Un pacte social pour le développement du Sud

A l’initiative du Conseil Régional du Sud, les filles, fils et forces vives de cette partie du pays se sont réunis les 21 et 22 Décembre2021 à Kribi pour penser à leur développement. « Rien ne sera plus comme avant, adorons le sud parce que nous sommes d’abord du Sud ». C’est par ces propos que Emmanuel Mvé , Président du Conseil Régional du Sud lançait un appel à une prise de conscience et à une mobilisation de toutes les forces vives de la région du Sud. Il souhaitait ainsi les voir massivement à Sud-Forum, le Forum du Développement économique social et culturel qui s’est déroulé dans la cité balnéaire de Kribi, capitale économique de la Région du Sud. L’événement placé sous le haut patronage du Président de la République Paul Biya, aété un cadre de partage de connaissance et d’expériences pour apporter des réponses appropriées aux attentes des populations. Selon Emmanuel Mvé, »le Pacte social ainsi scellé donnera l’obligeance à chaque fille et à chaque fils du Sud de penser sa terre, des’ impliquer quelle que soit sa terre d’accueil ou son lieu de résidence sous le credo : LESUD, MA REGION ». Il précise aussi qu’endette ère de l’économie du savoir, SUD’FORUM apparait comme une belle plateforme d’échanges et de rencontres, un catalyseur du développement technologique, une base d’innovation, de réactivation économique, social et culturel. « Plus que jamais, le rôle de nos élites doit être valorisé par la construction d’un avenir commun au travers des projets innovants et inclusifs. Conscients delà nécessité du développement de notre région, notre action consiste à mobiliser et à fédérer les énergies afin d’accompagner et dématérialiser cette belle grande et belle option », ajoute-t-il. Le contexte de Sud ‘Forum est celui de la décentralisation qui à travers la mise en Placé en décembre 2020 des Conseils Régionaux, impose un cadre de concertation où sans tabou ni censure, les filles et fils du Sud explorent la niche d’opportunités qu’offre leur entité régionale. C’est ainsi qu’au cours des toute première session ordinaire tenue à Ebolowa, du 9 au 11 juin 2021, le Conseil Régional du Sud a, dans une de ses délibérations, autorisé l’exécutif du Conseil Régional organiser un Forum des forces vives de la Région du Sud, pour mener des réflexions sur le développement de leur Région. Une région qui malgré sa grande richesse et potentialités socioéconomiques, politiques et Culturelles connait un grand déficit en infrastructures sociales de base. Le récent mouvement d’humeur des populations qui dénonçaient l’absence de l’électricité et déroutes praticables en est un exemple parmi tant d’autres. Avec la politique de la décentralisation qui a pour principaux objectifs le développement local, la démocratie et la gouvernance locales, des problèmes locaux devraient donc trouver des solutions au plan local à très des collectivités territoriales décentralisées. Le Conseil Régional du Sud travers ce forum entendait donc jouer son rôle conformément à la loi en mobilisant les forces vives autour d’une table de dialogue. Durant les deux jours passés à Kribi, il a été question de : faire un état des lieux de la réalité culturelle et socio-économique de la région, explorer le passé, comprendre le présent et poser les jalons pour un construire un avenir radieux, faire des recommandations pour rattraper les retards infrastructurels, renforcer les canaux d’émancipation delà jeunesse en symbiose avec les élites. Tout ceci s’est fait à travers des exposés thématiques de certaines élites et les ateliers. Les exposés ont porté sur la décentralisation, moteur du développement local, les potentialités de la Région du Sud et les stratégies pour une croissance économique soutenue et un développement durable, les impératifs de la solidarité et de la justice sociale pour un bonheur partagé dans la Région du Sud. Les travaux en atelier quant à eux ont porté sur le développement sanitaire et social (santé, jeunesse, genre, déshérités), la solidarité comme ferment du progrès économique et social dans la Région du Sud, la contribution et l’importance des partenariats, de la diaspora, de la coopération décentralisée et de la société civile dans le développement de la région.

Appel à la mobilisation de toutes les parties prenantes

 La 34è Journée mondiale de lutte contre le Sida commémorée le 1er Décembre 2021 a permis de noter des avances considérables à consolider pour vaincre le mal en 2030. Le gouvernement a tendu la main à ses partenaires afin de relever les défis qui interpellent le pays.  Mettre fin aux inégalités, Mettre fin au sida. Mettre fin aux pandémies ». Tel était le fil conducteur des activités commémoratives de l’édition 2021 de la journée mondiale dédiée la lutte contre le VIH-sida. Le thème traduisait non seulement l’espoir de venir about de cette pandémie en même temps qu’il soulignait des goulots d’étranglements qui plombent encore la lutte dans notre pays. Avec une prévalence nationale relativement élevée de 2,7%, la réponse au Sida adonné de formidables résultats. Entre 2004et 2020 le taux de prévalence du VIH est passé de 5,6% à 2,7% au sein de la population âgée entre 15 et 49 ans. Le nombre estimée nouvelles infections a également connu une baisse considérable, de 47.958 en2004 à 11.175 (Spectrum 2021). Ces chiffres montrent à suffisance que le Cameroun tient le bon bout, concernant la riposte contre cette pandémie. Malgré ces améliorations, de nombreux défis restent à relever, à l’instar de la réduction du taux de prévalence chez la jeune fille âgée entre 15 et 24 ans, qu’Ise trouve 9 fois plus contaminée que le jeune garçon de la même tranche d’âge. Dans sa déclaration à la presse le 1er Décembre 2021, Manaouda Malachie, Ministre de la Santé Publique a rappelé les objectifs des trois 95à savoir : 95 % des personnes vivant avec Levi connaissent leur statut sérologique, 95% de personnes qui savent qu’elles sont séropositives au VIH ont accès à un traitement,95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. Ces objectifs sonnet cohérence avec les engagements internationaux, pour espérer mettre fin à cette maladie en tant que menace pour la santé publique dans notre pays. Mais pour atteindre ces objectifs, beaucoup reste à faire. Au rang des chantiers prioritaires, l’on notera prise en charge efficace et efficiente des enfants et adolescents, le combat contre les inégalités de genres, sachant que les femmes et les filles continuent d’être touchées de façon disproportionnée par le VIH, de même que les personnes les plus vulnérables. Il y également la lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui restent un frein l’accès aux services. Pour ce faire, le ministre Manaouda Malachie lancé un appel à l’engagement de toutes les parties prenantes: les acteurs au développement, les décideurs politique, la société civile, les médias, à mettre chacun encre qui le concerne et à sa manière la main la pâte, contribuer à la lutte pour l’éradication du sida. « Cela est encore possible s’il on conjugue les points de vue, les expertises elles expériences de terrain, en additionnant les volontés d’agir » a-t-il déclaré.

