HCA milite pour une prise en charge sanitaire adéquate

Le projet Santé pour tous à tout âge vient d’être mis sur pied par l’association Home Coming Cameroun, branche locale de Home Coming Africans (HCA) basée en Allemagne. une association de lutte contre l’immigration irrégulière et de la promotion du retour et de l’insertion socioprofessionnelle de la diaspora et des jeunes camerounais. C’est dans ce cadre qu’a été initié le projet santé qui vise au suivi et l’accompagnement des personnes âgées au Cameroun. Son promoteur, Dr Jacques Owono, jeune Camerounais résidant à l’étranger en donne ici les contours. Carrefour: Pourquoi avoir initié le proje tSanté en faveur des personnes âgées? Selon les prévisions de l’OMS, la population des personnes âgées en Afrique subsaharienne, qui était de 43 millions en2010, devrait atteindre 67 millions d’ici à2025 et 163 millions à l’horizon 2050.Acette échéance, cette proportion devrait avoir plus que doublé dans la quasi-totalité des pays africains. A l’instar d’autres pays d’Afrique Subsaharienne, le Cameroun ne fait pas encore face au vieillissement de sa population. Et si la proportion des personnes âgées y est encore faible, il faudrait s’attendre, au rythme d’accroissement annuel moyen de 2,3%, à voir les effectifs de personnes âgées dépasser le million dans les prochaines décennies (RGPH, 2005), en raison de l’amorce de la transition démographique. Force est de constater que les pays n’ont pas fait de la question du vieillissement en bonne santé une priorité de leurs programmes nationaux de santé et de développement. En effet, Les systèmes de santé de la plupart des pays ne prennent pas des dispositions appropriées en faveur des personnes âgées, et ils ne sont pas encore disposés répondre aux besoins des personnes âgées dont le nombre s’accroît rapidement. Les politiques sociales mises en place dans les pays africains sont prioritairement destinées aux enfants et aux jeunes, en raison de l’importance de leur poids démographique. De même, les politiques de santé sont principalement axées vers les soins de santé maternelle et infantile. La plupart des États africains ont à l’heure actuelle de graves difficultés à faire face aux problèmes sociaux posés par des vagues de plus en plus nombreuses d’enfants, adolescents et jeunes adultes. Scolarisation, prise en charge des orphelins, insertion des jeunes sur le marché du travail mobilisent une partie prépondérante de l’attention des organisations internationales et des États. Pourtant, les personnes âgées en Afrique subsaharienne rencontrent des difficultés liées aux problèmes de santé chroniques tels que les maladies cardiovasculaires, les cancers, le VIH, les maladies respiratoires chroniques et le diabète, la déficience visuelle et auditive, le déclin des capacités mentales. Par conséquent, elles nécessitent des services de soins de santé à long terme, qui sont souvent médiocres ou inaccessibles. Faire face aux conséquences sociales du vieillissement nécessite une meilleure connaissance des conditions de vie des personnes âgées, des solidarités mobilisées en situation de dépendance, des relations intergénérationnelles complexes qui accompagnent la vieillesse. De même les personnels de Santé ne sont toujours pas formés à la prise en charge des besoins spécifiques des personnes âgées et autres victimes des violences sociales. La situation peut être remédiée par des actions de formation du personnel, la mobilisation des acteurs sociaux et des actions à haut impact pour la santé et le bien -être des personnes âgées. C’est la raison pour laquelle l’association Home Coming-Cameroun (HC-Cameroun),a initié le présent projet qui mettra à contribution les Camerounais, professionnels de la Santé de la Diaspora et ceux exerçant au Cameroun.

Le Cameroun se fixe l’objectif de 30% d’ici 2025

L’information a été rendue publique le 8 décembre 2021 à Yaoundé. C’était à l’occasion du lancement officiel du projet Gates phase IV de l’oms. Le projet qui vient d’être lancé vise à appuyer l’adoption d’une législation nationale et d’une politique de taxation du tabac appropriées. Dans son discours de circonstance, Dr Solange KOUAKAP, Inspecteur Général des Services Pharmaceutiques et des Laboratoires, représentant le Ministre de la Santé Publique a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs afin d’atteindre les objectifs escomptés. « Faisons de la lutte contre le tabagisme une affaire de tous », a -t- elle déclaré avant de revisiter les statistiques issues de l’enquête globale sur le tabagisme chez les adultes (GATS) réalisée en2013 et de l’étude de la prévalence du tabagisme en milieu jeune (Gyts) réalisée en 2014. Suivant les données du Gats, environ 9% de la population camerounaise âgée de plus de 15 ans utilisent le tabac. La même enquête révèle que près de 37% de la population sont des fumeurs passifs. Les jeunes de moins de 15 ans précisent ceux âgés entre 13 et 15 ans, sont concernés à hauteur de 15,2% avec une prévalence plus élevée en milieu scolaire. Les données signalent qu’ils sont44% parmi les élèves à avoir expérimenté le tabac, dont 5% à l’âge de 7ans. En chiffre absolu, le Cameroun enregistrerait environ 66 000 décès chaque année, du fait du tabagisme. selon la Représentante du Minsanté, ces données contrastent avec les efforts fournis par les pouvoirs publics à travers la mise en place du marquage sanitaire des paquets de cigarettes, la ratification par le Cameroun en 2006 la Convention Cadre de l’Oms pour la lutte antitabac (Cclat) et tout récemment en juillet 2020, le protocole pour l’élimination du commerce illicite des produits du tabac. Il est attendu l’aboutissement du processus de promulgation d’une loi nationale de contrôle du tabac. La mise en oeuvre du projet Gates de l’OMS au Cameroun va permettre de disposer d’une politique fiscale efficace de lutte antitabac ,intégrant à la fois l’augmentation du taux d’imposition des produits du tabac et la lutte contre le commerce illicite. Une option nécessitant le développement des stratégies d’intervention multisectorielle à même de générer des ressources durables pour la lutte contre ce phénomène. Dans son mot de circonstance, Dr EmmanuelDouba, représentant du Représentant-Résident de l’OMS au Cameroun a précisé que « pour l’OMS, le tabagisme est désormais considéré comme une « épidémie mondiale » et il devient urgent d’aider les personnes qui le désirent à renoncer et protéger les populations contre les fumées du tabac ». Cependant, la popularité de la cigarette électronique et de la shisharend difficile la lutte contre ce fléau, en dépit des affections graves inhérentes au tabagisme notamment les maladies respiratoires et les cancers divers. En procédant au lancement officielles activités du Projet Gates de l’Omasum Cameroun, Dr. Solange Kouakap a exhorté les représentants des différentes administrations, des membres de la société civile à être des agents de sensibilisation contre le tabagisme au sein de leurs communautés respectives.  

L’inébranlable détermination de Chantal Biya

A l’occasion de la 34ème Journée Mondiale contre le Sida, la présidente fondatrice de l’organisation panafricaine SynergiesAfricaines, a adressé un message à la communauté des personnes infectées et affectées par le Vih et le Sida. A lire ci-dessous, l’intégralitédu message de l’ambassadrice spéciale de l’Onusida. Ce 1er décembre 2021, nous commémorons la 34ème Journée Mondiale contre le SIDA. Je voudrais, en tant que Présidente Fondatrice de SYNERGIES AFRICAINES contre le SIDA et les Souffrances, témoigner ma sympathie et mon affection aux millions de personnes infectées et affectées par le VIH et le SIDA. Je saisis cette occasion pour vous redire la détermination de l’Association panafricaine à rester entièrement mobilisée aux côtés de la communauté internationale dans la lutte contre ce terrible fléau. Le chemin que nous avons parcouru ensemble depuis deux décennies est très appréciable. Nous avons accompli progrès extraordinaires dont nous pouvons être légitimement fiers. Nul besoin de les égrener ici. Mais la marche vers l’éradication du Sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030 est encore longue. Cet objectif est ambitieux et attend de chacun de nous un engagement tune détermination de tous les instants. Je m’y suis engagée en créant cet élan solidarité et d’action avec messieurs Premières Dames du continent. Nous sommes aujourd’hui confrontés deux pandémies qui s’imbriquent l’une à l’autre. Nous avons dû continuera agir contre la covid-19 tout en maintenant nos efforts dans la lutte contre le Sida. Cela a fortement perturbé les services de lutte contre le VIH, freinant ainsi la dynamique positive dans laquelle nous étions lancés. La prévention n’est pas assez rapide. 1,7million de nouvelles infections et 770000décès ont été enregistrés en 2020. C’est trop. Des défis importants demeurent. Nous devons être capables en Afrique d’atteindre notre autosuffisance en termes de production locale des antirétroviraux et des médicaments. Dans cette perspective, la mise en place Del ‘Agence Africaine du Médicament pilotée par notre frère et fidèle partenaire Michel SIDIBE est une formidable opportunité à saisir. En outre, nous devons intensifier nos efforts d’éducation et de sensibilisation de notre jeunesse. Apporter à nos enfants, les jeunes filles en particulier, les messages éducatifs pertinents adaptés à leurs besoins en matière d’éducation sexuelle. Nous devons leur donner les outils leur permettant en ville comme au village, de comprendre leurcorps et d’en prendre le contrôle. Pour cela, nous avons à notre disposition un formidable outil qui, utilisé à bon escient, nous permettrait d’accomplir des miracles : les réseaux sociaux. Nous devons également continuer à nous battre contre les violences sexuelles et sexistes dont les femmes sont les principales victimes aussi bien dans leurs foyers que dans leurs milieux socioprofessionnels. Nous pouvons y arriver. C’est ma conviction. Un grand merci à tous ceux qui sont engagés à mes côtés depuis deux décennies. Tenez bon. Je demeure mobilisée et déterminée. Je ne vous abandonnerai pas. C’est ensemble que nous éradiquerons le Sida.

