Message de fin d’année 2024 de Paul Alain Eboua

Militantes,  militants et sympathisants, Chers compatriotes et distingué peuple camerounais; Alors que nous tournons la page de l’année 2024, je tiens à m’adresser à vous avec gravité, espoir et détermination. Cette année qui s’achève a été marquée par des défis immenses, mais également par une résilience admirable, reflet de la force de notre peuple.  Les chiffres et les faits qui parlent de notre réalité L’année 2024 a une fois de plus mis en lumière les difficultés auxquelles nous faisons face. Les statistiques récentes dressent un tableau préoccupant : Près de deux Camerounais sur cinq vivent sous le seuil de pauvreté, estimé à seulement 813 FCFA par jour. Cela représente environ 10 millions de personnes, selon l’INS. Le taux d’inflation en 2024 a atteint 4,4 %, bien au-delà du seuil communautaire de 3 % fixé par la CEMAC, avec une hausse notable de 5,9 % sur les prix alimentaires et de 11,2 % sur les coûts de transport. Évaluées à 1139,5 milliards de Fcfa au premier trimestre 2024 selon l’INS contre 1251,7 milliards de Fcfa à la même période en 2023, les dépenses d’importations des biens et services en glissement annuel malgré la légère baisse, continuent de creuser notre balance commerciale, alors même que nous avons le potentiel de produire localement des denrées comme le riz, le poisson congelé,  le blé,  l’huile de palme, d’autres aliments transformés et les engrais minéraux. Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ils reflètent les souffrances réelles de millions de Camerounais confrontés à une vie chère, à un chômage rampant et à des services publics défaillants. Une année décisive pour notre avenir 2025 ne sera pas une année comme les autres. Elle portera l’espoir d’un changement attendu depuis des décennies. Après 42 années de règne d’un même système, notre nation aspire à une transition véritable, une alternance porteuse du vrai renouveau. Le rendez-vous des urnes pour l’élection présidentielle est une opportunité historique pour redonner espoir à notre pays. Le MDP se tiendra en première ligne pour œuvrer en faveur d’élections transparentes et inclusives. Nous croyons que l’alternance n’est pas seulement un choix, mais une nécessité pour sortir notre nation de l’impasse. Les enjeux de 2025 : un appel à l’action Chers compatriotes, 2025 est une année d’espérance, mais aussi de responsabilité. Nous devons répondre collectivement à l’urgence de bâtir un avenir meilleur. Cela passe par : Une gouvernance transparente, débarrassée de la corruption et des détournements, comme ceux signalés dans la gestion des fonds COVID-19 ou des infrastructures sportives. Une véritable décentralisation pour résoudre les problèmes chroniques d’insalubrité urbaine et d’accès aux services de base, comme l’eau et l’électricité, qui ont gravement affecté nos populations en 2024. Le développement local qui l’un des objectifs majeurs de la décentralisation piétine encore du fait de nombreux écueils volontairement entretenus par certains dirigeants. La finalisation et la mise en œuvre de grands chantiers structurants dans le secteur de l’énergie. Les barrages de Lom Pangar (120Mw), Memve’ele (200 Mw)  et  celui  de Nachtigal  d’une capacité de 420 Mw (encore en chantier),  sont demeurés un leurre car les Camerounais ont broyé du noir et la vie socioéconomique en a pris un sérieux coup.  Une situation pas du tout reluisante pour un pays qui vise l’émergence. La remise sur pied de la SONARA pour raffiner le pétrole brut extrait du sous-sol camerounais. Au cours de l’année qui s’achève, les Camerounais ont subi le choc des prix des produits pétroliers revus à la hausse entrainant par la même occasion, la hausse des tarifs de transport des personnes et des marchandises.  Un vrai paradoxe pour un pays producteur de pétrole mais qui curieusement, importe plutôt le pétrole utilisé localement moyennant le déblocage de la somme de 63,6 milliards de FCFA en 2024, montant alloué à la subvention de prix des produits pétroliers importés au Cameroun. Malgré la légère baisse observée comparée aux montants de 2022 et 2023, la situation n’est toujours pas reluisante car le pays a été amené à procéder à une deuxième augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe en l’espace d’un an, bien que le gaz domestique et le pétrole lampant ait été épargnés.  L’on espère que l’annonce de la stabilité des prix pour 2025 sera effective et va durer longtemps avec la mise en marche toujours attendue et souhaitée, de notre raffinerie nationale plus adaptée au pétrole issu du sous-sol camerounais. La revalorisation de notre système éducatif, de santé et de nos infrastructures routières, aujourd’hui dans un état préoccupant, qui non seulement freinent notre développement mais mettent également des vies en danger. La route est supposée entrainer le développement, mais le réseau routier  national camerounais en l’état est plutôt un facteur de sous-développement avec de nombreuses vies humaines emportées au passage. Au cours de l’année qui vient de s’achever, le système éducatif a une fois de plus et de trop retenu notre attention avec l’éternel problème des frais d’APEE. L’enseignement maternel et primaire a été beaucoup plus secoué par les phénomènes d’arnaque des parents contraints à payer des frais indus.  Comment pouvons-nous comprendre que les élèves soient obligés de payer les frais pour les épreuves d’évaluation ou pour les activités sportives dans certaines de nos écoles primaires publiques ? Comment comprendre le manque de transparence sur les frais exigibles à l’école maternelle publique ? La qualité des soins et des services dans nos hôpitaux reste toujours approximative.  Les usagers subissent sans cesse les conséquences du mal être du personnel soignant dont les conditions de travail ne sont pas les plus reluisantes.  La couverture  santé universelle ne produit pas encore des résultats escomptés. Les frais médicaux sont encore largement supportés par des ménages qui vivent pourtant dans la précarité.  Les prix des interventions et prestations dans nos hôpitaux restent encore trop élevés par le commun des Camerounais.  Ceci compromet le droit à la santé reconnu en chaque citoyen. Sur le plan politique, le pays n’a pas connu une avancée remarquable. Les Droits Civils et Politiques ont été mis en mal par certaines autorités avec des difficultés de toute

Une année décisive pour notre avenir: 2025 ne sera pas une année comme les autres.