La céréale à prix d’or

Principale matière première pour la production de la farine et de ses produits dérivés largement consommés par les populations, leblé retient l’attention au niveau national et international. Le blé est en effet une céréale centrale Our la simple raison que l’un de ses produits dérivés le pain, constitue la base de l’alimentation pour une bonne partie de la planète et couvre ainsi le 1/4 des besoins humains en calories. Mais malgré cette importance, force est de constater qu’il n’y a que 10 producteurs dans le monde qui pratiquent par ailleurs le protectionnisme économique pour assurer la sécurité alimentaire à leurs populations. Ceci rend le marché de blé très tendu et extrêmement fragile. Sur les 750 millions de tonnes produits sur la planète et dans des zones restreintes alors que tout le monde consomme cette denrée, seulement 200 millions de tonnes sont exportés. La Russie, premier exportateur, assure 40% de la livraison mondiale en association avec certains pays du bassin de la mer noire comme l’Ukraine ; L’union Européenne qui ne produit que 37millions de tonnes sur les 200 en circulation dans le monde a amorcé le processus de réduction de sa production de 10 à 20% d’ici2050. Cette situation complique davantage le marché du blé qui connait une hausse significative des prix y compris les coûts du Fr et. Parti de 210 Euro (136 500 Fcfa) la tonne en début 2021, le prix a atteint la barre de 390 Euro (253 500 Fcfa) le tonneau 31 décembre 2021 et les analystes annoncent le prix de 400 Euro (260.000 Fcfa) la tonne dans les prochains jours. Dans la foulée, la Russie a imposé des quotas d’exportation et a institué une taxe à l’exportation qui est passée de 25 (16 250) à 50 Euro (32500 Fcfa) par tonne en l’espace de deux mois en 2021.Impact au niveau continental et national Plusieurs pays africains dont le Cameroun qui préfèrent le blé Russe en raison de sa valeur nutritive et de ses facilités de traitement par rapport aux exigences normatives et réglementaires nationales, subissent les effets du marché mondial. Au Cameroun, du fait de la conjoncture internationale, la variation d’importation du blé de 2018 à 2021 est progressive certes, mais est très fortement en diminution. De 736.000 tonnes en 2018, l’on est passé à833.000 tonnes en 2019, 890.000 tonnes en2020 et 960.000 tonnes en 2021. Mais en comparant les écarts entre les années, il convient de noter une réduction des quantités importées du fait des conditions très difficiles. Ceci se traduit par les variations suivantes : 2019-2018 (97.000 tonnes), 2020-2019- (57.000 tonnes), 2021-2020(70.000tonnes). Les acteurs des secteurs de la minoterie et de la boulangerie rencontrés sur la question, ont soutenu que les coûts de production ont explosé du fait de cette situation exil leur devient très difficile d’équilibrer les charges. Les minotiers déclarent que le coût supplémentaire de production par sac de farine de 50 Kg qui était de 4500 Fcfa entre février et mars 2021, se situe à date à 6500Fcfa avec une perte globale mensuelle de 5milliards de Fcfa pour l’ensemble du secteur. Les acteurs disent être au bord du gouffre et pensent ne plus pouvoir assurer l’approvisionnement du marché très bientôt. Les boulangers de leur côté disent subir une hausse progressive des prix de leurs matières premières depuis plus de 3 ans. Ils déplorent une augmentation des charges alors que le prix de la baguette du pain (125 Fcfa) est resté inchangé depuis 2009. Ils estiment que le relèvement du prix de la baguette du pain à 175 ou 200 Fcfa, ou à défaut le retour au prix de 150 Fcfa comme en2009 pourrait leur permettre d’atteindre la barre de l’équilibre en faisant quelques sacrifices. Il convient de noter que dans certains pays africains qui subissent les mêmes effets démarchés international, les prix du farinet de la baguette du pain ont déjà subi des réajustements. En Guinée Conakry par exemple, la différence entre le prix d’avant et celui après ajustement est de 3079 FCFA. Le prix du sac de farine de 50 kg est ainsi passé de 18000 Fcfa à 21.000 Fcfa et la baguette du pain de 125 à 140 FCFA. Au Burkina-Faso la différence des prix qui est de3500 Fcfa a entrainé une augmentation du prix du sac de farine de 50 Kg de 17500 à21.000 Fcfa. Le prix de la baguette du pain qui est actuellement à 150 Fcfa pourrait passer à 200 Fcfa dans les prochains jours si aucune solution n’est trouvée aux préoccupations des opérateurs. Au Sénégal, la différence des prix est de 2595 Fcfa après suspension des droits et taxes de Douane. Elle est répercutée sur le sac de farine de50 kg qui passe de 16600 F à 19193 Fcfa avec un prix de la baguette qui passe de 150 à175 Fcfa. Quelles solutions ? Les meuniers et les boulangeries sollicitent des autorités, des allégements fiscaux supplémentaires ou à défaut, un réajustement des prix pour équilibrer leurs charges de production. Ils sollicitent un accompagnement du gouvernement sous plusieurs formes (suspension de paiement de certaines taxes, annulation de la décision d’appliquer le Programme d’Évaluation de la Conformité de la marchandise avant embarquement (PECAE) sur le blé, répercussion mesurée d’une partie du surcoût engendré par l’augmentation sans précédent du prix du blé à l’international sur les prix de vente de la farine). Les consommateurs très préoccupés et redoutant un effet boule de neige, ont proposé au gouvernement quelques pistes de solution. Dans sa déclaration à la presse le 06 Janvier 2022 douala, la Coalition des Consommateurs Camerounais suggère entre autres: la tenue d’une concertation entre l’administration Publique, le secteur privé et les associations de protection des droits des consommateurs en vue de trouver le juste équilibre entre l’amortissement du choc extérieure le prix final de vente aux consommateurs’ épuration par le gouvernement, de la subvention promise aux opérateurs du secteur meunier en 2011 afin de leur permettre d’amortir les charges supplémentaires de 1000 FCFA qui disaient supportera l’époque par sac de farine de 50 kg vendu

