#Actualité #Développement #International #Société

Le REFELACAM lance un appel à l’action : Combattre les violences structurelles pour libérer le leadership féminin au Cameroun

 

À l’occasion des 16 jours d’activisme, les femmes élues et leaders communautaires se mobilisent à Yaoundé pour identifier des stratégies locales contre les freins invisibles qui entravent leur épanouissement politique et social. Les assises de deux jours pour échanger sur la question ont été ouvertes par Nathalie Ngemba ; Inspecteur Général au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille.  Elle a salue la rencontre qui s’inscrit en droite ligne des priorités gouvernementales. Marie Pierre Raky Chaupin ; Représentante Residente d’ONUFemmes au Cameroun a porté la voix du système des Nations-Unies qui accompagne le Gouvernement et les autres parties prenantes.  Marie Angèle Meyanga Epse Noah Présidente du REFELACAM a planté le décor de la rencontre porteuse de beaucoup d’espoir pour l’épanouissement des femmes élues locales.

Dans le cadre de la campagne mondiale des « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes » (25 novembre – 10 décembre 2025), le Réseau des Femmes Élues Locales d’Afrique, section Cameroun (REFELACAM), prend le leadership d’une initiative nationale cruciale. L’organisation a réuni 39 femmes maires et 16 femmes leaders communautaires pour une rencontre stratégique, axée sur un thème percutant : « Femmes, pouvoir et paix : combattre les violences structurelles et culturelles pour un leadership féminin transformateur ».

Au-delà de la violence physique : Les freins invisibles du leadership

 

Le Cameroun, bien qu’ayant ratifié la quasi-totalité des instruments juridiques internationaux de protection des femmes (notamment la CEDEF et le Protocole de Maputo), fait face à une réalité complexe où le phénomène de la violence persiste. Le REFELACAM attire l’attention sur les formes de violence souvent négligées : les violences structurelles et culturelles.

Ces violences, insidieuses, se manifestent par des stéréotypes profondément enracinés, des normes sociales discriminatoires et un manque de reconnaissance institutionnelle qui entravent l’efficacité et l’épanouissement des femmes dans les sphères de décision.

« La violence à l’égard des femmes et des filles entraîne de graves préjudices pour les familles, les communautés et la société dans son ensemble. Si les lois progressent, leur application reste faible face aux résistances sociales. Nos élues locales, par exemple, sont souvent confrontées à des résistances qui minent leur légitimité », a souligné un représentant du réseau.

Une stratégie holistique et multisectorielle

Cette rencontre s’inscrit en parfaite cohérence avec la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre de 2ᵉ génération (2022-2026), élaborée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille. L’approche du REFELACAM se veut holistique et centrée sur les actrices de terrain.

L’objectif général est clair : renforcer les capacités, la solidarité et la visibilité de ces femmes leaders, tout en valorisant leur rôle central comme actrices de paix et de cohésion sociale, un enjeu majeur dans le contexte camerounais.

Les participantes s’attèleront à des objectifs spécifiques ambitieux, notamment :

Identifier et analyser les formes précises de violences qui minent leur leadership.

Valoriser le rôle des femmes comme médiatrices communautaires et promotrices de paix.

Renforcer les aptitudes pratiques en communication, plaidoyer et négociation.

Des résultats concrets attendus

La rencontre nationale ne se limite pas à la sensibilisation. Elle vise l’adoption de stratégies locales et collectives, qui se concrétiseront par un plan d’action REFELACAM 2026 sur la prévention des violences structurelles, et la diffusion d’un communiqué final pour un plaidoyer unifié.

Le REFELACAM réaffirme par cette initiative son rôle pivot dans la promotion d’un environnement institutionnel plus équitable, où le leadership féminin peut s’exercer pleinement, transformant ainsi la société camerounaise dans son ensemble.

Le REFELACAM lance un appel à l’action : Combattre les violences structurelles pour libérer le leadership féminin au Cameroun

ANALYSE : Le Manifeste des filles, un

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *