récits accessibles et factuels ». Dans une vidéo transmise au comité d’organisation et diffusée au cours de la conférence de presse de lancement le 30 mai dernier, la Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission (BOAM), principal partenaire des Awards du REMAPSEN a expliqué aux médias, les missions de son organisation. Selon elle, BOAM est une Agence qui opère dans la santé et le développement durable. « La mission de Brands On a mission est donc parfaitement alignée sur les objectifs du REMAPSEN » a-t-elle précisé. Concernant l’implication de BOAM dans l’organisation du Forum des médias et des Awards 2025, elle tire sa source de l’évidence que les journalistes peuvent publier des récits pour changer des comportements. La Professeure Myriam Sidibé déclare à cet effet que : « Nous croyons que le récit est l’un des outils les plus puissants pour changer les comportements et à terme, les systèmes. A travers les Awards du REMAPSEN nous sommes fiers de célébrer et d’investir chaque année dans les voix des journalistes   africains, en particulier les jeunes qui façonnent les récits, porteurs de progrès ». La Présidente Fondatrice de BOAM a aussi indiqué que le partenariat entre Brands On a mission et le REMAPSEN s’inscrit dans le cadre de African Voices qui visent à amplifier des solutions africaines et à valoriser les champions locaux qui redéfinissent ce qui est possible dans les domaines de la santé, du climat et du développement durable. Elle conclut en indiquant que « BOAM attend des journalistes une approche orientée vers des solutions mettant en lumière les défis et des innovations qui émergent localement. » Le soutien de Sightsavers Dans son message, M. Simon Bush Directeur de la lutte contre les maladies Tropicales Négligées au siège de Sightsavers à Londres a écrit ceci. « Sightsavers est heureuse de rejoindre le forum des journalistes du REMAPSEN concernant la lutte contre les maladies tropicales négligées (Mtn) qui se déroulera à Abidjan. Bien que les Mtn soient évitables, elles continuent néanmoins d’affecter plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Sightsavers aide donc les ministères de la Santé à travers l’Afrique afin de contrôler et d’éliminer cinq de ces maladies invalidantes : le trachome, l’onchocercose (la cécité des rivières), la filariose lymphatique, la schistosomiase et les vers intestinaux. À l’heure où de nombreux progrès récents concernant la santé mondiale sont menacés, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière d’élimination des Mtn. Les journalistes peuvent également partager les histoires des personnes atteintes d’une maladie tropicale négligée afin de briser la stigmatisation liée à ces maladies et d’encourager les malades à se présenter pour suivre un traitement ». Avec l’engagement de ses partenaires, le REMAPSEN peut être rassuré quant au succès du prochain forum des médias sur les maladies tropicales négligées et des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé. Prince Mpondo

Prix Galien Afrique: La 5ème édition est déjà lancée.