Bière

La mauvaise mousse du marquage fiscal C’est à travers un point de presse le 28 Décembre2021 à Yaoundé que la Plateforme Camerounaise du Commerce Équitable(P2CE) a donné l’alerte de la mesure gouvernementale en élaboration. « Au moment où les consommateurs vivent encore ces moments difficiles, la P2CE est abasourdie et outrée de s’entendre informer que le marquage fiscal des bières démarre d’ici peu. Cette autre mesure qui aura une incidence sur les prix des bières est en train d’être mise en place sans concertation préalable avec les partenaires sociaux notamment les associations de protection des Droits et Intérêts économiques des Consommateurs. Ceci nous désolée nous amène à contester par conséquent l’opportunité de ce projet qui de surcroit est attribué par un mécanisme de gré à gré à la société attribué par pour sa mise en œuvre » a déclaré œuvre, Coordonnateur national de ce regroupement des associations de protection des droits des consommateurs. Il a déclaré par la suite que :  » au-delà des raisons sus-évoquées, laP2CE fonde sa position et son scepticisme sur sa connaissance des réels problèmes qui minent le secteur brassicole. Le Comité de veille pluripartite de lutte contre la contrefaçon et la contrebande dans le secteur des boissons alcoolisées mis sur pied par le P2CE en juin 2021, a abattu jusqu’ici un travail remarquable ». Selon le Coordonnateur de la P2CE, ce comité a permis de constater que les consommateurs de bière subissent plus le phénomène de la contrefaçon que celui de la contrebande. La mesure fiscale préconisée par le gouvernement ne va fondamentalement pas résoudre le problème réel des consommateurs qui n’ont que très peu d’informations sur les éléments distinctifs de la qualité des produits. Elle va plutôt renchérir les prix des produits y compris ceux de qualité et d’origine douteuse qui seront toujours en circulation sur le marché. Pour la P2CE, la solution passe par l’information et l’éducation des consommateurs. Il est question de donner la possibilité aux consommateurs d’identifier les produits de qualité et de dénoncer le cas échéant les mauvais produits issus de la contrefaçon à travers le numéro vert du ministère du commerce où auprès des associations de protection des droits des consommateurs. La P2CE est opposée à une nouvelle hausse des prix de bière qui se profile à l’horizon et invite les consommateurs à être très vigilants. Afin defaire échec à toute manoeuvre insidieuse de certains acteurs tendant à augmenter les prix des bières dont la consommation connait généralement une hausse à l’occasion de certains événements à l’instar de la CAN qui se déroule actuellement au Cameroun. Il y a quelques jours, c’est Hervé Nana, Président du Syndicat national des débits de boisson et bars du Cameroun ( Syndebarcam) qui est monté au créneau. Il a déclaré qu’une éventuelle hausse de la taxe de 15fcfa induite par le marquage fiscal sera répercutée chez le consommateur à hauteur de 100Fcfa par bouteille de bière. Les yeux des consommateurs restent river vers le gouvernement.