La jeunesse et les communautés au coeur du pari pour 2030

La lutte contre le VIH/SIDA est une préoccupation importante pour les Synergies Africaines delà première dame camerounaise, Chantal Biya. Depuis sa création, cette organisation panafricaine n’a cessé d’apporter son soutien aux efforts du gouvernement Camerounais. La 6èmeédition du mois Camerounais contre le sida couplé à la célébration de la34ème journée mondiale de lutte contre le Sida le 1er décembre 2021, a été une autre occasion d’observer la forte mobilisation de Synergies Africaines. Le matériel de sensibilisation a été offert aune centaine d’établissements scolaires, associations, formations sanitaires et départements ministériels. La cérémonie qui a eu pour cadre le siège de Synergies Africaines à Yaoundé le 17novembre 2021 était présidée par Jean-Stéphane Batch, Secrétaire Exécutif Del ‘organisation panafricaine. Constitué de préservatifs masculins et féminins, du matériel de démonstration du port correct des préservatifs, des démonstrations du et de la documentation, cédons de Chantal Biya vise à renforcer les actions de sensibilisation et de prévention des acteurs engagés dans la lutte contre le Sida. Il matérialise aussi l’engagement de Chantal Biya et des autres premières Dames membres de Synergies Africaines, à poursuivre avec la détermination, leur combat contre le Sida. Outre la femme, la jeunesse occupe une place de choix dans ce combat raison pour laquelle, Synergies Africaines lancé il y a quelques années, la campagne dénommée « mon pari pour2030 ». Elle a pour but d’éradiquer le Sida dans les villes Camerounaises. L’élancement qui a eu lieu à Bafoussam, permis de former 100 leaders sociaux professionnels qui iront passer le message de sensibilisation dans leurs communautés respectives. En raison de la forte prévalence du VIH en milieu jeune, Synergies Africaines organise régulièrement les causeries éducatives en milieu scolaire. Il est question d’amener les cibles à adopter des comportements responsables afin d’éviter Levi-Sida et ses conséquences.