C’est ce qui ressort du message de fin d’année 2024 à la nation de Paul Alain Eboua, Président  du Mouvement Pour la Démocratie et le Progrès (MDP). Dans son message, le leader du MDP a présenté l’année 2025 comme une année qui  portera l’espoir d’un changement attendu depuis des décennies. « Après 42 années de règne d’un même système, notre nation aspire à une transition véritable, une alternance porteuse du vrai renouveau. Le rendez-vous des urnes pour l’élection présidentielle est une opportunité historique pour redonner espoir à notre pays. Le MDP se tiendra en première ligne pour œuvrer en faveur d’élections transparentes et inclusives. Nous croyons que l’alternance n’est pas seulement un choix, mais une nécessité pour sortir notre nation de l’impasse« , a-t-il déclaré. Cette déclaration était assortie d’un bilan  de l’année 2024 qu’il a dressé avec à la clé des chiffres qui interpellent.  Pour lui, L’année 2024 a une fois de plus mis en lumière les difficultés auxquelles nous faisons face. Les statistiques récentes dressent un tableau préoccupant. Il soutient  en effet que:  » près de deux Camerounais sur cinq vivent sous le seuil de pauvreté, estimé à seulement 813 FCFA par jour. Cela représente environ 10 millions de personnes, selon l’INS. Le taux d’inflation en 2024 a atteint 4,4 %, bien au-delà du seuil communautaire de 3 % fixé par la CEMAC, avec une hausse notable de 5,9 % sur les prix alimentaires et de 11,2 % sur les coûts de transport.  Évaluées à 1139,5 milliards de Fcfa au premier trimestre 2024 selon l’INS contre 1251,7 milliards de Fcfa à la même période en 2023, les dépenses d’importations des biens et services en glissement annuel malgré la légère baisse, continuent de creuser notre balance commerciale, alors même que nous avons le potentiel de produire localement des denrées comme le riz, le poisson congelé,  le blé,  l’huile de palme, d’autres aliments transformés et les engrais minéraux« . Ces chiffres à son avis reflètent les souffrances réelles de millions de Camerounais confrontés à une vie chère, à un chômage rampant et à des services publics défaillants. Puisque 2025 est une année de grands enjeux,  Paul Alain Eboua invite le peuple camerounais  répondre collectivement à l’urgence de bâtir un avenir meilleur. Cela passe  entre autres par une gouvernance transparente, débarrassée de la corruption et des détournements, comme ceux signalés dans la gestion des fonds COVID-19 ou des infrastructures sportives; Une véritable décentralisation pour résoudre les problèmes chroniques d’insalubrité urbaine et d’accès aux services de base, comme l’eau et l’électricité, qui ont gravement affecté nos populations en 2024. Le développement local qui l’un des objectifs majeurs de la décentralisation piétine encore du fait de nombreux écueils volontairement entretenus par certains dirigeants.  L’autre chantier majeur est la finalisation et la mise en œuvre de  grands chantiers structurants dans le secteur de l’énergie. Les barrages de Lom Pangar (120Mw), Memve’ele (200 Mw)  et  celui  de Nachtigal  d’une capacité de 420 Mw (encore en chantier),  sont demeurés un leurre car les Camerounais ont broyé du noir et la vie socioéconomique en a pris un sérieux coup.  Une situation pas du tout reluisante pour un pays qui vise l’émergence.  Le leader du MDP évoque aussi la remise sur pied de la SONARA pour raffiner le pétrole brut extrait du sous-sol camerounais, la revalorisation de notre système éducatif, de santé et de nos infrastructures routières, aujourd’hui dans un état préoccupant, qui non seulement freinent notre développement mais mettent également des vies en danger. « La route est supposée entrainer le développement, mais le réseau routier  national camerounais en l’état est plutôt un facteur de sous-développement avec de nombreuses vies humaines emportées au passage« , soutient-il. Message de Fin d’année 2024 de Paul Alain EBOUA, Président du MDP Pour relever ces défis et bien d’autres, le Président du MDP, exhorte, militants, sympathisants et citoyens de tous horizons, à s’inscrire sur les listes électorales, à retirer leurs  cartes et d’aller  voter massivement pour le changement. Un sursaut patriotique de l’opposition Camerounaise est aussi indispensable lors des prochaines échéances électorales. C’est la condition sine qua non pour apporter le changement souhaité par les camerounais. Cela passe automatiquement par une stratégie d’union des forces de progrès. Pour finir , Paul Alain Eboua invite ceux qui gouvernent actuellement le pays, à prendre des mesures appropriées pour booster la production locale, question de freiner l’hémorragie des importations.  » Nous appelons de tous nos vœux, des politiques publiques plus incisives afin d’endiguer de nombreuses crises sociopolitiques et répondre efficacement aux attentes jusqu’ici insatisfaites des populations. Les problèmes d’accès aux soins de santé de qualité, à l’eau potable, à l’électricité, aux services et produits de communication électronique de qualité, la lutte contre la vie chère, méritent des solutions adéquates », déclare -t il avant de conclure par un appel à la mobilisation citoyenne pour faire bouger les lignes: «  Il nous revient, nous autres citoyens, acteurs et leaders politiques, de nous impliquer activement dans la mise en œuvre de la décentralisation en participant à l’élaboration des politiques, stratégies et plans de développement, et en demandant régulièrement les comptes à ceux qui gèrent nos affaires publiques« . Ce message sera-t-il entendu et suivi?  Seul l’avenir le dira.  Mehis

Forum des médias africains de Dakar: Michel Sidibé salue  l’immense œuvre des médias africains.