Huile végétale

Les consommateurs raffinés par les commerçants véreux L’huile végétale raffinée a fait l’actualité des problèmes de la consommation à l’approche et pendant les fêtes de fin d’année. Les produits étaient très rares sur le marché non pas du fait de l’absence de la production, mais plutôt du fait des commerçants véreux. Le pays a connu certes une baisse de la production locale de l’huile de palme brute au cours des trois derniers mois de l’année 2021 avec seulement 6000tonnes disponibles pour 14 unités de transformation pour une demande mensuelle de 13.000tonnes. Mais cette tension a été très vite atténuée par l’importation de 90.000 tonnes d’huile de palme brute sur les 100.000 tonnes autorisées. Du fait de ce mécanisme, les unités de transformation n’ont pas observé un arrêt de production. Elles ont continué à ravitailler leurs partenaires commerciaux que sont les grossistes. Ces derniers à leur tour devaient ravitailler les points de vente au détail. Vous avez dit affaires et il fallait en faire dans le contexte des fêtes de fin d’année. Il fallait également profiter du sinistre causé par le Covid-19 dans de nombreux pays de la sous-région qui étaient en rupture de certains produits dont l’huile végétale raffinée. Selon certaines sources, ce sont certains grossistes qui ont engendré le dérèglement du marché à travers les stocks spéculatifs et l’exportation clandestine des produits vers les pays voisins où ils étaient écoulés à prix d’or. Ceci est clairement ressorti dans le communiqué de l’une des unités de transformation, la société Mayor en l’occurrence qui disait approvisionner normalement ses partenaires et qui déclinait ainsi sa responsabilité sur la situation de pénurie de ses produits sur le marché. La décision du Directeur Générale des Douane d’interdire l’exportation de l’huile végétale raffinée le confirme aussi. En effet, dans leur course effrénée à la recherche du profit à tout prix et à tous les prix, certains grossistes voulant profiter du contexte, ont constitué des stocks importants créant ainsi une pénurie artificielle des produits et un renchérissement des prix. Le litre d’huile végétale raffinée est ainsi passé de 1150 Fcfa à 1500 Fcfa sur le marché national. A certains endroits où le produit était disponible, certains commerçants imposaient leur loi. Le consommateur devait préalablement acheter un morceau de savon de 400g pour espérer être servi. D’autres commerçants imposaient les quotas de vente avec des prix variant en fonction des quantités achetées. Pour espérer avoir le litre d’huile à 1200Fcfa, il fallait acheter au moins deux bouteilles. Face aux difficultés des consommateurs, le ministère du commerce dans le cadre de son concept Noël, pour tous, a organisé la vente des produits au boulevard du 20 Mai de Yaoundé du 20 Décembre 2021 au 02Janvier 2022. Les prix pratiqués étaient ceux habituels,1150 Fcfa le litre d’huile végétale raffinée. Les opérateurs de la filière des oléagineux très sensibles et toujours aux côtés des consommateurs ont pris des mesures pour redresser la barre. Les points de vente directe des produits au consommateur ont été créés sur l’ensemble du territoire. Cette mesure a permis aux milliers de consommateurs des approvisionner en produits de qualité et à des prix habituels de 1150Fcfa.En ce début d’année 2022, l’on note encore quelques poches de résistance sur le marché avec les prix de 1400 Fcfa le litre, pratiqués encore par endroit. Mais au demeurant, les opérateurs de la filière des oléagineux rassurent les consommateurs quant à la disponibilité des produits en ce début d’année. Les industries locales de production de l’huile de palme brute entendent livrer 15500 tonnes. L’importation de 6600 tonnes en cours, permettra d’avoir environ 22100 tonnes d’huile de palme brute à raffiner pour couvrir les besoins du marché. Pour anticiper et faire face à la conjoncture internationale qui affecte également ce secteur d’activité avec un renchérissement de 200Fcfa sur le prix de revient, les mesures sont d’ores et déjà prises selon certains responsables de la filière. Une demande d’importation à des conditions avantageuses de143.000 tonnes d’huile de palme brute ont été introduite auprès du gouvernement. Mais au-delà de cette mesure conjoncturelle, il y a lieu de trouver les solutions durables avec le développement massif des exploitations agricoles du palmier à huile.

Télécommunications

La taxe déconnectée En application des dispositions de l’article228 Bis du Chapitre 4de la loi de finances du Cameroun pour l’exercice 2022,les opérations de transfertd’argent réalisées par toutmoyen ou support techniquelaissant trace, notamment parvoie électronique sont effectivementtaxées à 0,2% depuisle 1er Janvier 2022. Cette mesureest contestée par bonnombre de consommateursqui trouvent déjà trop élevés les frais de transfertsjusqu’ici prélevés par les opérateurs sans aucuneamélioration de la qualité du service.Consciente des défis auxquels fait face le paysavec les crises sanitaires et sécuritaires qui nécessitentautant de ressources que les autres domainesd’intervention de l’État. La Coalition desConsommateurs Camerounais dit partager la décisiondu gouvernement de prélever des taxes surles transferts d’argent. Cependant cette organisationde protection des Droits des consommateurspense qu’il y a des aménagements possiblesà apporter dans l’application de cette mesure législative.Raison pour laquelle elle a saisi par Correspondancele Premier Ministre Chef duGouvernement en date du 05 Janvier 2022. Pourla préservation des intérêts des différentes parties.Elle suggère au gouvernement que: la taxede 0,2 % soient plutôt prélevée sur les frais queles opérateurs imputent déjà aux consommateurset que la dite taxe ne soit prélevée qu’une seulefois soit pour l’envoi, soit pour le retrait. Car enl’état, une même somme d’argent fait l’objet d’unedouble taxation vu que tout argent transféré estappelé à être retiré.Au demeurant, la Coalition des ConsommateursCamerounais, conformément aux droits à l’informationet à la participation des consommateursà la prise de décision le concernant, exhorte legouvernement à envisager une concertation entreles administrations, les opérateurs concernés etles associations de protection des Droits desConsommateurs afin que lumière soit faite sur lesfrais jusqu’ici prélevés avant l’application de lanouvelle disposition législative.Rappelons qu’en date du 09 Décembre 2021, uncollectif d’associations de protections des droitsdes consommateurs était monté au créneau pourdemander l’annulation des dispositions de l’article228 bis du projet de loi de finances du Camerounpour l’exercice 2022, la mise en place d’uncadre de concertation permanente entre les associationsde protection des Droits des Consommateurset l’administration fiscale et le respectdes dispositions législatives nationales et internationalesportant protection des consommateurs.Les associations avaient relevé les griefssur la forme et le fond de la mesure qui était enexamen sur la table des parlementaires. Sur laforme, l’on notait que le processus d’adoptiondes lois des finances ne prend toujours pas encompte les dispositions des instruments juridiquesnationaux et internationaux qui consacrentreconnaissent aux consommateurs entreautres, le droit à la protection et à la promotionde ses intérêts économiques, le droit à la représentationdes intérêts collectifs qu’un consommateurpartage avec les autres consommateurs,le droit de participer aux processus de prise dedécisions le concernant.Sur le fond, les associations déclaraient que : »lanouvelle taxe instituée va à l’encontre des recommandationsdes Objectifs de DéveloppementDurable (ODD), qui préconisent les transfertspar téléphonie mobile et la microfinance commeinstruments d’inclusion financière des populationsvulnérables et défavorisées. Ceci est d’ailleursrepris par la Stratégie Nationale deDéveloppement à l’Horizon 2030 (SND 30) quiprône l’inclusion financière ».Tutes ces réserves émises n’ont retenues ni l’attentiondes législateurs, ni celle de l’exécutif.