Augustin Fréderic Pandong mobilise son peuple

Les assises organisées les 26 et 27 Novembre 2021 à Melong sous son égide, ont abouti à la mise en placeet à l’élection de l’équipe dirigeante de la structure de développement de la localité. Initiative saluée par les autoritésadministratives et municipales de la ville. Tel un seul homme, les fils et filles du Canton Mbo dans le Département du Moungo ont massivement répondu présents à l’appel de leur guide, Sa majesté, Augustin Frédéric Pandong, chef de 1er degré du Canton Mbo, dans l’arrondissement de Melong. Pendant deuxjours, ils ont réfléchi sur le développement de cette contrée qui a de nombreux atouts non capitalisés du fait de la discorde entre les fils et filles de ce peuple. La cérémonie d’ouverture des travaux qui a eu pour cadre la place des fêtes dela ville de Melong, a été l’occasion de passer enrevue le niveau de développement pas très reluisant de la localité. Dans son mot de circonstance, Emmanuel Guia, Président du Comité d’organisation a présenté Melong comme une terre hospitalière et paisible mais qui connait malheureusement une énorme disparité dans la politique de développement des 34 villages de l’arrondissement. Selon lui, 85% des villages de Melong sont enclavés avec des populations très vulnérables. L’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux soins de santé se pose avec acuité au même titre que le problème de Route. Les populations qui vivent principalement de l’agriculture ont du mal à écouler les produits de leurs vastes exploitations agricoles à cause du piteux état de ce qui tient lieu de route ou des pistes rurales. Les établissements scolaires sont aussi délabrés ce qui compromet le droit à l’éducation dans les villages concernés. Entre temps, les fils et filles du Canton censés se mobiliser pour solutionner les différents problèmes ne parlent pas d’une même voix. L’initiative de créer le 14 Aout 1993un organe de rassemblement et de concertation a été étouffée dans l’oeuf du fait de la haine et desintrigues. Tous ces problèmes et bien d’autres n’ont pas laissé indifférent sa majesté Fréderic Pandong qui a pris le bâton de commandement traditionnel pour tourner cette page triste. Il a sans doute compris que seules les communautés mieux organisées et structurées peuvent relever les défis du développement. C’est la raison pour laquelle il a convoqué les travaux de l’assemblée Générale constitutive de la structure de développement de son Canton. La dite structure dénommée Comité de Développement du Canton Mbo (Codecam) a ainsi vu le jour lors des assises de Melong. Après examen et adoption de ses statuts et règlement intérieur, l’équipe dirigeante detreizs membres a été mise en place. Elle est conduite par Emmanuel Ehowe Moussima, président élu de la nouvelle structure. Le Codecam a reçu pour mission de mettre en oeuvre la feuille de route élaborée lors des travaux. Au-delà du rassemblement des fils et filles Mbo, Emmanuel Ehowé Moussima et son équipe devront aussi s’atteler en regarder en urgence la situation des écoles délabrées où les élèves fréquentent dans les conditions inacceptables. D’autres problèmes évoqués parmi lesquels la relance de la coopérative des planteurs les interpellent également. Pour la réussite de ses missions le Codecam pourra compter sur les autorités traditionnelles, municipales et administratives.J ean Baptiste Mbonki, sous -préfet de Melonga salué cette initiative qui s’inscrit en droite ligne de la politique de Décentralisation voulue par le Président de la République Paul Biya. Il a surtout invité les fils et filles du Canton Mbo à opérer un changement de mentalité pour éviter les mêmes causes et les mêmes effets de l’initiative du 14 août 1994 qui n’a malheureusement pas prospérée.  » Toutes les filles et tous les fils doivent donner le meilleur d’eux mêmes pour faire briller le canton », a conclu l’autorité administrative de mélong, en guise de conseils. Pour sa part, jean Kuété, maire de Melong s’estré jouit de la mise en place du Codecam. Sa venue traduit l’engagement et l’implication des populations au vaste chantier du développement local notamment au plan socio-économique et culturel. Le comité de développement aura le soutien de la mairie pour la mise en oeuvre de ses activités. Le Maire Jean Kuété voit en ce comité un partenaire de choix pour la matérialisation des projets de développement de la municipalité de Melong. Vivement que les fruits portent la promesse des fleurs pour un développement local inclusif et durable de Melong, l’une des mamelles nourricières du pays.

Un pacte social pour le développement du Sud

A l’initiative du Conseil Régional du Sud, les filles, fils et forces vives de cette partie du pays se sont réunis les 21 et 22 Décembre2021 à Kribi pour penser à leur développement. « Rien ne sera plus comme avant, adorons le sud parce que nous sommes d’abord du Sud ». C’est par ces propos que Emmanuel Mvé , Président du Conseil Régional du Sud lançait un appel à une prise de conscience et à une mobilisation de toutes les forces vives de la région du Sud. Il souhaitait ainsi les voir massivement à Sud-Forum, le Forum du Développement économique social et culturel qui s’est déroulé dans la cité balnéaire de Kribi, capitale économique de la Région du Sud. L’événement placé sous le haut patronage du Président de la République Paul Biya, aété un cadre de partage de connaissance et d’expériences pour apporter des réponses appropriées aux attentes des populations. Selon Emmanuel Mvé, »le Pacte social ainsi scellé donnera l’obligeance à chaque fille et à chaque fils du Sud de penser sa terre, des’ impliquer quelle que soit sa terre d’accueil ou son lieu de résidence sous le credo : LESUD, MA REGION ». Il précise aussi qu’endette ère de l’économie du savoir, SUD’FORUM apparait comme une belle plateforme d’échanges et de rencontres, un catalyseur du développement technologique, une base d’innovation, de réactivation économique, social et culturel. « Plus que jamais, le rôle de nos élites doit être valorisé par la construction d’un avenir commun au travers des projets innovants et inclusifs. Conscients delà nécessité du développement de notre région, notre action consiste à mobiliser et à fédérer les énergies afin d’accompagner et dématérialiser cette belle grande et belle option », ajoute-t-il. Le contexte de Sud ‘Forum est celui de la décentralisation qui à travers la mise en Placé en décembre 2020 des Conseils Régionaux, impose un cadre de concertation où sans tabou ni censure, les filles et fils du Sud explorent la niche d’opportunités qu’offre leur entité régionale. C’est ainsi qu’au cours des toute première session ordinaire tenue à Ebolowa, du 9 au 11 juin 2021, le Conseil Régional du Sud a, dans une de ses délibérations, autorisé l’exécutif du Conseil Régional organiser un Forum des forces vives de la Région du Sud, pour mener des réflexions sur le développement de leur Région. Une région qui malgré sa grande richesse et potentialités socioéconomiques, politiques et Culturelles connait un grand déficit en infrastructures sociales de base. Le récent mouvement d’humeur des populations qui dénonçaient l’absence de l’électricité et déroutes praticables en est un exemple parmi tant d’autres. Avec la politique de la décentralisation qui a pour principaux objectifs le développement local, la démocratie et la gouvernance locales, des problèmes locaux devraient donc trouver des solutions au plan local à très des collectivités territoriales décentralisées. Le Conseil Régional du Sud travers ce forum entendait donc jouer son rôle conformément à la loi en mobilisant les forces vives autour d’une table de dialogue. Durant les deux jours passés à Kribi, il a été question de : faire un état des lieux de la réalité culturelle et socio-économique de la région, explorer le passé, comprendre le présent et poser les jalons pour un construire un avenir radieux, faire des recommandations pour rattraper les retards infrastructurels, renforcer les canaux d’émancipation delà jeunesse en symbiose avec les élites. Tout ceci s’est fait à travers des exposés thématiques de certaines élites et les ateliers. Les exposés ont porté sur la décentralisation, moteur du développement local, les potentialités de la Région du Sud et les stratégies pour une croissance économique soutenue et un développement durable, les impératifs de la solidarité et de la justice sociale pour un bonheur partagé dans la Région du Sud. Les travaux en atelier quant à eux ont porté sur le développement sanitaire et social (santé, jeunesse, genre, déshérités), la solidarité comme ferment du progrès économique et social dans la Région du Sud, la contribution et l’importance des partenariats, de la diaspora, de la coopération décentralisée et de la société civile dans le développement de la région.

Appel à la mobilisation de toutes les parties prenantes

 La 34è Journée mondiale de lutte contre le Sida commémorée le 1er Décembre 2021 a permis de noter des avances considérables à consolider pour vaincre le mal en 2030. Le gouvernement a tendu la main à ses partenaires afin de relever les défis qui interpellent le pays.  Mettre fin aux inégalités, Mettre fin au sida. Mettre fin aux pandémies ». Tel était le fil conducteur des activités commémoratives de l’édition 2021 de la journée mondiale dédiée la lutte contre le VIH-sida. Le thème traduisait non seulement l’espoir de venir about de cette pandémie en même temps qu’il soulignait des goulots d’étranglements qui plombent encore la lutte dans notre pays. Avec une prévalence nationale relativement élevée de 2,7%, la réponse au Sida adonné de formidables résultats. Entre 2004et 2020 le taux de prévalence du VIH est passé de 5,6% à 2,7% au sein de la population âgée entre 15 et 49 ans. Le nombre estimée nouvelles infections a également connu une baisse considérable, de 47.958 en2004 à 11.175 (Spectrum 2021). Ces chiffres montrent à suffisance que le Cameroun tient le bon bout, concernant la riposte contre cette pandémie. Malgré ces améliorations, de nombreux défis restent à relever, à l’instar de la réduction du taux de prévalence chez la jeune fille âgée entre 15 et 24 ans, qu’Ise trouve 9 fois plus contaminée que le jeune garçon de la même tranche d’âge. Dans sa déclaration à la presse le 1er Décembre 2021, Manaouda Malachie, Ministre de la Santé Publique a rappelé les objectifs des trois 95à savoir : 95 % des personnes vivant avec Levi connaissent leur statut sérologique, 95% de personnes qui savent qu’elles sont séropositives au VIH ont accès à un traitement,95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. Ces objectifs sonnet cohérence avec les engagements internationaux, pour espérer mettre fin à cette maladie en tant que menace pour la santé publique dans notre pays. Mais pour atteindre ces objectifs, beaucoup reste à faire. Au rang des chantiers prioritaires, l’on notera prise en charge efficace et efficiente des enfants et adolescents, le combat contre les inégalités de genres, sachant que les femmes et les filles continuent d’être touchées de façon disproportionnée par le VIH, de même que les personnes les plus vulnérables. Il y également la lutte contre la stigmatisation et la discrimination qui restent un frein l’accès aux services. Pour ce faire, le ministre Manaouda Malachie lancé un appel à l’engagement de toutes les parties prenantes: les acteurs au développement, les décideurs politique, la société civile, les médias, à mettre chacun encre qui le concerne et à sa manière la main la pâte, contribuer à la lutte pour l’éradication du sida. « Cela est encore possible s’il on conjugue les points de vue, les expertises elles expériences de terrain, en additionnant les volontés d’agir » a-t-il déclaré.

La céréale à prix d’or

Principale matière première pour la production de la farine et de ses produits dérivés largement consommés par les populations, leblé retient l’attention au niveau national et international. Le blé est en effet une céréale centrale Our la simple raison que l’un de ses produits dérivés le pain, constitue la base de l’alimentation pour une bonne partie de la planète et couvre ainsi le 1/4 des besoins humains en calories. Mais malgré cette importance, force est de constater qu’il n’y a que 10 producteurs dans le monde qui pratiquent par ailleurs le protectionnisme économique pour assurer la sécurité alimentaire à leurs populations. Ceci rend le marché de blé très tendu et extrêmement fragile. Sur les 750 millions de tonnes produits sur la planète et dans des zones restreintes alors que tout le monde consomme cette denrée, seulement 200 millions de tonnes sont exportés. La Russie, premier exportateur, assure 40% de la livraison mondiale en association avec certains pays du bassin de la mer noire comme l’Ukraine ; L’union Européenne qui ne produit que 37millions de tonnes sur les 200 en circulation dans le monde a amorcé le processus de réduction de sa production de 10 à 20% d’ici2050. Cette situation complique davantage le marché du blé qui connait une hausse significative des prix y compris les coûts du Fr et. Parti de 210 Euro (136 500 Fcfa) la tonne en début 2021, le prix a atteint la barre de 390 Euro (253 500 Fcfa) le tonneau 31 décembre 2021 et les analystes annoncent le prix de 400 Euro (260.000 Fcfa) la tonne dans les prochains jours. Dans la foulée, la Russie a imposé des quotas d’exportation et a institué une taxe à l’exportation qui est passée de 25 (16 250) à 50 Euro (32500 Fcfa) par tonne en l’espace de deux mois en 2021.Impact au niveau continental et national Plusieurs pays africains dont le Cameroun qui préfèrent le blé Russe en raison de sa valeur nutritive et de ses facilités de traitement par rapport aux exigences normatives et réglementaires nationales, subissent les effets du marché mondial. Au Cameroun, du fait de la conjoncture internationale, la variation d’importation du blé de 2018 à 2021 est progressive certes, mais est très fortement en diminution. De 736.000 tonnes en 2018, l’on est passé à833.000 tonnes en 2019, 890.000 tonnes en2020 et 960.000 tonnes en 2021. Mais en comparant les écarts entre les années, il convient de noter une réduction des quantités importées du fait des conditions très difficiles. Ceci se traduit par les variations suivantes : 2019-2018 (97.000 tonnes), 2020-2019- (57.000 tonnes), 2021-2020(70.000tonnes). Les acteurs des secteurs de la minoterie et de la boulangerie rencontrés sur la question, ont soutenu que les coûts de production ont explosé du fait de cette situation exil leur devient très difficile d’équilibrer les charges. Les minotiers déclarent que le coût supplémentaire de production par sac de farine de 50 Kg qui était de 4500 Fcfa entre février et mars 2021, se situe à date à 6500Fcfa avec une perte globale mensuelle de 5milliards de Fcfa pour l’ensemble du secteur. Les acteurs disent être au bord du gouffre et pensent ne plus pouvoir assurer l’approvisionnement du marché très bientôt. Les boulangers de leur côté disent subir une hausse progressive des prix de leurs matières premières depuis plus de 3 ans. Ils déplorent une augmentation des charges alors que le prix de la baguette du pain (125 Fcfa) est resté inchangé depuis 2009. Ils estiment que le relèvement du prix de la baguette du pain à 175 ou 200 Fcfa, ou à défaut le retour au prix de 150 Fcfa comme en2009 pourrait leur permettre d’atteindre la barre de l’équilibre en faisant quelques sacrifices. Il convient de noter que dans certains pays africains qui subissent les mêmes effets démarchés international, les prix du farinet de la baguette du pain ont déjà subi des réajustements. En Guinée Conakry par exemple, la différence entre le prix d’avant et celui après ajustement est de 3079 FCFA. Le prix du sac de farine de 50 kg est ainsi passé de 18000 Fcfa à 21.000 Fcfa et la baguette du pain de 125 à 140 FCFA. Au Burkina-Faso la différence des prix qui est de3500 Fcfa a entrainé une augmentation du prix du sac de farine de 50 Kg de 17500 à21.000 Fcfa. Le prix de la baguette du pain qui est actuellement à 150 Fcfa pourrait passer à 200 Fcfa dans les prochains jours si aucune solution n’est trouvée aux préoccupations des opérateurs. Au Sénégal, la différence des prix est de 2595 Fcfa après suspension des droits et taxes de Douane. Elle est répercutée sur le sac de farine de50 kg qui passe de 16600 F à 19193 Fcfa avec un prix de la baguette qui passe de 150 à175 Fcfa. Quelles solutions ? Les meuniers et les boulangeries sollicitent des autorités, des allégements fiscaux supplémentaires ou à défaut, un réajustement des prix pour équilibrer leurs charges de production. Ils sollicitent un accompagnement du gouvernement sous plusieurs formes (suspension de paiement de certaines taxes, annulation de la décision d’appliquer le Programme d’Évaluation de la Conformité de la marchandise avant embarquement (PECAE) sur le blé, répercussion mesurée d’une partie du surcoût engendré par l’augmentation sans précédent du prix du blé à l’international sur les prix de vente de la farine). Les consommateurs très préoccupés et redoutant un effet boule de neige, ont proposé au gouvernement quelques pistes de solution. Dans sa déclaration à la presse le 06 Janvier 2022 douala, la Coalition des Consommateurs Camerounais suggère entre autres: la tenue d’une concertation entre l’administration Publique, le secteur privé et les associations de protection des droits des consommateurs en vue de trouver le juste équilibre entre l’amortissement du choc extérieure le prix final de vente aux consommateurs’ épuration par le gouvernement, de la subvention promise aux opérateurs du secteur meunier en 2011 afin de leur permettre d’amortir les charges supplémentaires de 1000 FCFA qui disaient supportera l’époque par sac de farine de 50 kg vendu

Bière

La mauvaise mousse du marquage fiscal C’est à travers un point de presse le 28 Décembre2021 à Yaoundé que la Plateforme Camerounaise du Commerce Équitable(P2CE) a donné l’alerte de la mesure gouvernementale en élaboration. « Au moment où les consommateurs vivent encore ces moments difficiles, la P2CE est abasourdie et outrée de s’entendre informer que le marquage fiscal des bières démarre d’ici peu. Cette autre mesure qui aura une incidence sur les prix des bières est en train d’être mise en place sans concertation préalable avec les partenaires sociaux notamment les associations de protection des Droits et Intérêts économiques des Consommateurs. Ceci nous désolée nous amène à contester par conséquent l’opportunité de ce projet qui de surcroit est attribué par un mécanisme de gré à gré à la société attribué par pour sa mise en œuvre » a déclaré œuvre, Coordonnateur national de ce regroupement des associations de protection des droits des consommateurs. Il a déclaré par la suite que :  » au-delà des raisons sus-évoquées, laP2CE fonde sa position et son scepticisme sur sa connaissance des réels problèmes qui minent le secteur brassicole. Le Comité de veille pluripartite de lutte contre la contrefaçon et la contrebande dans le secteur des boissons alcoolisées mis sur pied par le P2CE en juin 2021, a abattu jusqu’ici un travail remarquable ». Selon le Coordonnateur de la P2CE, ce comité a permis de constater que les consommateurs de bière subissent plus le phénomène de la contrefaçon que celui de la contrebande. La mesure fiscale préconisée par le gouvernement ne va fondamentalement pas résoudre le problème réel des consommateurs qui n’ont que très peu d’informations sur les éléments distinctifs de la qualité des produits. Elle va plutôt renchérir les prix des produits y compris ceux de qualité et d’origine douteuse qui seront toujours en circulation sur le marché. Pour la P2CE, la solution passe par l’information et l’éducation des consommateurs. Il est question de donner la possibilité aux consommateurs d’identifier les produits de qualité et de dénoncer le cas échéant les mauvais produits issus de la contrefaçon à travers le numéro vert du ministère du commerce où auprès des associations de protection des droits des consommateurs. La P2CE est opposée à une nouvelle hausse des prix de bière qui se profile à l’horizon et invite les consommateurs à être très vigilants. Afin defaire échec à toute manoeuvre insidieuse de certains acteurs tendant à augmenter les prix des bières dont la consommation connait généralement une hausse à l’occasion de certains événements à l’instar de la CAN qui se déroule actuellement au Cameroun. Il y a quelques jours, c’est Hervé Nana, Président du Syndicat national des débits de boisson et bars du Cameroun ( Syndebarcam) qui est monté au créneau. Il a déclaré qu’une éventuelle hausse de la taxe de 15fcfa induite par le marquage fiscal sera répercutée chez le consommateur à hauteur de 100Fcfa par bouteille de bière. Les yeux des consommateurs restent river vers le gouvernement.