Dans son intervention  à l’occasion de la cérémonie des awards dédiés à son nom,  l’ancien directeur de l’Onusida et actuel envoyé spécial  de l’Union Africaine  pour l’agence du Médicament, a montré l’impact des productions médiatiques  sur plusieurs aspects.  » Les  médias africains ne sont pas de simples relais d’information. Ils sont des bâtisseurs de conscience, des architectes du changement. Je pense ici à ces journalistes courageux qui bravent les dangers pour raconter des vérités que d’autres préfèrent taire. Leur travail connecte les décideurs aux réalités des populations. Il inspire l’action, sauve des vies et donne une voix à ceux qui, souvent, ne sont pas entendus« , a-t-il déclaré. Cette déclaration vient mettre en lumière le rôle vital  joué par les médias dans un continent où les défis sont immenses.   Pour Michel Sidibé, leur mission ne se limite pas à rapporter les faits. Ils mobilisent des solutions. Ils inspirent des actions. Ils transforment des réalités.  Concernant la lutte contre la violence faite aux femmes et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, sujets au centre des échanges du forum de Dakar,  le rôle des médias est particulièrement crucial dans deux domaines majeurs. D’abord, la sensibilisation à la violence faite aux femmes. Grâce à des campagnes médiatiques percutantes, des millions de personnes ont pris conscience de l’ampleur et de la gravité de ce fléau. Ces efforts ont eu un impact immense dans la mesure où Ils ont brisé le silence qui entoure souvent ces violences, donnant une voix aux survivantes.  Ils ont aussi  sauvé des vies, en permettant à des femmes de connaître leurs droits et d’accéder à des services de soutien. L’envoyé spécial de l’Union Africaine soutient que  en effet que : « chaque reportage, chaque programme, chaque action médiatique a joué un rôle essentiel. Ils ont contribué à changer les mentalités. Dans certaines régions reculées, une simple émission de radio ou un article local a suffi à encourager des communautés à remettre en question des normes culturelles nocives,  ouvrir des discussions autour de pratiques injustes ou violentes« .  Il ajoute par la suite que : « Une seule décision, informée par des messages clairs et pertinents, peut transformer  la vie d’une femme ou d’une jeune fille,  celle de sa famille et  par extension, celle de toute une communauté« . S’agissant de  la promotion de l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, les récits inspirants sur des femmes leaders, des entrepreneures ou des jeunes filles qui dépassent les barrières sociales jouent un rôle crucial. Ils ne se limitent pas à raconter des histoires,  ils créent des modèles. Ces messages ont permis d’éveiller  les consciences, en montrant que le potentiel des femmes et des jeunes filles est immense. Ils ont également inspiré des initiatives locales, telles que des programmes de mentorat pour les filles, des projets de micro-financement pour soutenir les femmes entrepreneures, des campagnes pour l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle. Grâce à ces messages, les médias transforment la marginalisation des femmes en opportunités d’action collective. Ils encouragent les décideurs à investir dans des politiques qui favorisent l’égalité des sexes et le développement inclusif.  C’est ce qui amène Michel Sidibé à soutenir que : »les médias ne sont pas simplement des témoins. Ils sont des acteurs du changement, capables de mobiliser des communautés et de transformer des réalités. Avec chaque mot, chaque image, chaque récit, ils peuvent contribuer à bâtir un monde où les femmes et les jeunes filles vivent libres de toute violence, autonomes et prêtes à réaliser leur plein potentiel« .     Pour cet acteur majeur de la promotion de la Santé en Afrique et dans le monde, les médias en Afrique ne sont pas de simples spectateurs. Ils incarnent une véritable force de transformation. Avec courage et responsabilité, ils s’imposent comme des gardiens de la vérité, tout en respectant les principes fondamentaux de l’éthique et de la déontologie journalistique. Ce sont eux qui traduisent des données complexes en récits accessibles, mobilisent les décideurs politiques et poussent les citoyens à agir. Le rôle des médias se mesure de plusieurs façons notamment en nombre de vies sauvées, grâce à une information précise et accessible; en comportements modifiés, inspirés par des récits engageants et des campagnes d’éducation.  Cet impact va  encore plus loin car à travers leurs productions, les médias  influencent également des politiques publiques éclairées, qui s’appuient sur  une sensibilisation collective des populations, une pression populaire informée, capable de guider les décideurs vers des actions justes et responsables.  Avec des mots, les médias peuvent sauver des vies et changer le cours de l’histoire. C’est la raison pour laquelle le parrain des awards a lancé un appel déterminé au REMAPSEN: « Poursuivez votre mission avec une énergie renouvelée. Vous êtes une force motrice essentielle pour inspirer les décideurs, accompagner les communautés vers un avenir meilleur. Aux  institutions locales, il leur est demandé de  renforcer sans cesse leur collaboration avec les médias. Les partenaires techniques et financiers quant à eux ont été invités à  investir  dans les médias africains à travers le REMAPSEN. Ce soutien n’est pas une option : c’est une nécessité stratégique. Michel Sidibé a invité  ainsi les  journalistes à devenir  des experts des questions de santé et d’environnement. Des  thématiques exigent  rigueur, passion, expertise.  Vos mots ont le pouvoir de transformer des vies et d’éclairer l’avenir de notre continent.  « Ce prix, qui porte mon nom, est bien plus qu’une récompense. Il incarne un message d’urgence et de responsabilité partagée. Ensemble  médias, partenaires, journalistes, nous avons le pouvoir  de transformer des vies, de réécrire l’histoire de notre continent, de bâtir une Afrique plus juste, plus forte et respectueuse de son environnement. Chaque action compte, et ensemble, nous pouvons réaliser cette vision commune« ,  a par ailleurs déclaré, le parrain qui a  remercié  au passage ONU Femmes, le Fonds Muskoka et Brands on a Mission,  pour leur soutien exceptionnel à cette édition 2024 du Forum des médias et du Prix Michel Sidibé.  » Leur engagement est un exemple de partenariat réussi et porteur de transformations durables. Parce que chaque vie sauvée, chaque conscience éveillée, Et chaque décision éclairée