Les consommateurs asphyxiés

Les mesures gouvernementales de lutte contre la vie chère ont du mal à contenir la conjoncture mondiale qui impactesignificativement l’économie nationale et le panier de la ménagère. Entre déficit de production, l’institution de nouvellesmesures fiscales et le comportement réprimandable de certains commerçants, nombreux sont des facteurs endogènesqui engendrent le mal -être des consommateurs. A lire le grand dossier de la rédaction qui revient sur les griefs des consommateurs,les préoccupations et propositions des acteurs. Après une année 2021 difficile, lesconsommateurs perdent toujoursla mine en ce début d’année2022. Les mêmes causes entrainantles mêmes effets, la conjoncture mondialereste tendue avec une hausse desprix des matières premières et des coursmondiaux du fret maritime. Quelquesdonnées collectées sur les prix des matièresrenseignent par exemple que leprix du maïs destiné à nourrir les troupeauxet pour les biocarburants a bondià plus de 50% en 2021 (56%). Le Cuivrequant à lui connait une hausse de 31%,le Brent plus de 32%, le bois plus de92% Les prix des denrées alimentairesont atteint des niveaux qui n’avaientplus été enregistrés depuis des années.Les cours du maïs se sont envolés deplus de 50% depuis janvier 2021 et sontà un niveau qui n’avait plus été atteintdepuis 2012. Le Prix du Soja a grimpéde près de 20% l’année dernière etn’avait plus été élevé depuis 2013. Celuidu blé après avoir affiché une progressionde plus de 15% est passé à près de85% en quelques jours, dépassant ainsilargement le niveau de 15% observé en2013Le transport maritime qui représente90% des échanges commerciaux internationauxconnait lui aussi une secoussequi a un grand impact sur lecommerce des biens et services. Les estimationsde la Conférence des NationsUnies sur le commerce et le développement(CNUCED) font état d’une baissedes activités du transport maritime del’ordre de 4,1% depuis 2020. Le poidsdes transports de marchandise par voiemaritime dans le monde représente 9,1milliards de tonnes, soit l’équivalent deprès de 289 tonnes transportées via lesmers chaque seconde La rareté des naviresfait imploser les coûts de transportsdes marchandises. Lesquels coûtssont répercutés au consommateur final.De manière générale, les prix des produitsagricoles ont grimpé de près de50% depuis la mi-2020 et la tendance nes’est pas renversée jusqu’en fin d’année2021.A la base de cette situation, les expertsévoquent quatre principales raisons.D’abord, la faiblesse du dollar (-7% depuisla mi-2020) qui s’est prolongée toutau long de l’année 2021 sans pour autantfléchir davantage. Ensuite, la robustessede la demande mondiale.Après plus d’un an de crise sanitaire,l’on note une forte demande émanantdes consommateurs qui aspirent plusque jamais à reprendre leurs ancienneshabitudes de forte consommation. L’accumulationde stocks provoquée par laperturbation des chaînes d’approvisionnementliée à la pandémie de laCovid-19. Pour certains produits agricolescomme le blé, le maïs et le soja, lesconditions météorologiques ont joué.Pour le blé américain, on parle d’unfroid inhabituel avec des températuresau plus bas en 30 ans depuis le mois defévrier 2021 et des précipitations anormalementfaible. Une sécheresse a affectéles plants de maïs au Brésil tandisqu’un temps excessivement humide aperturbé la germination du soja en argentine.Fort impact sur le marché nationalAu plan national, force est de constaterque le marché de certains produits deconsommation de masse connait uneinflation des prix. C’est le cas des matériauxde construction ciment, fer àbêton, et tôles de couverture. Les prix cesont envolés du fait de la rareté de cesproduits dans certains points de vente.A titre d’illustration, le fer de 6 mmcoûte 1600 f par endroit au lieu de 1200F. Celui de 8 mm est vendu entre 2950fet 3200 Fcfa alors qu’il coûtait 2200F.Le fer de 10 mm qui coûtait 3600F estpassé à 4520 F et 4600 Fca. Le fer de 12mm est vendu aujourd’hui entre 6450et 6700 Fcfa au lieu de 5900 F. Le Sac deciment de 50 Kg vendu il y a quelquestemps à 4400Fcfa est passé à 4850Fvoir à 5000Fcfa à certains endroits.D’autres matériaux de constructionconnaissent eux aussi une flambée desprix. Il s’agit des produits ci-après:Peinture à huile (98000 Fcfa), Carreaux60/60 (9800 fcfa), Tôle bac prélaq 6m(25000 Fcfa), Carreaux 30×30 (5800 Fcfa),Carreaux 20×20 pour sol (6500 Fcfa),Tôle ondulée 3m (6000 fcfa), CimentCole (4000 Fcfa). La variation des prixde ces produits oscille entre 600 et 1000Fcfa.Dans le secteur de l’agroalimentaire, lamême tendance est perceptible. Les prixde la farine du blé ont connu unehausse depuis janvier 2021, au point deremonter désormais à 18 600 F et même19 000 F le sac de 50 kg pour certainesgammes. Une hausse moyenne de 800 Fà 1000 F s’est opérée sur le prix du sacde 50 kg. Le prix du kilogramme quiétait de 350 Fcfa est désormais à 425,450 ou 500 Fcfa selon la gamme souhaitée.Ceci est la conséquence de la dépendancedu pays au marchéinternational d’où est importée la matièrepremière.