L’annonce est contenue dans un communiqué de l’Association Galien Africa publié le 31 mars 2025 à Dakar au Sénégal.  A lire ci-dessous, l’intégralité du communiqué Dakar (Sénégal), 31 mars 2025 – En partenariat avec la Fondation Galien, l’Association Galien Africa lance, ce 31 mars 2025, l’Appel à candidature pour la cinquième édition du Prix Galien Afrique qui consacre l’excellence et l’innovation. Les dossiers de candidature devront être soumissionnés en ligne sur www.prixgalienafrique.com. Depuis cinq ans, le Prix Galien Afrique a pour but de primer les chercheurs, les institutions et industries pharmaceutiques du secteur public ou du secteur privé ayant mis au point des initiatives, des services, des produits pharmaceutiques, biotechnologiques, de phytothérapie, de diagnostic, des dispositifs médicaux et des solutions digitales récemment introduits sur le marché africain. Quatre prix peuvent être décernés : – Le meilleur produit pharmaceutique, – Le meilleur produit de tradithérapie, -Le meilleur produit biotechnologique, -la meilleure technologie médicale ou solution digitale (dispositif médical, de diagnostic, esanté, télémédecine, dossier patient, etc.). Chaque Prix est doté d’une bourse de 20 000 000 FCFA (Vingt Millions de Francs Cfa), soit environ 30 000 USD (Trente Mille US Dollars). Comm de presse Prix Galien Ils seront attribués pour les produits, initiatives et services très probants ou prometteurs, dans le domaine des découvertes et thérapies innovantes aux services de l’humanité et de la santé animale et environnementale. Le Prix Galien Afrique récompense les sciences pharmaceutiques qui améliorent la condition humaine, animale et environnementale, principalement sur la base de deux critères : Innovation et/ou découverte Impact sur le continent africain. La Fondation Galien créée par feu M. Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, décerne depuis plus de 50 ans le Prix Galien international qui se positionne comme le Prix Nobel en matière d’innovation pharmaceutique. Depuis 2009 il lui est associé un Forum scientifique. Depuis 2018, le Forum Galien Afrique est organisé à Dakar et abritera cette année la cinquième édition du Prix Galien Afrique. Le Forum Galien Afrique, offre une plateforme d’échanges scientifiques de haut niveau sur des questions d’intérêt commun, les priorités de notre continent pour les africains et par les africains. Il réunit des Prix Nobel, des Leaders politiques, des experts, des chercheurs, des étudiants, des médecins, des socio-anthropologues, des biologistes, des innovateurs, des investisseurs, des organisations internationales, la société civile, le secteur privé, etc. Comm de presse Prix Galien

Célébration de la journée mondiale de la santé : L’UNICEF et le REMAPSEN unissent leurs efforts pour lutter contre la mortalité maternelle, infantile et néonatale.

Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la santé, le bureau régional de l’UNICEF et le Réseau de Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement(REMAPSEN) ont organisé le jeudi 17 avril dernier, un webinaire des médias sur le thème : « La santé maternelle, néonatale et infantile en Afrique de l’Ouest et du Centre. » Plus de 75 journalistes africains issus de 34 pays ont participé à ce webinaire riche en enseignements sur la santé maternelle, néonatale et infantile. Selon le Dr TomomiKitamura, Spécialiste en santé publique et responsable de la section santé maternelle et infantile au bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’ouest et du centre, l’organisation de ce webinaire en direction des journalistes africains est une opportunité pour faire un plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires et relever les nombreux défis liés à la santé maternelle, néonatale et infantile dans la région. Toujours selon le Dr Tomomi, en 2023, Plus de 4, 8 millions d’enfants de moins de 5 ans n’ont pas survécu dans le monde et presque 40% de ces décès d’enfants ont eu lieu en Afrique de l’ouest et du centre. Plusieurs causes sont à la base de ces décès, dont les principales sont : le paludisme, les infections respiratoires, la diarrhée et la prématurité.   Abordant le sous- thème des soins essentiels aux nouveaux- nés, la Professeure Mariam Sylla du Mali, Présidente de l’Association des pédiatres d’Afrique noire francophone a insisté sur l’importance de l’allaitement maternel exclusif avant d’ajouter que la santé du nouveau-né dépend de la santé et de l’alimentation de la mère. La Professeure Mariam Sylla a aussi indiqué que la mortalité néonatale plombe les indicateurs de la santé infantile. « Un grand nombre des  décès des nouveau-nés en Afrique sont évitables » a-t-elle conclu. Quant au Professeur Faye Moctar du Sénégal, vice- Président de l’Association néonatale africaine, il a insisté sur l’importance d’impliquer les parents et les communautés dans la prise en charge des nouveau-nés, renforcer le financement, les ressources humaines et les infrastructures et assurer la disponibilité des équipements et des consommables. Il a présenté la stratégie gagnante des soins kangourou en confirmant que 90 % des décès chez l’enfant sont évitables. Au cours de  ce webinaire, les médias ont eu droit au témoignage édifiant de Mme Ebène Diop, sur la tangibilité de la prise en charge des nouveau-nés. Les échanges qui ont suivi les exposés des experts ont permis d’éclairer la lanterne des journalistes sur les défis majeurs de la prise en charge des nouveau-nés en Afrique de l’ouest et du centre. Le Président du REMAPSEN M. Bamba Youssouf a remercié l’UNICEF et ses experts pour leur disponibilité et s’est engagé à accentuer la promotion de la santé maternelle, néonatale et infantile à travers les productions médiatiques de qualité.