AWARDS du REMAPSEN: la 3ème édition vient de dévoiler ses lauréats

Ils ont reçu leurs prix le 06 décembre 2024 à Dakar, au cours d’une cérémonie  à laquelle prenaient part de nombreuses personnalités parmi lesquelles, Michel Sidibé, parrain de ces awards. La cérémonie, tenue dans le cadre du forum régional des médias sur l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, a été un moment riche en émotion  pour les lauréats et les participants présents.  Les lauréats soit  dix au total, soit 4 pour le volet santé, 3 pour l’environnement et 3 prix pour les meilleures coordinations nationales du REMAPSEN, ont été choisis par un jury, sur la base des critères bien définis pour les deux catégorie de Prix à savoir le prix  des journalistes en Santé et en Environnement et le PRIX des meilleures coordinations nationales du REMAPSEN. Youssouf Bamba, Président du REMAPSEN s’est donné le devoir de les présenter  d’entrée de jeu.  Pour le PRIX des journalistes en santé et en environnement, il faut être Journaliste professionnel en activité dans le pays, publier régulièrement des productions  dans les domaines de la SANTÉ ou de l’ENVIRONNEMENT et  réaliser des productions médiatiques de qualité. Concernant les PRIX des meilleures coordinations nationales du REMAPSEN, les critères retenus étaient les suivants: Disposer d’un récépissé d’existence légale dans le pays; organiser le plus grand nombre des rendez-vous du REMAPSEN (projet d’information des personnels des médias et de la population); organiser le plus grand nombre d’initiatives personnelles dans le cadre des activités de sensibilisation médiatique sur la santé et l’environnement et fournir régulièrement des rapports d’activités.  Selon Bamba Youssouf, les pays sont évalués sur les onze premiers mois de l’année. (Janvier à Novembre) et  la proclamation des résultats se fait tous les ans à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre au terme des travaux du forum des médias. Les lauréats dont la liste est jointe ci-dessous, ont reçu suivant la catégorie, des enveloppes d’un montant variant entre 50.000 et 200.000 Fcfa ,  un diplôme de participation et un trophée portant le nom du prix. Pour Michel Sidibé, le parrain de ces awards qui s’est dit particulièrement honoré par l’institutionnalisation du » Prix Michel Sidibé des meilleures coordinations pays du REMAPSEN »,  « ce prix ne célèbre pas uniquement son  parcours de plus de 40 ans au service de la santé en Afrique.  » Il met en lumière le rôle fondamental des médias dans notre combat collectif pour le progrès social. À travers ce prix, ce sont des femmes et des hommes – journalistes et communicateurs  qui sont honorés. Ces héros de l’information souvent dans des conditions précaires, œuvrent pour : Transmettre des messages essentiels,  Informer des millions de personnes, Et porter la voix des plus vulnérables« , a-t-il déclaré à l’occasion.  Il a salué également l’immense œuvre du REMAPSEN  qui, sous la direction inspirante de Monsieur Youssouf Bamba, est devenu Une voix forte et crédible, Une voix essentielle pour le continent africain. » Le REMAPSEN  éveille les consciences,  inspire des actions concrètes,  renforce la résilience de nos communautés. Le REMAPSEN ne se limite pas à la sensibilisation. Il agit comme un levier d’autonomie, en transformant les mentalités, mobilisant les énergies et en  favorisant durablement des changements de comportement« , a précisé Michel Sidibé. Ce rôle du REMAPSEN et des journalistes   a également été reconnu et salué par Amadou Kanouted, Ministre  Sénégalais de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. « Il faut le rappeler, les journalistes et les techniciens des médias ont aussi une mission de service public et une fonction sociale qui doivent être mises en avant pour prévenir les crises ou aider les populations à prendre des décisions éclairées pour se protéger quand éclatent ces crises. Elles peuvent se manifester, ces crises, sous forme de catastrophes naturelles ou de pandémies comme nous l’avons vécu avec la COVID 19. Elles peuvent être aussi politiques ou sociales« , a-t-il déclaré avant d’ajouter que:  » Quelle que soit la nature de ces crises, le journaliste, tout en restant intransigeant sur les exigences de sa profession, doit tout aussi faire preuve d’empathie, avoir le sens des responsabilités et proposer au public des contenus éthiques et de qualité« . Prince Mpondo Liste des lauréats de la 3ème édition des Awards du REMAPSEN  A- Lauréats 2024 Santé Prix Michel SIDIBE du meilleur Journaliste santé dans la catégorie presse en ligne: Madina BELEMVIRE du site d’informations Bulletin Santé du Burkina Faso Prix Michel SIDIBE du meilleur Journaliste santé dans la catégorie presse écrite : Idrissa NIASSY de Lii quotidien du Sénégal Prix Michel SIDIBE du Meilleur Journaliste santé dans la catégorie Radio : Jules ELOBO de la Radio Magic FM du Cameroun Prix Michel SIDIBE du meilleur Journaliste santé, catégorie télé : Constance Mananga de la RTNC en République Démocratique du Congo B-  Lauréats 2024 Environnement Prix Michel SIDIBE du meilleur Journaliste en Environnement, dans la catégorie presse en ligne : M. Wilfrid DIANKABAKANA, d’Afrique Environnement plus du Congo Brazzaville. Prix Michel SIDIBE du meilleur Journaliste en Environnement dans la catégorie presse écrite : Mme Mireille SIAPJE du quotidien Echos  Santé du Cameroun. Prix Michel SIDIBE du Meilleur Journaliste en Environnement dans la catégorie Radio: Cécile GOUDOU de l’ORTB au Bénin   C-Grand Prix Michel Sidibe des pays les plus productifs du REMAPSEN 1 er Prix 2024 : Madagascar (Vonona Rakondronsimtba) 2 ème Prix 2024 : La Guinée Équatoriale (Clemente Ela Ondo Onguéné) 3 ème Prix 2024 : Le Bénin (Michael Tchokpodo)   D- Deux prix Spéciaux sont décernés au cours de chaque édition des Awards du REMAPSEN. Prix spécial décerné au parrain Michel Sidibé pour ses multiples efforts consentis pour le développement sanitaire et environnemental de la santé en Afrique. Un prix spécial décerné au chef de l’État du Sénégal pour son ambitieux programme, de développement sanitaire et l’environnemental.

Élimination de la violence basée sur le genre: les médias africains affûtent leurs armes

A l’initiative du REMAPSEN (Réseau des Médias Africains pour la Promotion e la Santé et de l’Environnement), avec l’appui de ses partenaires  ONUFEMMES  et  les  FONDS FRANÇAIS  MUSKOKA, 65 journalistes   d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de Madagascar, sont en conclave à Dakar au Sénégal. Le  forum régional qui se tient à cet effet est consacré à un enjeu crucial, l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, en mettant au cœur le respect des droits humains et l’autonomisation des femmes. Les travaux ouverts le 04 décembre 2024 par Oumar Samb, Conseiller Technique  au Ministère sénégalais de la Famille et des Solidarités, sont  organisés dans le cadre de la campagne 2024 de 16 jours d’activisme contre la violence à l’égard des femmes. Il s’agit d’une campagne annuelle internationale qui démarre le 25 novembre de chaque année, date qui coïncide avec la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et qui se termine le 10 décembre qui marque la journée des droits humains. L’intérêt est  de souligner l’importance de la thématique de la violence à l’égard des femmes et de montrer que cette violence est une violation des droits humains, malheureusement la violation la plus répandue dans le monde,  selon Arlette Mvondo, Représentante Résidente de l’ONUFemmes au Sénégal. Elle s’exprimait au nom du Directeur régional de l’ONUFemmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Dr Maxime Houinato, Directeur régional par intérim du bureau d’ONUFemmes. Elle  précise également que ces  16 jours d’activisme s’inscrivent  en droite ligne de l’initiative « Tous Unis d’ici 2030 pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes » et l’ensemble du système des Nations Unis a collaboré dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles.  » Le thème de l’édition 2024, 30 années après la déclaration de Beijing,  Tous Unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles, nous permet de marquer un temps d’arrêt pour examiner les progrès réalisés depuis 30 ans mais aussi constater, identifier les défis qui persistent« , a-t-elle ajouté pour mieux faire comprendre l’enjeu de ce forum et l’ampleur des  problèmes au centre des échanges.  Efforts encore insuffisants pour endiguer un mal mortel D’après les premiers rapports du processus de Beijing plus 30, les données des   cinq dernières années dans la Région Afrique de l’Ouest et du Centre renseignent que 79% des États membres ont présenté des rapports qui ont permis de mettre en place des plans d’actions nationaux pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles,  90% des États ont introduit ou renforcé la législation en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, 88% ont introduit ou renforcé des services pour prendre en charge les victimes de violences. Ces progrès  pour l’instant ne  sont encore  que les arbres qui cachent la forêt car, le mal demeure profond et dévastateur.  L’on est encore loin des objectifs fixés à Beijing, loin des objectifs de développement durable, loin des normes des droits de l’homme qui devraient garantir la protection et la sécurité de chaque femme et de chaque fille. Le rapport d’ONUFemmes sur les féminicides publié récemment révèle que toutes les dix minutes une femme est tuée par un partenaire intime ou un membre de sa famille. Cette Agence Onusienne spécialisée  précise également qu’une femme sur trois subie des violences basées sur le genre en Afrique de l’Ouest et du Centre. Les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les violences sexuelles et domestiques continuent de priver des millions de femmes et des filles de leurs droits fondamentaux tout en limitant leur potentiel individuel et leur contribution collective à leurs sociétés. Aucun pays n’est épargné et aucun pays n’a réussi à éliminer ce fléau de la violence contre les femmes et les filles. Selon les experts, Cette réalité est exacerbée par des normes patriarcales enracinées, par des conflits armés et par les nouvelles formes de violences qui sont facilitées par la technologie numérique. média-thérapie  pour soulager, donner espoir et sauver des vies Au regard de ce défi persistant, le Conseiller Technique  au Ministère sénégalais de la Famille et des Solidarités appelle à une prise conscience et à la mobilisation de tous y compris les médias, vu que la promotion de l’autonomisation financière des femmes, pour ainsi dire l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, les filles et les garçons, ne constitue pas seulement une question de justice sociale, mais aussi un levier essentiel pour l’Afrique pour participer à la marche mondiale vers l’atteinte des objectifs de développement durable. Il invite par conséquent les  professionnels des medias à ne pas rester silencieux. Il est attendu de ces derniers qu’ils  dénoncent les inégalités de genre,  sensibilisent  les communautés et amplifient  les efforts de prévention et de réponse. Oumar Samb les exhorte aussi à  devenir des alliés actifs de ce combat, car l’accès à l’éducation, à un emploi décent, à la santé, à la justice, au financement, entre autres, demeure des droits universels pour tout être humain. C’est le même appel que lance l’ONUFemmes à l’endroit des médias qui doivent s’associer à l’action qui doit être immédiate, collective, déterminée et  transformatrice pour combler les lacunes très réelles qui subsistent dans le domaine de l’autonomisation, du leadership des femmes, de la législation, des services et des systèmes qui garantissent justice, responsabilité et la fin de l’impunité. Le forum régional de Dakar  constitue ainsi une opportunité unique pour renforcer les capacités à couvrir des thématiques complexes, mais surtout à élaborer des stratégies de communication qui placent la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, le respect des droits des femmes et des filles et leur autonomisation au cœur de l’agenda médiatique. » Chers partenaires, chers médias, nous souhaitons au sortir de ces trois jours d’échange et de partage d’expérience atteindre des objectifs ambitieux mais atteignables que sont renforcer les capacités pour que vous deveniez des agents de changement de normes sociales, des champions de la défense des droits

Santé Communautaire : l’ONUSIDA mise sur la dimension genre et les OBC

Cette vision a été réaffirmée lors du symposium organisé dans le cadre de la première édition du  Forum  sur les soins de santé primaires  et l’institutionnalisation  de la Santé communauté.  L’événement qui mobilise différentes parties prenantes et les experts pluridisciplinaires et de divers horizons, est un moment propice pour échanger  et réfléchir sur la réponse à apporter aux défis. Selon  Taoufik Bakkali, Directeur pays de l’Onusida,  l’un des défis à relever est la lutte  contre les inégalités basées sur le genre qui limitent l’accès à la santé.  C’est la raison pour laquelle, son organisation a animé  le 19 novembre à Yaoundé, un symposium articulé autour de deux thématiques. La première a porté sur  la dimension genre et l’accès aux soins de Santé, tandis que la deuxième s’est penchée  sur  le rôle des organisations communautaires pour répondre aux barrières d’accès aux soins. L’objectif de l’événement proposé était  de présenter les contributions des organisations de la société civile et à base communautaire (OBC),des réseaux de personnes vivant avec le VIH et d’autres organisations communautaires à la riposte au VIH, des approches efficaces menées par les communautés et les personnes vivant avec le VIH, d’apprécier leur travail et de comprendre leurs défis, et de fournir une perspective plus large sur le rôle attendu de la riposte communautaire dans l’effort mondial pour mettre fin aux inégalités afin d’éradiquer le sida dans le cadre de la stratégie mondiale de lutte contre le sida, en lien avec la stratégie nationale des soins de santé primaire. Sous la modération des membres du Réseau des médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’environnement (REMAPSEN), ces deux thématiques ont mis  autour de la table  les représentants des jeunes filles vivant avec le Vih,  les responsables des organisations  à base communautaire,  les représentants du Ministère de la Promotion de la femme et de la famille, les personnels du secteur judiciaire, les associations de protections des droits des populations clés, entre autres. Un panel varié, qui traduit la complexité des problématiques des questions de santé.  » Il faut les soins pour tous, prendre l’être humain dans sa globalité et lui offrir des soins spécifiques et adaptés à ses besoins car la pratique de demande des soins n’est pas la même entre les hommes et les femmes et les différents groupes communautaires. Il faut  pour cela reconsidérer  la problématique de l’accès aux soins dans son ensemble« , a soutenu le Directeur pays de l’Onusida. Des écueils à prendre en compte et à surmonter Il prône aussi le renforcement de la connexion multisectorielle dans le travail qui doit être centré prioritairement  sur la communauté. En dehors de l’équité dans l’accès aux soins de santé, Taoufik Bakkali soutient qu’il faut prendre en compte les spécificités par type de risque et menées des interventions coordonnées pour ne pas bloquer la machine.   Une position qui s’est dégagée des différents échanges et partage d’expérience dont celle de la jeune Francine Bilo’o qui a porté la voix de la jeune fille. Elle a mis en exergue la question de stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes vivant avec le Vih.  Nancy Bolima , Directrice de l’Ong Health Development  Consultancy Services (HEDECS) a partagé quant à elle les bonnes pratiques  en matière de renforcement des capacités  des communautés en vue d’un rôle majeur dans la promotion des soins de santé primaires. Mme Moto, Directeur de la promotion e de la protection de la famille et des droits  de l’enfant  a égrainé les problèmes qui limitent par exemple l’accès des femmes aux soins de santé.  Il y a  entre autres, les barrières culturelles,  la dépendance financière de la femme  vis-à-vis des hommes pour aller se faire soigner,  la peur des représailles en cas de dénonciation des cas de viol ou toutes autres violences basées sur le genre, le faiblesse accès aux informations et aux campagnes d’éducation sur la Santé.  Elle déplore le fait que les femmes qui ont pourtant les droits qui leur sont reconnus par les instruments juridiques nationaux et internationaux tels que le protocole de Maputo,  ne sachent pas tirer profit desdits droits.  De nombreuses faiblesses  et les écueils qui plombent  l’accès des femmes aux soins de santé pourraient trouver la solution dans le cade de famille qui est toujours en attente d’adoption au Cameroun.  Parce que la violence basée sur le genre  est obstacle majeur pour l’accès aux soins de santé, les femmes sont encouragées à dénoncer les violences.  D’autres solutions proposées  est l’adoption des mesures efficaces de lutte contre le harcèlement, la création d’un environnement de soins adaptés  et l’administration des soins gratuits aux victimes des violences.  

Collège François Xavier Vogt: 75 ans d’excellence revisités avec solennité

Le collège Vogt  un établissement scolaire situé dans la ville de Yaoundé  a  affiché une allure des grands jours le jeudi 14 novembre 2024.   Le tapis rouge bien déroulé à l’esplanade avant  de l’établissement,  pour accueillir les autorités administratives,   religieuses,  traditionnelles, les invités de marque, les anciens élèves  du prestigieux collège et des centaines de curieux,   venus vivre l’événement. Parmi ces autorités, figurent en bonne place le Ministre  Philippe Mbarga Mboa, représentant personnel du Chef de l’Etat, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Jacques Fame Ndongo, Mgr Jean Mbarga, Archevêque métropolitain de Yaoundé, la liste est loin d’être exhaustive. Six  temps  forts ont meublé cette journée  dont la  parade de générations et transmission de flambeau  et  les allocutions de circonstance. Également au programme de la journée,  la retransmission vidéo du message du maire de Marlenheim , village  de naissance du fondateur du collège Mgr  François Xavier Vogt; la coupure du ruban symbolique et la visite des stands et les activités lucratives menées par les élèves . Certains anciens Vogtois et autres partenaires  ont tenu  pour la circonstance à exhiber leur savoir-faire dans différents stands installés à  l’esplanade arrière de l’établissement. Après la cérémonie protocolaire,  fanfare et Saxophones joués par les jeunes élèves de l’établissement ont accompagné les autres articulations sus- évoquées.  Un orchestre musical  bien installé dans un coin de la cour d’honneur, distillait de la bonne musique tiré des registres Makossa , Bikutsi , Benskin et autres rythmes camerounais.  Des sonorités auxquelles l’on pouvait  résister difficilement, d’où les pas de danse esquissés par certains invités de marque.  L’excellence en Quantité et en qualité En 75 ans d’existence le collège vogt a formé  des milliers de camerounais « et non des moindres « , insiste le principal du collège.  Un vibrant hommage a été  rendu au père fondateur par les vogtois qui ont soulignés son œuvre immense au Cameroun. Une œuvre déclinée dans plusieurs domaine : l’évangélisation; l’apprentissage de la parole de Dieu; la fondation de missions et l’éducation (fondation des écoles, promotion de la vie religieuse féminine et masculine et la promotion de la vie sacerdotale). Le président du comité d’organisation, André Dika Baloken âgé aujourd’hui de 76 ans est un ancien Vogtois qui malgré le temps, se souvient très bien des moments particuliers qu’il a passé au sein de cet établissement réputé pour la discipline, l’éthique et la foi chrétienne « Notre appartenance à la famille Vogtoise, renforcée par un affectio societatis, nous plongeant dans la nostalgie d’un vécu particulier, invite à  un devoir moral de reconnaissance « , soutient – t- il. C’est dans le même sens que  les autres vogtois ayant pris la parole en ce jour de célébration ont abondé. Bon à savoir C’est en 1947 que le projet de fondation du collège prend effectivement forme. L’établissement est d’abord implanté à Efok, un village situé dans le département de la Lekié,  et dirigé par les prêtres spiritains. En 1951, le collège est transféré d’Efok à  Mvolyé, le siège épiscopal de cette époque. Les pères spiritains se retirent et cèdent la direction à la congrégation des Frères des écoles chrétiennes du Canada. De 1951 à 1972, le collège Vogt prend une envergure respectable avec des résultats excellents, les taux  de réussite aux examens sont  de 100%. En 1972,  la responsabilité du collège est restituée à l’archevêque de Yaoundé qui la confie à ses prêtres diocésains qu’appuient les laïcs. En 1993, le collège est confié dans sa direction et son fonctionnement aux frères de la communauté Saint Jean.