Prince Ndedi Eyango prend les commandes

Il a été élu à l’issue des travaux du 5è Congrès de l’association, tenus les 25,26 et27 Novembre 2021 à Ngalmoa. Le Comité de développement du CantonBan’eka (Codecaba) vient de marquerun pas de plus dans sa marche.Son 5è congrès qui vient de se tenir dans levillage Ngalmoa, l’un des 12 villages duCanton, a permis à cette organisation communautaired’évaluer le chemin parcourupendant les neuf dernières années et d’envisagersereinement l’avenir. De manière générale,l’association Codecaba entenddésormais porter très haut le flambeau dudéveloppement culturel et socioéconomiquedu canton et de la ville de Nkongsamba. Cela s’observé à travers la forte mobilisationdurant les travaux et à l’occasion de la cérémoniede clôture de cette fête traditionnelleet culturelle annuelle. La ditecérémonie qui a eu pour cadre la place desfêtes de Nkongsamba a mobilisé autoritésadministratives, religieuses, traditionnelleset toutes les forces vives du Canton. L’unedes résolutions de ce 5ème congrès a été lerenouvellement du bureau exécutifconduit par Prince Ndedi Eyango.Ce bureau sera soutenu dans ses actionspar un collège de conseillers.Après sa présentation et son installationpar le 3ème adjoint Préfectoraldu Moungo qui présidait la cérémonie,la nouvelle équipe a reçu les bénédictionspopulaires des chefstraditionnels conduits par sa majestéHenri Epanda, chef supérieurdu canton Ban’éka,. Ce dernier asalué l’oeuvre accomplie par le bureausortant avant de prescrire unefeuille de route au nouveau bureau.Il s’agit entre autres de l’organisationdans de brefs délais, des tournéesdans les différents villages duCanton, la création des comités dedéveloppement des villages, la prisede contacts avec les autorités de laville de Nkongsamba. L’équipe deNdedi Eyango n’aura donc pas d’étatde grâce. Elle doit travailler avec rigueuret abnégation pour le devenirdu Canton. Le nouveau président estparfaitement conscient de l’immensitéde la tâche. Tout en saluant lebureau sortant, Prince Ndedi Eyango ditavoir répondu à l’appel du peule Ban’éka. Il entend ainsi promouvoir le vivre ensemble,travailler en collaboration avec les autoritésen charge de la gestion de la ville de Nkongsambaet les autres communautés qui y sontinstallées. Il place aussi au coeur de son action,le renforcement des liens entre les filset les filles du Canton ainsi que le retour auxbonnes moeurs avec le respect des valeurssociales et culturelles dont l’amour, l’unité,le partage et la solidarité. Ses principauxchantiers immédiats sont la construction dela case communautaire et le problème del’électrification rurale. Afin de promouvoirle développement économique, un accentsera mis sur la restructuration des comitésde développement des villages, la levée desfonds pour le financement des projets locauxet d’envergure. L’hôtel de ville de Mbanga a accueilli l’événement du 15 Décembre 2021 au 02 Janvier 2022 C’est à l’initiative de la commune de la localité en collaboration avec l’association pour la Promotion de l’entrepreneuriatet l’Insertion Socioéconomique des Jeunes au Cameroun. Conférences -débats, exposés et animations diversesont été au menu de l’événement. Les fêtes de fin d’année 2021 ont connu unecouleur particulière dans l’arrondissementde Mbanga. Le grand événement Mbangaen fête (Mbangfé) a été un grand moment debrassage et de mobilisateurs des acteurs sociaux.Mme Henriette Endalle, Maire de la communede Mbanga a bien saisi cet enjeu raison de sa fortemobilisation dans l’organisation. Selon les organisateurs,le projet est né d’un constat:  » l’initiativenous est venue à la suite d’un constat alarmantsur la situation de dégradation de notre ville quia été d’antan capitale du café. Le tissu socio-économiques’est véritablement désamorcé avec lachute du prix du café s’en est suivi la fermeturedes usines à café et naturellement le découragementdes planteurs ». On note aussi que Mbangadont l’économie reposait essentiellement sur cetteculture à été inéluctablement asphyxiée. Fort dece constat mais surtout du potentiel naturel, économiqueet du caractère dynamique de sa jeunesse,il était nécessaire de relancer les activités àfort impact pour le développement de la localité.Vu les résultats encourageants papables quantifiablesavec l’existence des Start up dans diversdomaines, l’on note la présence des jeunes exportateursde café torréfié, des start up spécialiséesdans l’agriculture, des jeunes coopérativesde culture et de transformation de plusieurs spéculations,environ un millier reparti dans le départementdu Moungo en général.

