Protection de l’environnement : la presse donne l’exemple dans la lutte contre la pollution plastique
Alors que la planète étouffe sous des tonnes de déchets plastiques, la journée mondiale de l’environnement 2025 a été célébrée le 05 juin sous le thème : « mettre fin à la pollution plastique ».
Ladite journée a inspiré une action citoyenne originale à Abong-Mbang, dans la Région de l’Est du Cameroun. Des journalistes membres du Syndicat des Professionnels de l’Information e et de la Communication (SPIC) sont descendus dans les rues de cette ville pour collecter des déchets plastiques. Un geste concret, à rebours de leur rôle habituel d’observateurs, qui vise à montrer que la sensibilisation peut aussi passer par l’exemple.

Selon Thierry Eba, Président National du SPIC, il s’agissait de montrer que les professionnels des médias sont aussi des citoyens responsables. A l’occasion il a déclaré que : « on connait la presse pour son rôle d’information. Mais il est temps aussi de faire savoir que nous sommes capables d’agir directement pour des causes qui concernent tout le monde, comme la protection de l’environnement ».
Une commune engagée pour l’environnement

La municipalité d’Abong-Mbang n’a pas hésité à soutenir cette initiative. Son maire, Charmant Oyal, y voit une opportunité de mettre en lumière les efforts déployés par sa commune pour rester propre, dans un contexte où de nombreuses villes camerounaises sont submergées par les ordures : « l’hygiène et la salubrité sont au cœur de notre politique municipale. Le programme (jeudi propre) est un rendez-vous hebdomadaire que nous considérons comme sacré. Nous voulons offrir un environnement sain à nos populations ». La municipalité met un accent particulier sur la gestion des déchets plastiques, qu’elle considère comme un véritable fléau. Des points de dépôt ont été installés dans la ville, mais le manque de civisme de certains habitants demeure un obstacle majeur, selon le maire Charmant Oyal.
Une action symbolique mais durable
Cette activité s’inscrit dans un volet « engagement humain » des Universités de la Presse, un programme porté par le SPIC. Faute de partenaire, ce volet n’a pu se tenir comme prévu lors de la dernière journée de la liberté de la presse. La commune d’Abong-Mbang a donc permis de redonner vie à cette initiative, en l’associant à une cause environnementale urgente. Car au-delà du geste, c’est tout un message qui est porté : le plastique à usage unique, jeté ou brulé menace la santé humaine, pollue les écosystèmes et tue la biodiversité. Selon les experts, si rien n’est fait, la pollution plastique pourrait doubler d’ici 2040.
A Abong-Mbang, journalistes et élus locaux ont montré qu’un autre avenir est possible, à condition que chacun fasse sa part.
L’évènement d’Abong-Mbong a connu la participation significative des journalistes membres de la coordination -Cameroun du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), signe d’une bonne collaboration entre le REMAPSEN et le SPIC.
Prince Mpondo


























































