Soins de Santé Primaires: l’UNICEF exalte le rôle des ASCP

Selon Nadine Perrault, Représentante de l’Unicef au Cameroun, les Agents de Santé Communautaire Polyvalents (ASCP) sont les pivots de la santé communautaire. Ils sont en première ligne auprès des communautés dont ils partagent la vie quotidienne, la culture et les défis. Elle s’exprimait le 19 novembre 2024 à Yaoundé, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Premier Forum sur les Soins de Santé Primaires et l’Institutionnalisation de la Santé Communautaire au Cameroun. Pour faire comprendre cet important rôle des ASCP, Nadine Perrault  a aligné une série de questions  qui ont abouti à une réponse simple.  « Qui peut atteindre les enfants dans les communautés les plus isolées et les plus démunies ? Qui peut rassurer les parents sur le fait que la vaccination sauvera la vie de leur enfant ? Qui peut aider les femmes enceintes et les mères à obtenir la nutrition dont elles ont besoin pour élever des enfants en bonne santé ? Qui peut renforcer les systèmes de santé des pays, afin qu’ils soient mieux préparés à faire face à la prochaine pandémie ou aux conséquences de la prochaine catastrophe naturelle ? Qui peut identifier quels enfants n’ont pas été enregistrés à leur naissance ? La réponse à toutes ces questions est simple : les agents de santé communautaire polyvalents« . Selon la fonctionnaire onusienne, les ASCP œuvrent à toutes étapes, de la prévention, au suivi, et à la prise en charge des cas simples de certaines affections.  Mais malgré ce  travail à salvateur, ces pivots de la santé communauté au delà du fait qu’ils ne sont pas assez nombreux, ne reçoivent pas aussi  le soutien dont ils ont besoin. Le Cameroun à ce jour  ne compte que 9 932 ASCP. L’ambition est de porter cet effectif à 25 000 à l’horizon 2030 et les travaux du Forum qui se tient au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé,  permettront de dégager les solutions pour atteindre cette couverture. Nadine Perrault  souligne la nécessité d’apporter à ces acteurs de terrain, le soutien dont ils ont besoin en adoptant une approche institutionnalisée et durable. Cela implique de renforcer la formation, l’encadrement et le soutien technique, tout en assurant leur reconnaissance et leur prise en charge adéquate. « Il faut également doter les districts sanitaires de moyens suffisants pour offrir des services de santé performants et de qualité, comme les pays s’y étaient engagés dans l’Appel à l’action de Monrovia en 2023. Cela implique donc un financement accru du secteur de la santé comme les pays s’y étaient engagés dans la Déclaration d’Abuja, engagement à porter à au moins 15% le budget national dédié à la Santé« , a- t- elle déclaré  avant de rappeler que: « Un financement qui doit provenir de multiples sources, y compris des collectivités territoriales décentralisées et du secteur privé, pour garantir la viabilité de ce modèle d’institutionnalisation. » Dans son intervention, la  responsable de l’Unicef au Cameroun a rappelé résultats de l’étude  relative à l’investissement de la santé communautaire 2021-202. Ladite étude a révélée qu’Investir dans la santé communautaire au Cameroun contribue à réduire de 50% l’écart pour l’atteinte des ODD santé. Le Cameroun  pour bâtir son système de santé communauté peut s’appuyer sur les expériences et pratiques exemplaires des pays voisins et amis tels que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali, qui sont présents aux travaux de Yaoundé. « Ces pays ont su, chacun à leur manière, trouver la voie pour institutionnaliser la Santé Communautaire. Leurs succès et leurs défis offrent des enseignements précieux que nous devons adapter au contexte camerounais« , a précisé la plénipotentiaire de l’Unicef au Cameroun. Elle a aussi renouvelé  l’engagement de son Organisation  avec  les Partenaires Techniques et Financiers, pour accompagner le Gouvernement camerounais dans cette dynamique de la quête commune d’un avenir où chaque Camerounais, quelle que soit sa condition, bénéficie des soins de santé dont il a besoin.  

Le collège François Xavier Vogt souffle sa 75ème bougie

Cet anniversaire sera célébré du 14 au 17 novembre 2024 à  Yaoundé autour  du thème : » Vogt, plus qu’un collège, une école de vie, une famille « . Les principales motivations de cette célébration ont été  dévoilées au cours d’une conférence de presse  organisée le jeudi 7 novembre dernier dans l’enceinte de cet établissement catholique de renommée  internationale. Le  panel  ayant  entretenu les médias au cours de cette rencontre était constitué d’anciens élèves de cet établissement scolaire, membres du comité d’organisation. Ce sont André Dika Baloken, coordonnateur général,  Colonel Didier Eyebé, conseiller à  la coordination, Desiré Bineli, président de la commission Marketing et de Machia Mohamadou. Ils avaient à leur côté   le père Charles-Philippe Mbia,  principal de cet établissement.  « On va célébrer l’excellence, cet excellence qui a toujours caractérisé  Vogt par le travail, le travail bien fait, par cette intelligence qui nous a été inculquée par nos encadreurs« , a déclaré Desiré Bineli de la promotion 1979. Il ajoute  par la suite que :  » La célébration des 75 ans du prestigieux collège, offre l’occasion aux  « Vogtois », de revisiter le chemin parcouru par l’établissement « et voir  un peu ce que nous avons à faire parce que Vogt nous a tout donné.  Qu’est ce que nous devons donner à Vogt?« . Au cours de la conférence de presse, les conférenciers ont également insisté sur le saut qualitatif  vers l’avenir.  Il s’agit de la fédération de tous les mouvements Vogtois.  « 80.000 Vogtois c’est une force énorme », soutient le  Colonel Didier Eyebe de la promotion 1961. Desiré Bineli  va conclure en déclarant que « Si nous arrivons à  créer une synergie de 80.000, je crois que nous aurons laissé quelque chose à la postérité« . Appelé à répondre à la question de savoir si le collège vogt connaît également des difficultés au cours de l’année scolaire. Le principal de répondre que : »en  une année il y a beaucoup de difficultés comme partout ailleurs. Mais on poursuit notre objectif.  La finalité c’est  le succès.  Qu’est ce qu’on met pour y arriver ? On a notre devise prière et travail et on essaie de relier les deux ». Le principal explique que l’homme a deux dimensions, la dimension physique et religieuse et à Vogt, on essaie d’inculquer cela à tous les élèves.  Au collège François Xavier Vogt,  il ya toujours eu des élèves catholiques, protestants, musulmans, bouddhistes et autres.  « Tous arrivent ici sans préjugés  et on les accueille sans préjugés.  On essaie d’inculquer à ces enfants ces deux dimensions de l’homme mais en respectant ce qu’ils sont« , souligne Pr. Charles Philippe MBIA.