Journée mondiale des troubles Bipolaires: le ROOHCAM célèbre l’événement

Sous la conduite de leur présidente Marie Hélène Ebieline, les membres de ce Réseau  des organisations de la société civile Camerounaise sur l’Approche Une Seule Santé  (Roohcam), ont massivement pris part à la table ronde organisée le 03 avril 2025 à l’hôpital Jamot de Yaoundé. Les troubles bipolaires anciennement appelés psychose maniaco-dépressive(PMD), font partie des troubles de l’humeur. Lorsqu’ils ne sont pas traités, ils se caractérisent par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation appelée manie ou hypomanie et de périodes de dépression, voire de mélancolie profonde. Ces épisodes sont entrecoupés de périodes de stabilité qui, selon les cycles, durent plus ou moins longtemps. Selon l’Organisation mondiale de la santé 1’on estime qu’environ 1 % de la population générale dans le monde présenterait des troubles de type bipolaire 2, tels que définis dans les classifications internationales des troubles mentaux. Cette proportion varierait peu d’un pays à l’autre. Les troubles bipolaires sont fortement associés aux troubles anxieux et aux comportements addictifs 3. Ces troubles apparaissent en général autour de 20 ans. Le diagnostic est souvent posé avec un délai de plusieurs années après l’apparition des premiers symptômes, ce qui peut retarder la mise en place d’un traitement adapté.  Selon les spécialistes, les troubles bipolaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale. Malgré ces difficultés il est possible de se rétablir de troubles bipolaires a tenu à rappeler Dr Jean Pierre Kamga Olen, médecin psychiatre  en service à l’hôpital Jamot de Yaoundé.  Il a par ailleurs entretenu les participants sur plusieurs aspects liés à la maladie dont la grosse des femmes souffrant des troubles bipolaires. L’e spécialiste précise que la grossesse ne devrait  pas être un problème une fois  les paramètres sont stabilisés pour permettre le fonctionnement normal de chaque organe. Concernant la maladie, il faut noter que la plupart des troubles bipolaires peuvent être classés en deux grands groupes à savoir: le  trouble bipolaire de type I et  le trouble bipolaire de type II.  Pour le  trouble bipolaire de type I,  la personne présente au moins un épisode maniaque caractérisé (épisode qui perturbe le fonctionnement de la personne ou qui comprend des délires) et généralement des épisodes dépressifs. En ce qui concerne le  trouble bipolaire de type II, la personne présente des épisodes dépressifs majeurs, au moins un épisode maniaque moins grave (hypomaniaque), mais aucun épisode maniaque caractérisé. Cependant, certaines personnes connaissent des épisodes dépressifs ou maniaques qui font penser à un trouble bipolaire, mais qui sont plus légers et ne remplissent pas les critères diagnostiques spécifiques du trouble bipolaire I ou II. De tels épisodes peuvent être classés comme trouble bipolaire non spécifié ou trouble cyclothymique. Pour qu’un diagnostic de trouble bipolaire soit posé, il faut que la personne ait vécu au moins un épisode dépressif caractérisé et un épisode maniaque ou hypomaniaque. Épisode dépressif.  L’épisode dépressif appelé aussi dépression est défini par un certain nombre de symptômes, présents toute la journée et presque tous les jours, non influencés par les circonstances et durant au moins deux semaines. Les symptômes sont  notamment  l’humeur dépressive, tristesse, perte d’intérêt, la  fatigue ou perte d’énergie,  trouble de l’appétit (avec perte ou prise de poids), les  troubles du sommeil (perte ou augmentation), le ralentissement/agitation psychomotrice, le  sentiment d’infériorité, la  perte de l’estime de soi, le sentiment de culpabilité inappropriée, les difficultés de concentration, les idées noires, pensées de mort et comportement suicidaire. L’ épisode hypomaniaque ou maniaque  est défini comme une période d’au moins quatre jours consécutifs, où la personne est expansive ou irritable, très différente de sa façon d’être habituelle et où elle présente au moins trois des symptômes suivants : augmentation de l’activité ou agitation physique , augmentation du désir de parler, difficultés de concentration,  réduction du besoin de sommeil (ex. : se sentir reposé après 3 heures de sommeil);  augmentation de l’énergie sexuelle, les achats inconsidérés, ou autres types de conduites insouciantes ou irresponsables. L’on note aussi l’augmentation de la sociabilité ou familiarité excessive. Les modifications de l’humeur peuvent perturber les activités quotidiennes, mais sans gêner le fonctionnement professionnel ou social et sans nécessiter une hospitalisation. Dans certains cas, les symptômes dépressifs et maniaques apparaissent en même temps, ou alternent très rapidement. Lorsque c’est le cas, les activités professionnelles et sociales ou les relations interpersonnelles sont alors perturbées. Une hospitalisation est parfois nécessaire pour éviter des effets graves pour la personne ou pour son entourage. Évolution de la maladie Les troubles bipolaires se développent généralement à la suite de troubles dépressifs aigus, chez des personnes jeunes (avant 25 ans) n’ayant pas de troubles avant l’adolescence Il y aurait un risque de trouble bipolaire plus important en cas d’antécédents familiaux de bipolarité ; quand un épisode dépressif caractérisé apparaît après un accouchement ; en cas d’hypomanie due à la prise d’un médicament. Plusieurs facteurs peuvent faire évoluer un trouble dépressif récurrent en trouble bipolaire : un trouble dépressif sévère avec des caractéristiques psychotiques ou mélancoliques ; des épisodes dépressifs qui se répètent ; l’hypersomnie et le ralentissement psychomoteur. Le délai pour diagnostiquer un trouble bipolaire peut avoir un impact sur  la fréquence des cycles, la durée des épisodes, les conséquences des troubles (ex : dépenses excessives, dettes, consommation d’alcool et de drogues, mise en danger, perte d’emploi, etc.), et sur le risque suicidaire. Les idées suicidaires sont fréquentes en cas de troubles bipolaires. Oser parler de ses pensées suicidaires, à un professionnel de santé par exemple, ou à son entourage proche (familial ou amical), c’est se donner la possibilité de se faire aider et de trouver des solutions. Il est important de rappeler que  les personnes ayant des pensées suicidaires ne veulent pas nécessairement mourir, mais souhaitent avant tout mettre fin à une souffrance devenue insupportable.  La majorité des personnes ayant des idées de suicide ne feront pas de tentative. En cas d’urgence, Il est possible d’appeler le 15 ou de se rendre à toute heure du jour ou de la nuit aux urgences de l’hôpital le plus proche.   Soins et accompagnement Selon les experts, la réponse thérapeutique doit être adaptée à

Protection des consommateurs: la grande insatisfaction qui appelle à l’action

Le 2ème rapport sur la perception de la protection des Consommateurs au Cameroun  que vient de rendre public par la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC) ressort le mal être des consommateurs.  Le rapport a été publié  le 19  et le 21 mars respectivement à Yaoundé et à Douala dans le cadre des activités de la 40ème journée Mondiale des Droits des Consommateurs, en collaboration avec la Plateforme Camerounaise pour le Commerce Équitable (P2CE) . L’objectif pour la CCC est de contribuer à l’amélioration de la politique nationale en matière de protection des droits des consommateurs.  Suivant les données de l’étude,  la protection des consommateurs n’est pas satisfaisante au Cameroun  avec  80% des interrogés qui la trouvent  mauvaise, 16% la trouvent   passable et  4% ont une attitude neutre. Le rapport souligne également une faible connaissance des consommateurs, des textes qui protègent leurs droits et les mécanismes de recours en cas de réclamation ou de dénonciation. Suivant les données de l’étude, il y a lieu de mettre l’accent sur les domaines de l’électricité. Les coupures incessantes de courant, place le secteur de l’électricité (32,2%) comme celui ayant le plus de problème au Cameroun d’après les  interrogés. Il est suivi par le domaine de l’approvisionnement en eau potable (18,8%)  et celui de la santé  et de la téléphonie mobile (13,4%), l’alimentation et produits pétroliers  (12%) et de  habitat (11,6).  