Accès à l’eau et à l’énergie électrique : Que valent les promesses de Gaston Eloundou Essomba ?
Le ministre de l’eau et de l’énergie face à la presse le 31 Mars dernier à Yaoundé a annoncé plus d’eau potable et moins de coupure de l’électricité en 2022.
Les consommateurs camerounais ne mourront plus bientôt de soif dans le noir. c’est ce qui ressort de la récente communication de Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’eau et de l’énergie. Face aux médias, il a expliqué les mesures gouvernementales pour soulager la souffrance des consommateurs face au problème de coupures intempestives de l’électricité et du manque de fourniture d’eau. Ces problèmes ne sont bientôt qu’un vieux souvenir pour les consommateurs. Le gouvernement entend s’attaquer aux causes du mal à travers la mise en place etl’amélioration du dispositifinfrastructurel. Selon le patron de l’eau et de l’énergie, 60% sur un parc de 1. 300 000 poteaux sont à remplacer parles poteaux en béton sur l’ensemble du territoire national car la chute des poteaux bois utilisés par le concessionnaire Eneo est l’une des causes des délestages surl’ensemble du territoire national. Pourle moment environ 31 000 poteaux béton ont été installés entre 2019 et février 2022. Parlant des difficultés de distribution de l’énergie électrique dans chacun des trois réseaux interconnectés (Sud (RIS), Nord (RIN) et Est (RIE)) du Cameroun, Gaston Eloundou Essomba a dressé le problème lié à chaque réseau. Constitué de six régions méridionales (Centre, Littoral, Ouest, Nord-Ouest, Sudouest et Sud), le Ris a un énorme potentiel hydroélectrique qui se trouve pour l’essentiel dans le bassin versant de la Sanaga où de grands projets hydroélectriques ont été réalisés ou sont en cours de réalisation.

Les délestages enregistrés sont plus le fait de la surcharge des équipements de transport et de distribution notamment les transformateurs qui sont sollicités au-delà de leur capacité. Gaston Eloundou Essomba évoque aussi l’absence d’un barrage réservoir à Memve’ele.Le très faible débit de ce fleuve ne peut permettre l’approvisionnement optimal de Yaoundé en période d’étiage comme prévu lors de la conception de cet ouvrage. Des études techniques sont en cours en vue de la construction urgente d’un tel ouvrage sur le fleuve Ntem. S’agissant du RIN, (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord), l’on retient que depuis 2022, le barrage hydroélectrique de Lagdo, principal ouvrage de production de l’énergie électrique, ne produit à peine que 9 MW sur les 72 MW de capacité de production. Situation liée à une baisse drastique de l’hydrologie dans le bassin de la Bénoué. Concernant le RIE qui ne couvre que la région de l’Est, le Minee explique ce réseau ne dispose pas encore d’ouvrage hydroélectrique et est confronté à un problème de sous capacité de la centrale thermique de Bertoua qui alimente principalement la région. Pour augmenterla quantité d’eau potable qui manque le plus dans les grandes villes du pays, plusieurs sites de production d’eau sont annoncés. Pour la ville de Douala par exemple, la réflexion est en cours pourrenforcerl’approvisionnement en eau à partir du fleuve Wouri. Des annonces et bien d’autres qui sont de nature à redonner espoir aux consommateurs. Mais lorsqu’on sait que ce n’est pas la première fois que le gouvernement fait pareilles annonces, certains se demandent s’il s’agit cette fois ci des promesses ou des engagements. Seuls les prochains jours permettront de répondre à cette question.
Mehis

























































