Lutte contre le tabac en Afrique: briser les barrières à la mise en œuvre des politiques nationales et de la CCLAT

L’appel est du Dr Darius Osei, Conseiller Technique du Ministre de la Santé du  Ghana. C’était à l’ouverture des travaux de la 2ème Conférence Africaine sur la Lutte Antitabac et le Développement démarrés ce 13 novembre 2024 au Labadi Beach Hôtel à Accra au Ghana. La rencontre de deux jours s’articule autour du thème: » briser les barrières, construire l’avenir : faire progresser la lutte contre le tabagisme écosystème en Afrique ». Un thème qui s’aligne sur la stratégie de l’Union Africaine visant à développer les ressources humaines de l’Afrique afin de construire un système éducatif résilient pour augmenter l’accès à un apprentissage inclusif, tout au long de la vie, de qualité et pertinent. L’occasion est ainsi donnée aux experts et partenaires du contrôle du tabac venus de divers horizons, de partager et de diffuser leurs connaissances. La cérémonie d’ouverture  officielle a d’ailleurs fixé le cap avec des interventions des différentes personnalités ayant défilé sur le podium. En ouvrant les travaux au nom du Ministre de la Santé, Dr Darius Osei a  déclaré que  le continent africain  est le continent ayant le plus grand pourcentage de la population jeune, avec 65%  d’entre eux âgés de moins de 13 ans.  Cette tranche constitue une cible et une proie facile pour l’industrie du tabac. Face à cette situation, il est plus que jamais nécessaire   pour les parties prenantes de travailler ensemble  pour protéger les jeunes  et les générations futures contre les agissements  et les activités de l’industrie du tabac.   Ce même appel a été lancé par Mme. Mawena Azuma, de l’organisation Youth Bridge Foundation qui porte la voix des jeunes à ces assises. Elle insiste sur la prise en compte  de la shisha et les nouveaux produits du tabac y compris la cigarette électronique, dans les mesures de contrôle à préconiser. D’autres intervenants notamment Prof. Barnabas Nawangwe, Coprésident de la Conférence et Vice-Chancelier de l’Université de Makerere et Président du Conseil d’Administration du Centre pour la Lutte Antitabac en Afrique (CTCA), Mme. Cynthia Lewis, Directrice Adjointe, Politique Mondiale et Plaidoyer, Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF), Mme. Adriana Blanco Marquizo, Chef du Secrétariat de la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (Secrétariat de la CCLAT de l’OMS) et Dr. Matshidiso Moeti, Directeur Régional OMS pour l’Afrique, Ambassadeur  Mohammed Lawan Gana, Représentant Résident au Ghana de la CEDEAO ont abondé dans le même sens  en mettant l’accent sur l’intérêt d’explorer  des changements et des actions innovantes dans la lutte contre le tabac.  Ces responsables soulignent aussi  la place de l’éducation, de la collaboration, de la synergie des efforts et de la mise en place d’un réseau d’acteurs actifs sur continent. Briser les barrières impliquent une volonté politique l’adoption des législations et réglementations conformes aux dispositions de la Convention cadre de l’Oms pour la Lutte antitabac (Cclat).  Construire l’avenir, c’est mettre en œuvre un ensemble de mesures dont celles éditées par l’article 5.3 de la Cclat relative à la lutte contre les manœuvres d’ingérence  et d’interférence de l’industrie du tabac sur les politiques de santé publique.  Une mesure parmi tant d’autres pouvant  contribuer à protéger la jeunesse qui représente le futur. Pour trouver des solutions fortes pour la transformation de l’écosystème de la lutte antitabac en Afrique, les participants réunis au Ghana vont réfléchir et échanger  sur les différents thèmes qui meublent les cinq sessions plénières prévues. La première session  intervenue juste après la cérémonie d’ouverture a pour thème L’Écosystème de la Lutte Antitabac et son avenir Intervenants.  La question a mobilisé cinq intervenants à savoir: Dr. William Maina, spécialiste en Santé Publique à l’Organisation Mondiale de la Santé, Bureau Régional pour l’Afrique ,  Modou Njai, point focal national de coordination et de contrôle et de Prévention des maladies RCC, CDC Afrique,  Dr Judith Segnon, AFRO FCTC Représentant de la Région Africaine au Bureau de la Conférence des Parties à la FCTC de l’OMS , Dr Olivia Boateng, point focal de lutte antitabac, Représentant du Ministère de la Santé du Ghana , Dr Catherine Egbe, Scientifique Spécialiste Principal, Conseil Sud-Africain de la Recherche Médicale  et  Leonce Sessou, Secrétaire Exécutif, Alliance Africaine pour la Lutte Antitabac (ATCA).  Les quatre  autres  sessions au programme ont pour thèmes respectifs: arrêter de fumer en Afrique; réflexions sur le renforcement des capacités de lutte antitabac; financement et durabilité de la lutte antitabac; surveillance de l’industrie du tabac.  D’autres sessions parallèles également prévues portent sur  le réseautage des ressources humaines/ partenariats et coordination,  la  réponse collaborative de la lutte antitabac en matière de santé et en cas d’urgence, la  fiscalité, affectation et durabilité, les  résultats de la recherche sur la ZLECAF et la  lutte antitabac  L’appel à l’action et  la cérémonie de clôture officielle fermeront le rideau des travaux le jeudi 14 novembre 2024.  Bon à savoir, la Conférence Africaine sur la Lutte Antitabac et le Développement est une plateforme permettant aux partenaires de la lutte antitabac de partager et de diffuser leurs connaissances. Il s’agit d’un événement biennal, dont le premier a eu lieu en 2021.  Cette deuxième édition porte les marques  de la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF), du Ministère de la Santé de la république du Ghana, du Centre pour la Lutte Antitabac en Afrique (CTCA) et de Jeunesse en Action.