Ces secteurs sont ceux  où le mal être du consommateur se fait beaucoup plus ressentir de manière chronologique. Quant aux critères causant ces problèmes, le critère PRIX   (42%) se taille la part du lion avec 210 individus sur les 500. Suivi par le problème de la disponibilité des produits sur le marché (33%) avec 165 répondants  et la qualité des biens et services   (25%) avec 125 d’individus qui l’ont cité. L’autre problème majeur à solutionner est le problème d’information.  Les consommateurs sont très peu informés de cadre juridique et des mesures prises pour les protéger.  Ils ont l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes.  Les associations de protection des consommateurs qui ont reçu une mission légale d’informer, former et d’éduquer les consommateurs ne bénéficient malheureusement du transfert des ressources nécessaires à l’accomplissement de cette mission. Le rapport fait  quelques recommandations en direction des pouvoirs publics, des acteurs du secteur privé et des associations de protection des droits des  consommateurs. Pour les pouvoirs publics, il est recommandé entre autres  de prendre des mesures nécessaires pour trouver des solutions aux  facteurs  qui impactent négativement   sur le prix, la disponibilité  et la qualité des biens et services, renforcer la collaboration avec les associations de protection des droits des  consommateurs pour vulgariser les textes régissant la protection du consommateur, élaborer et vulgariser une cartographie claire des structures publiques en charge de la protection des consommateurs et mettre en place des mesures adéquates  pour la professionnalisation et la viabilisation des associations de protection des droits des consommateurs.    Concernant le secteur privé et les producteurs, fabricants et commerçants de manière générale, il  leur est recommandé de mettre  en place  et de vulgariser   les mécanismes d’écoute et de réception des requêtes et de réparation des préjudices subis par  les consommateurs; d’informer  systématiquement les consommateurs sur les éventuels changements sur les prix, la distribution et la qualité ;  d mettre en place ou soutien  des programmes d’éducation des consommateurs conformément aux dispositions des principes directeurs des nations unies;  respecter  les normes obligatoires  et réglementations nationales; mettre  en place d’un plan de développement qui permet de répondre efficacement  et durablement aux besoins des consommateurs; mettre  en place d’un cadre de dialogue  et de concertation avec les associations de protection des droits des consommateurs  en vue d’un partage d’information  nécessaire à la protection des consommateurs et  éviter  les fraudes commerciales  qui constituent le terrain fertile à certaines pratiques non recommandables. Il est recommandé aux consommateurs d’accorder une place de choix à leur information et leur éducation  à travers  la création ou une adhésion massive aux associations de protection des droits des consommateurs. Les associations de protection des droits des consommateurs  devraient être plus professionnelles  et davantage à l’écoute des consommateurs et développer  des stratégies pour se faire connaitre et susciter l’intérêt et l’adhésion  des consommateurs. Elle devraient mettre en place des programmes d’information et d’éducation et de formation des consommateurs  en collaboration avec  l’administration publique et le secteur privé dans le but d’avoir des consommateurs avertis et responsables. Le rapport recommande aussi aux associations, le respect de la législation et de la réglementation  notamment le respect des missions légales des associations de protection des droits des consommateurs; l’intensification du plaidoyer auprès des décideurs en vue d’une amélioration du cadre juridique national de protection du consommateur et un meilleur suivi des politiques publiques en matière de protection des droits des consommateurs.  Mehis