Voici les priorités de Paul Biya

Dans son adresse à la nation le 31 Décembre 2021, le président de la République, Chef de l’État a dressé un bilan de l’année écoulée avant de décliner les axes prioritaires de la nouvelle année. En dehors de la relance de la production locale et l’intensification de la campagne de sensibilisation sur le bon usage des réseaux sociaux, nombreux sont d’autres chantiers sur lesquels Paul Biya engage son pays en 2022. A lire ci-dessous, l’intégralité du message du chef de l’État. Mes chers compatriotes, cette année encore, la pandémie du coronavirus aura été, partout dans le monde, l’undes principaux sujets de préoccupation.Les efforts considérables qui ont été jusqu’à présentaccomplis par la communauté scientifique et lesEtats, n’ont pas encore permis d’enrayer cette maladie.Au fil du temps, l’on observe que ce virus a tendanceà s’adapter à notre environnement. L’apparition denouveaux variants en est la preuve, ce qui rend lamaîtrise de cette pandémie particulièrement difficile.Elle continue malheureusement d’endeuiller des familles,de déréguler la vie sociale et de créer des distorsionséconomiques.Devons-nous pour autant perdre espoir et nous résignerau pessimisme. A l’évidence NON.L’histoire nous apprend que cette épidémie n’est pasla première. Elle est sans doute loin d’être la dernière,à laquelle l’humanité sera confrontée.Je suis du reste persuadé que no us arriverons à boutdu corona virus, de la même manière que les épidémiesqui l’ont précédées ont été jugulées.Pour ma part, je ne ménagerai aucun effort pour quece qui doit être fait pour freiner sa propagation dansnotre pays, le soit effectivement.La stratégie de riposte que le Gouvernement met enoeuvre produit des résultats fort appréciables. Depuisdeux ans, elle a permis de sauver des vies et delimiter l’expansion du COVID-19 dans notre pays.Elle doit donc se poursuivre et au besoin s’améliorer,afin de mieux s’adapter aux mutations de cevirus pernicieux.Il est par conséquent impératif de ne pas baisser lagarde et de continuer à respecter les règles d’hygièneet les mesures barrières, telles que le port du masquedans tous les lieux publics ou la distanciation physique.Mais au regard de la nocivité de ce virus, la vaccinationconstitue sans doute une mesure barrière supplémentaire.Dans bien des cas, un schéma complet de vaccinationpermet d’éviter des complications graves decette maladie, qui sont généralement fatales.C’est la raison pour laquelle je demande à tous et àchacun de se faire vacciner, et de ne pas prêter leflanc aux conjectures complotistes qui foisonnent surles réseaux sociaux, concernant le vaccin contre le coronavirus.En effet, en combinant le respect des mesures barrièresà la vaccination, nous parviendrons à briser lachaine de contamination de ce virus, et à retrouverplus rapidement une vie normale.Mes chers compatriotes,La persistance de la crise sanitaire liée à la pandémiedu COVID-19 ne nous a pas fait perdre de vue le capque nous nous sommes fixés, dans le cadre de notreStratégie Nationale de Développement sur la période2020-2030.En dépit de ses répercussions négatives sur le tissuéconomique, nous avons inlassablement poursuivila réalisation de nos projets structurants, grâce à unemobilisation soutenue des recettes non pétrolières,aux mesures internes de redressement budgétaire età l’accompagnement de nos partenaires au développement.Les réformes mises en oeuvre en matière budgétaire,notamment dans les domaines fiscal et douanier, ontaccru notre capacité à lever des fonds sur le marchéfinancier international.La crédibilité de la signature du Cameroun a de cefait favorisé la réussite de l’opération de refinancementde l’Eurobond, ainsi que la conclusion d’unnouveau Programme Economique et Financier avecle Fonds Monétaire International.A la faveur des ressources financières mobilisées auxplans interne et externe, des investissements considérablesont été effectués en vue de l’achèvement desprojets structurants de première génération.Dans ce chapitre, il convient de mentionner entre autres:• l’achèvement de la première phase desautoroutes Yaoundé-Nsimalen ; Yaoundé-Douala etKribi-Lolabe ; leur mise en exploitation est effective,dans le cadre des partenariats public-privé conclus ;• la construction de 914 kilomètres deroutes bitumées ;• l’élargissement de la carte sanitaire avecl’inauguration des Centres Hospitaliers de Référenced’Ebolowa et de Bafoussam, ainsi que l’achèvementde celui de Garoua ;• l’exécution des projets visant notre autosuffisanceénergétique, à travers la poursuite des travauxde construction du barrage de Nachtigal et leparachèvement de la ligne de transport de l’énergieélectrique du barrage de Memve’elé.Les diligences sont en cours, dans la perspective del’interconnexion des réseaux électriques Nord et Sud.L’exécution de ce projet permettra de résorber durablementle déficit énergétique dans les régions septentrionalesde notre pays.Parallèlement, dans un environnement macro-économiquefortement perturbé par la pandémie duCOVID-19, il a fallu continuer à garantir la compétitivitédu secteur privé.Il n’échappe à personne que cette pandémie a entrainéun renchérissement du fret maritime, avecpour incidence immédiate, une inflation du coût desproduits de première nécessité.C’est donc conscient des sacrifices considérables queles opérateurs économiques nationaux ont consentipour atténuer les effets de la pandémie, que j’ai instruitle Gouvernement de réduire de 80%, le montantdu fret maritime à intégrer dans le calcul desdroits de douane.Le Gouvernement devra également poursuivre leséchanges avec le secteur privé, à l’effet d’identifierles mesures supplémentaires susceptibles d’êtremises en oeuvre.Au demeurant, nous devons nous atteler à réduirenos importations et à accroître le volume de nos exportationsen augmentant la production locale, sinous voulons relever le défi de la croissance.En tout état de cause, il nous appartient de créer lesconditions d’une croissance plus forte, durable, inclusiveet génératrice d’emplois, notamment pournotre jeunesse. Celle-ci est et demeure la principalebénéficiaire des réformes que nous mettons enoeuvre dans différents domaines.Les mesures que nous avons prises nous permettentd’envisager avec optimisme une relance économiqueet un relèvement de notre taux de croissance à 4,2%en 2022, contre 3,6% en 2021. Cette projection optimistes’inscrit dans la perspective d’un retour à unecroissance mondiale positive, annoncée par les instancesinternationales habilitées à le faire. Notre paysdispose de moyens pour en tirer avantage.Mes chers compatriotes,En dépit des difficultés auxquelles notre pays faitface, nous n’avons pas cessé de susciter considérationà l’échelle internationale.La confiance dont jouit le Cameroun auprès de nospartenaires est le fruit des efforts que nous déployonschaque jour, pour que le Cameroun demeure lehavre de paix et de stabilité qu’il a toujours été.Pour cela, nous avons amplifié nos efforts pour querègnent la paix et la sécurité sur toute l’étendue duterritoire national.Les incursions sporadiques de Boko Haram enregistréesces derniers mois dans la région de l’ExtrêmeNord, se sont heurtées à la résistance énergique denos forces de défense. Je voudrais