Huile végétale

Les consommateurs raffinés par les commerçants véreux L’huile végétale raffinée a fait l’actualité des problèmes de la consommation à l’approche et pendant les fêtes de fin d’année. Les produits étaient très rares sur le marché non pas du fait de l’absence de la production, mais plutôt du fait des commerçants véreux. Le pays a connu certes une baisse de la production locale de l’huile de palme brute au cours des trois derniers mois de l’année 2021 avec seulement 6000tonnes disponibles pour 14 unités de transformation pour une demande mensuelle de 13.000tonnes. Mais cette tension a été très vite atténuée par l’importation de 90.000 tonnes d’huile de palme brute sur les 100.000 tonnes autorisées. Du fait de ce mécanisme, les unités de transformation n’ont pas observé un arrêt de production. Elles ont continué à ravitailler leurs partenaires commerciaux que sont les grossistes. Ces derniers à leur tour devaient ravitailler les points de vente au détail. Vous avez dit affaires et il fallait en faire dans le contexte des fêtes de fin d’année. Il fallait également profiter du sinistre causé par le Covid-19 dans de nombreux pays de la sous-région qui étaient en rupture de certains produits dont l’huile végétale raffinée. Selon certaines sources, ce sont certains grossistes qui ont engendré le dérèglement du marché à travers les stocks spéculatifs et l’exportation clandestine des produits vers les pays voisins où ils étaient écoulés à prix d’or. Ceci est clairement ressorti dans le communiqué de l’une des unités de transformation, la société Mayor en l’occurrence qui disait approvisionner normalement ses partenaires et qui déclinait ainsi sa responsabilité sur la situation de pénurie de ses produits sur le marché. La décision du Directeur Générale des Douane d’interdire l’exportation de l’huile végétale raffinée le confirme aussi. En effet, dans leur course effrénée à la recherche du profit à tout prix et à tous les prix, certains grossistes voulant profiter du contexte, ont constitué des stocks importants créant ainsi une pénurie artificielle des produits et un renchérissement des prix. Le litre d’huile végétale raffinée est ainsi passé de 1150 Fcfa à 1500 Fcfa sur le marché national. A certains endroits où le produit était disponible, certains commerçants imposaient leur loi. Le consommateur devait préalablement acheter un morceau de savon de 400g pour espérer être servi. D’autres commerçants imposaient les quotas de vente avec des prix variant en fonction des quantités achetées. Pour espérer avoir le litre d’huile à 1200Fcfa, il fallait acheter au moins deux bouteilles. Face aux difficultés des consommateurs, le ministère du commerce dans le cadre de son concept Noël, pour tous, a organisé la vente des produits au boulevard du 20 Mai de Yaoundé du 20 Décembre 2021 au 02Janvier 2022. Les prix pratiqués étaient ceux habituels,1150 Fcfa le litre d’huile végétale raffinée. Les opérateurs de la filière des oléagineux très sensibles et toujours aux côtés des consommateurs ont pris des mesures pour redresser la barre. Les points de vente directe des produits au consommateur ont été créés sur l’ensemble du territoire. Cette mesure a permis aux milliers de consommateurs des approvisionner en produits de qualité et à des prix habituels de 1150Fcfa.En ce début d’année 2022, l’on note encore quelques poches de résistance sur le marché avec les prix de 1400 Fcfa le litre, pratiqués encore par endroit. Mais au demeurant, les opérateurs de la filière des oléagineux rassurent les consommateurs quant à la disponibilité des produits en ce début d’année. Les industries locales de production de l’huile de palme brute entendent livrer 15500 tonnes. L’importation de 6600 tonnes en cours, permettra d’avoir environ 22100 tonnes d’huile de palme brute à raffiner pour couvrir les besoins du marché. Pour anticiper et faire face à la conjoncture internationale qui affecte également ce secteur d’activité avec un renchérissement de 200Fcfa sur le prix de revient, les mesures sont d’ores et déjà prises selon certains responsables de la filière. Une demande d’importation à des conditions avantageuses de143.000 tonnes d’huile de palme brute ont été introduite auprès du gouvernement. Mais au-delà de cette mesure conjoncturelle, il y a lieu de trouver les solutions durables avec le développement massif des exploitations agricoles du palmier à huile.