Journée Mondiale de l’eau : La Camwater sensibilise les consommateurs

Entre conférence débat et visite des sites de production de l’eau, plusieurs activités ont été organisées le 22 Mars 2022 pour marquer d’une pierre blanche la 29ème édition de la journée dédiée à l’eau. Une célébration marquée par un contexte de rareté de cette denrée vitale dans certaines grandes métropoles du pays. « Les eaux souterraines : rendre visible l’invisible ». C’est sous ce thème que les nations unies ont placé la commémoration de la 29ème Journée Mondiale de l’eau pour montrer l’importance de cette denrée très rare. Car selon l’ONU, 2,2 milliards de personnes vivent sans accès à l’eau salubre dans le monde, ce qui constitue une menace pourl’atteinte de l’objectif de développement durable n°6. Celui -ci prône de l’eau propre et assainissement pourtous d’ici 2030. Pour y faire face, il est donc question de prendre des mesures pourlutter contre la crise mondiale de l’eau. En mettant l’accent sur les eaux souterraines, la communauté internationale a voulu mettre en lumière une ressource invisible dont l’impact est visible partout dans le monde. Les eaux souterraines se trouvent dans les aquifères, des formations géologiques de roche, graviers et sable qui retiennent d’importantes quantités d’eau. Ces eaux souterraines alimentent les sources, les rivières et les lacs. Ces réserves en eau se rechargent par la pluie et les chutes de neige qui s’infiltrent dans le sol. Elles peuvent être extraites à la surface par des puits et des pompes. La vie ne serait donc pas possible sans les eaux souterraines. La plupart des zones arides dans le monde en dépendent intégralement. Les eaux souterraines fournissent la plus grande quantité de l’eau que nous utilisons (consommation et assainissement) et qui alimente les processus industriels et de production alimentaire. Ces eaux sont aussi cruciales au fonctionnement sain des écosystèmes tels que les zones humides et les rivières. Ces eaux méritent d’être protégées de la surexploitation et la pollution qui les menacent actuellement, car cela mènera à l’épuisement de ces ressources, à des surcoûts dans leur traitement, voire à une impossibilité de les utiliser. Selon le secrétaire général de l’Onu, l’exploration, la protection et l’utilisation durable des eaux souterraines seront essentielles pour survivre et s’adapter au changement climatique etrépondre aux besoins d’une population croissante. A la Camwater, structure de service public de production et de distribution de l’eau, la célébration de la journée mondiale de l’eau était une occasion d’échanger et d’édifier les consommateurs sur cette problématique. C’est la raison pour laquelle, elle a organisé le 22 mars dernier dans son Club House, une conférence débat qui a mobilisé universitaires, experts des questions de l’eau, associations de protection des Droits des consommateurs, étudiants et personnel de la Camwater. Au cours de ces échanges, les acteurs ont échangé surle cycle de l’eau, l’eau vapeur qui couvre au moins 72% de la superficie du globe terrestre. Lors de la rencontre, il a aussi été rappelé que l’eau douce souterraine représente 23% contre 3% d’eau de surface. Les eaux souterraines se présentent sous forme de nappes contenues dans les aquifères ou fissuré (roche, sable …) et fournissent 50% des eaux usuelles dans le monde. Selon les experts, les eaux souterraines au Cameroun sont très peu dans la partie septentrionale du pays , mais se trouvent beaucoup plus dans la partie sud où l’on a 85% du socle cristallin. Les experts renseignent aussi qu’il est difficile d’avoir les puits à Yaoundé par rapport à Douala qui est un bassin sédimentaire. L’entretien des équipements et des installations a aussi meublé ces échanges qui ont permis aux parties prenantes de prendre conscience de la nécessité de mieux exploiter les eaux souterraines, bien qu’elles soient cachées. En marge de la conférence débat, une visite du site de production d’eau deYato a été effectuée par les participants qui ont eu l’occasion de toucher du doigt, les mesures prises par la Camwater pour assurer la qualité de l’eau servie aux consommateurs ; La Camwater dans la foulée de la célébration de la journée mondiale de l’eau du 22 mars dernier a annoncé une campagne de recouvrementforcé de 50 milliards de FCFA hérités sur toute l’étendue du territoire nationale. Elle invite ainsi les clients insolvables à se rapprocher de leur centre de distribution. De leur côté, certains leaders associatifs de protection des droits des consommateurs ont observé un sit-in devantla directionRégionale de la Camwater pour le centre. En dehors de la qualité de l’eau qui est remise en cause, ces leaders déplorent aussi la pénurie de cette denrée. La société Camwater face au contexte a plutôt mis en place un système de ravitaillement des quartiers avec des camions citernes. Torcel